Dossier 003 · Dossier de recherche · De la Genèse à l’Apocalypse
Jean est-il une nouvelle Genèse ?
Une seule thèse, testée à travers toute la Bible : l’Évangile de Jean est construit comme un miroir de la Genèse, et la résurrection en Jean 20 renverse la chute en Genèse 3. J’ai passé environ 24 heures, selon mon estimation, à travailler sur les textes hébreux et grecs avec des lexiques, à évaluer 19 « types » de l’Ancien Testament par rapport au Nouveau Testament et à les recouper par des renvois. C’est la même discipline que celle d’un généalogiste sur une lignée familiale : lire l’original, comparer les copies, étiqueter ce qui est prouvé et ce qui est seulement cru.
Genèse 1:1 · hébreu
Jean 1:1 · grec
19études de types
493références citées
5études linguistiques
16textes en hébreu et en grec
218renvois croisés
≈24heures de recherche (mon estimation)
Recherche de James Duncan ; les notes de recherche datent d’avril et de juin 2026. Cette page a été assemblée avec des outils d’IA. Des assistants de recherche IA ont vérifié ses citations, ses mots hébreux et grecs, ses décomptes et ses dates en les comparant à des sources, et ce qu’ils n’ont pas pu vérifier est indiqué sous Limites. Les évaluations viennent de mes notes, à une modification près que la page signale, et rien de tout cela n’est présenté comme la preuve d’une foi.
La question
Jean a-t-il récrit la Genèse, exprès ?
La typologie est une façon de lire la Bible comme un seul motif plutôt que comme une étagère de livres distincts. Une personne, un événement ou un objet de l’Ancien Testament, appelé « type », est dit préfigurer un élément ultérieur, appelé son « antitype ». Le Nouveau Testament le fait lui-même : Paul appelle Adam un « type » de celui qui devait venir (Romains 5:14), dit que ce qui est arrivé à Israël à la mer Rouge et dans le désert est arrivé “by way of example” (1 Corinthiens 10:11), et Jésus compare sa propre mort au serpent de bronze que Moïse a élevé.
Ma question était plus étroite et plus facile à vérifier : l’Évangile de Jean est-il agencé pour faire écho à la Genèse, ligne par ligne, et le matin du tombeau dans le jardin en Jean 20 défait-il la scène du jardin en Genèse 3 ? Je suis parti des textes en langue originale, et non des commentaires, et j’ai évalué chaque lien selon que le texte lui-même l’établit de façon plus ou moins directe.
Les citations bibliques sont données en anglais (World English Bible), à côté de l'hébreu et du grec, pour que chacun compare exactement les mêmes mots. L'analyse est traduite.
Chaque affirmation est marquée comme le texte (ce que disent les mots), le motif (la façon dont les passages se relient) ou la lecture (ce que cela signifie). Seul le premier peut se trancher en regardant un document.
Chaque lien a une évaluation
MAXIMALE, TRÈS FORTE ou FORTE, selon une règle simple : le caractère plus ou moins direct du lien que Jésus ou un auteur du Nouveau Testament établit lui-même.
Chaque lien a ses limites
Chaque étude dit ce que dirait un sceptique réfléchi, ou un spécialiste qui rejette le lien.
Chaque citation est vérifiée
Les citations en anglais proviennent de traductions du domaine public : la World English Bible (WEB) et la King James Version (KJV). Le grec du Nouveau Testament vient de la SBL Greek New Testament (SBLGNT, une édition savante), le grec de l’Ancien Testament de la Brenton’s Septuagint, et l’hébreu du Westminster Leningrad Codex (le texte savant de référence de la Bible hébraïque). Le sens des mots vient de lexiques, c’est-à-dire de dictionnaires des langues originales : Brown-Driver-Briggs (BDB) pour l’hébreu, Thayer’s pour le grec, et la liste numérotée de mots appelée Strong’s. Rien n’est cité de mémoire.
Comment j’ai testé
Trois étiquettes, trois évaluations, une règle : montrer le travail
Chaque lien des études de types, des études de langues et du tableau Jean et la Genèse porte l’une de trois étiquettes, et chaque étude de type porte l’une de trois évaluations. Les évaluations viennent de mes notes ; la règle qui les sous-tend est énoncée ci-dessous, et Limites indique où la règle et une évaluation ne concordent pas.
Le texte
Ce que disent les mots dans la langue originale ou dans une édition de référence. Toute personne disposant de la même édition peut le vérifier.
Le motif
Un lien littéraire ou structurel entre des passages : un mot commun, une scène répétée, le même ordre d’événements. Il est discutable, c’est pourquoi les preuves sont montrées.
La lecture
Une interprétation théologique de ce que signifie le motif. Elle est tenue par la foi ou par la tradition et ne peut pas être prouvée par un document.
MAXIMALE
Jésus ou un auteur du Nouveau Testament établit ou confirme explicitement le lien : une citation directe, une comparaison nommée, ou le mot technique « type ».
TRÈS FORTE
Une identification explicite, ou un lien structurel dense sans verset explicite unique.
FORTE
Un lien structurel qu’aucun auteur du Nouveau Testament n’énonce, reposant sur des mots, un cadre ou un ordre communs. C’est le niveau le plus bas que j’utilise, et les études à ce niveau disent à quel point la correspondance est lâche.
Les six étapes
Lire les originauxL’hébreu du Westminster Leningrad Codex (le texte savant de référence de la Bible hébraïque), l’Ancien Testament grec (la Septante) et le Nouveau Testament grec (l’édition SBL, un texte savant moderne). Seize passages sont lus dans l’original, certains en entier et d’autres en versets choisis, comme le montre l’onglet Textes.
Étiqueter chaque affirmationTexte, motif ou lecture, afin que le lecteur voie quelle sorte d’affirmation on lui demande d’accepter.
Évaluer chaque lienSelon que le Nouveau Testament lui-même l’établit de façon plus ou moins directe. La règle ci-dessus reprend les raisons données dans mes notes, et la vérification a trouvé des endroits où la règle et une évaluation ne correspondent pas (voir Limites).
Tout recouper par des renvoisLes 48 notes de recherche se renvoient les unes aux autres 218 fois et citent des centaines de passages. Le graphe ci-dessous montre le tout.
Énoncer les limitesChaque étude dit ce qui affaiblirait le lien, et le test de convergence est marqué comme exploratoire.
Vérifier les citationsDes assistants de recherche IA ont fait une seconde passe : ils ont comparé chaque citation, chaque mot hébreu et grec, chaque décompte et chaque date à une source, ont trouvé des erreurs dans mes notes et ont consigné ce qui avait changé. Ils ont aussi rédigé l’étiquette (texte, motif ou lecture) et les limites de chaque étude. Ils n’ont pas fixé les évaluations, qui viennent de mes notes ; l’unique modification, pour la ligature d’Isaac, est signalée sur son étude. Là où une étude dit « j’ai vérifié », « j’ai cherché » ou « j’ai compté », ou décrit à la première personne d’autres vérifications, ajouts, recalculs ou calculs, c’était cette seconde passe, et non un travail que j’ai fait à la main.
Ce que ce dossier n’affirme pas
Que la typologie puisse se prouver comme un titre de propriété foncière.
Qu’un lecteur qui rejette la lecture doive l’accepter.
Que les statistiques de convergence montrent une relation de cause à effet ; elles n’en montrent pas, et je le dis à cet endroit.
Que les évaluations soient le consensus des spécialistes ; elles viennent de mes notes et sont appliquées selon une règle énoncée.
Le résultat n’est pas une preuve de la foi. C’est une carte. Pour la thèse elle-même : les mots d’ouverture de Jean et le verbe “breathed on” de Jean 20:22 sont des correspondances de mots avec la Genèse grecque que n’importe qui peut vérifier ; le cadre du jardin et le jardinier sont des motifs ; et l’affirmation selon laquelle Jean 20 renverse Genèse 3 est une lecture qu’aucun verset n’énonce. Les cinq études sur Éden sont évaluées TRÈS FORTE ou FORTE, jamais MAXIMALE. La plupart des évaluations MAXIMALE vont aux types que Jésus ou un auteur du Nouveau Testament nomme sans détour, comme le serpent de bronze, l’agneau pascal et la manne ; deux exceptions sont indiquées sous Limites.
Les heures de ce dossier, environ 24 selon ma propre estimation, figurent dans le registre des recherches, marquées comme relevé personnel parce qu’elles viennent de mon propre décompte et non d’un enregistrement de séance.
Mis à jour en octobre 2026. Recherche effectuée en avril et en juin 2026.
Jean et la Genèse
Onze endroits pour comparer les deux récits
Le cœur de la thèse. Chaque ligne place une scène de la Genèse à côté de son écho dans Jean, avec l’étiquette indiquant comment le lien est établi.
In the beginning, God created the heavens and the earth.
Jean
Jean 1:1
In the beginning was the Word, and the Word was with God, and the Word was God.
Les deux premiers mots de Genèse dans la Septante, la traduction grecque des Écritures hébraïques faite avant l’époque de Jésus (Ἐν ἀρχῇ dans l’édition de Brenton), sont les deux premiers mots de l’Évangile de Jean. Cette correspondance est vérifiable, mais elle ne vaut qu’en grec, car le mot hébreu est bereshit. Que Jean veuille dire une « nouvelle création » est un argument, non un fait. Matthieu et Marc s’ouvrent aussi par des mots qui font écho à Genèse, mais seul Jean emploie ces deux-là.
בְּרֵאשִׁיתbereshitau commencement (premier mot de Genèse en hébreu)Genèse
Ἐν ἀρχῇEn archēen (le) commencementGenèse (Greek OT) and JeanLes deux mêmes mots ouvrent Genèse 1:1 dans l’Ancien Testament grec et Jean 1:1 dans le SBL Greek New Testament.
2 / 11Le motif
Genèse
Genèse 1:3
God said, “Let there be light,” and there was light.
Jean
Jean 1:3
All things were made through him.
Genèse montre Dieu créant par la parole ; Jean dit que toutes choses sont venues à l’existence par « la Parole » (ho logos). Psaume 33:6 relie déjà la parole et la création : "By Yahweh’s word, the heavens were made". L’idée est donc plus ancienne que Jean, et Jean peut s’inspirer des deux. Je la classe comme un motif : les thèmes concordent, mais la formulation diffère, hormis des mots courants comme egeneto, "came to be".
ὁ λόγοςho logosla ParoleJeanJean 1:1.
וַיֹּאמֶרvayyomeret il ditGenèseGenèse 1:3 (hébreu).
3 / 11Le motif
Genèse
Genèse 1:4
God saw the light, and saw that it was good. God divided the light from the darkness.
Jean
Jean 1:5
The light shines in the darkness, and the darkness hasn’t overcome it.
Les deux passages opposent la lumière aux ténèbres. Le mot lumière est le même mot grec dans les deux (φῶς). Le mot ténèbres est apparenté mais non identique : l’Ancien Testament grec dit skotos (Genèse 1:2, 4, 5) et Jean dit skotia. Je la classe comme un motif.
φῶςphōslumièreGenèse (Greek OT) and Jean
σκότοςskotosténèbresGenèse (Greek OT)Genèse 1:2, 1:4, 1:5 dans le texte de Brenton.
σκοτίαskotiaténèbresJeanJean 1:5. Mot apparenté, forme différente de skotos.
4 / 11Le texte
Genèse
Genèse 2:7
Yahweh God formed man from the dust of the ground, and breathed into his nostrils the breath of life
Jean
Jean 20:22
When he had said this, he breathed on them
L’Ancien Testament grec dit que Dieu a « soufflé » la vie dans le premier homme (ἐνεφύσησεν, Genèse 2:7). Jean 20:22 emploie le même verbe, et c’est le seul endroit où le Nouveau Testament l’emploie. La correspondance de mots est vérifiable ; y voir une « nouvelle création » des disciples est une interprétation. Le lexique de Thayer relie ce geste au don de l’Esprit et le compare à Ézéchiel 37:5.
ἐνεφύσησενenephysēsenil a soufflé sur / dansGenèse (Greek OT) and JeanGenèse 2:7 dans le texte de Brenton ; Jean 20:22 dans le SBL Greek New Testament. Thayer ne mentionne que Jean 20:22 pour ἐμφυσάω, et une recherche dans le SBL Greek New Testament ne trouve aucun autre emploi.
וַיִּפַּחvayyippachet il soufflaGenèseGenèse 2:7 (hébreu).
5 / 11Le motif
Genèse
Genèse 2:8
Yahweh God planted a garden eastward, in Eden, and there he put the man whom he had formed.
Jean
Jean 19:41
Now in the place where he was crucified there was a garden.
Jean situe l’arrestation (18:1), l’ensevelissement et le tombeau vide dans un jardin, et dit que le tombeau qui s’y trouvait était neuf (19:41). Genèse met le premier homme dans un jardin en Éden. Le mot grec de Jean est kēpos ; l’Ancien Testament grec appelle Éden un paradeisos en Genèse 2-3, si bien qu’aucun mot grec ne relie les deux (Ézéchiel 36:35 appelle bien kēpos une terre semblable à Éden, et Thayer note que la Septante emploie ailleurs kēpos pour l’hébreu gan). Je la classe comme un motif : même genre de cadre, mots différents.
גַּןganjardinGenèse
παράδεισοςparadeisosparc, jardinGenèse (Greek OT)Genèse 2:8 et 2:15 dans le texte de Brenton.
κῆποςkēposjardinJeanJean 18:1, 18:26, 19:41. En Ézéchiel 36:35, l’Ancien Testament grec a κῆπος τρυφῆς, "garden of delight", pour l’hébreu "garden of Eden".
6 / 11Le motif
Genèse
Genèse 2:15
Yahweh God took the man, and put him into the garden of Eden to cultivate and keep it.
Jean
Jean 20:15
She, supposing him to be the gardener, said to him
Genèse dit que l’homme a été mis dans le jardin “to cultivate and keep it” (hébreu leovdah uleshomrah, littéralement pour le travailler et pour le garder). Marie suppose que Jésus est le jardinier (kēpouros, mot que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament). L’hébreu n’appelle jamais Adam un jardinier, et la supposition de Marie n’est que sa supposition. C’est Paul, et non Jean, qui appelle Christ “the last Adam” (1 Corinthiens 15:45) et qui appelle Adam un type (typos, en grec un modèle ou un patron) de celui qui devait venir (Romains 5:14).
לְעָבְדָהּ וּלְשָׁמְרָהּleovdah uleshomrahpour le travailler et pour le garderGenèseGenèse 2:15. Shamar (שָׁמַר), « garder, protéger », est aussi le verbe de Genèse 3:24.
κηπουρόςkēpourosjardinierJeanJean 20:15 seulement. Le lexique de Thayer ne mentionne aucun autre emploi dans le Nouveau Testament.
7 / 11Le motif
Genèse
Genèse 2:23
She will be called ‘woman,’ because she was taken out of Man.
Jean
Jean 20:1
Now on the first day of the week, Mary Magdalene went early, while it was still dark, to the tomb
Genèse 2:23 est l’endroit où la première femme est nommée ; Jean donne à Marie-Madeleine la première place au tombeau vide. Dans Jean, elle est la première à arriver au tombeau (20:1) et la première à voir Jésus ressuscité (20:14-16). Au début, elle n’entre pas ; Pierre et l’autre disciple y entrent avant elle (20:5-8). D’autres récits diffèrent sur qui l’a vu en premier : Matthieu 28:9 montre les femmes qui le rencontrent, Luc 24:34 nomme Simon, et la liste de Paul commence par Cephas (1 Corinthiens 15:5). Je classe le parallèle avec Ève comme un motif : une femme à un moment décisif dans un jardin.
אִשָּׁהishahfemmeGenèseGenèse 2:23 ; le verset explique le mot par son jeu de sons avec ish, « homme ».
8 / 11La lecture
Genèse
Genèse 3:13
The serpent deceived me, and I ate.
Jean
Jean 20:14
she turned around and saw Jesus standing, and didn’t know that it was Jesus.
Dans Genèse, la femme est trompée par le serpent. Dans Jean 20, Marie ne reconnaît pas Jésus, mais personne ne la trompe. Ne pas reconnaître Jésus ressuscité arrive aussi sur la route d’Emmaüs (Luc 24:16) et au bord du lac (Jean 21:4) ; ce n’est donc pas propre à Marie. Je le classe comme le lien le plus faible : c’est une lecture, et non une correspondance dans le texte.
Yahweh God said to the woman, “What have you done?”
Jean
Jean 20:15
Jesus said to her, “Woman, why are you weeping? Who are you looking for?”
Les deux sont des questions posées à une femme dans un jardin. L’hébreu de Genèse 3:13 est mah zot asit, que la KJV rend par “What is this that thou hast done?” [KJV]. Les questions de Jean 20:13-15 portent sur ses larmes et sur celui qu’elle cherche, et ce sont les anges qui posent la première. Que la question de Jean réponde à la question de Dieu dans Genèse (reproche, puis consolation) est une lecture ; le cadre commun est le motif.
מַה־זֹּאת עָשִׂיתmah zot asitqu’est-ce que ceci que tu as faitGenèseGenèse 3:13. AT grec : τί τοῦτο ἐποίησας; (texte de Brenton ; sa page imprime l’accent du verbe sous la forme ἐποιήσας, ici ramenée à la forme standard).
ΓύναιGynaiFemme (dit en s’adressant à elle)JeanJean 20:13 et 20:15.
10 / 11Le motif
Genèse
Genèse 3:24
he placed cherubim at the east of the garden of Eden ... to guard the way to the tree of life.
Jean
Jean 20:12
And seeth two angels in white sitting, the one at the head, and the other at the feet, where the body of Jesus had lain. [KJV]
Genèse nomme des chérubins postés pour garder le chemin de l’arbre de vie ; l’hébreu ne donne aucun nombre. Jean mentionne deux anges assis là où le corps de Jésus avait reposé. L’hébreu n’appelle pas les chérubins « anges », et les anges de Jean ne font que parler à Marie ; l’idée que les gardiens ne barrent plus le chemin et que l’accès est rétabli est donc une lecture. Je classe l’écho des gardiens comme un motif.
כְּרֻבִיםkeruvimchérubins (pluriel ; aucun nombre indiqué)GenèseGenèse 3:24.
ἀγγέλουςangelousangesJeanJean 20:12.
καθεζομένουςkathezomenousassisJeanJean 20:12 : un à la tête, un aux pieds.
11 / 11La lecture
Genèse
Genèse 3:19
for dust thou art, and unto dust shalt thou return. [KJV]
Jean
Jean 20:18
Mary Magdalene came and told the disciples that she had seen the Lord
Genèse 3:19 donne la sentence de mort. Jean 20:18 rapporte que Marie "had seen the Lord" (en grec Ἑώρακα τὸν κύριον, dans ses propres mots) ; il ne mentionne ni la mort ni Adam. Paul met Adam et Christ côte à côte sur la mort et la vie : "as in Adam all die, so also in Christ all will be made alive" (1 Corinthiens 15:22). Que Jean 20 inverse Genèse 3 est la thèse que je teste, et non un résultat.
Ἑώρακα τὸν κύριονHeōraka ton kyrionj’ai vu le SeigneurJeanJean 20:18, les paroles de Marie telles que le grec les donne (discours direct).
Ce que seul Jean possède
Seul Jean emploie le mot « jardin » (κῆπος) pour le lieu de la crucifixion et de l’ensevelissement.Jean 19:41Vrai pour le mot. SBL Greek New Testament, Jean 19:41 : ἦν δὲ ἐν τῷ τόπῳ ὅπου ἐσταυρώθη κῆπος, καὶ ἐν τῷ κήπῳ μνημεῖον καινόν (World English Bible : “Now in the place where he was crucified there was a garden. In the garden was a new tomb”). Jean emploie aussi κῆπος pour le lieu de l’arrestation (18:1, 18:26). Thayer ne mentionne que Luc 13:19 et Jean 18:1, 18:26 et 19:41 pour ce nom, et une recherche dans le SBL Greek New Testament le confirme.
Matthieu 27:60, Marc 15:46 et Luc 23:53 disent que le tombeau était taillé dans le roc et n’emploient aucun mot pour jardin. Matthieu 26:36 et Marc 14:32 appellent Gethsemane un lieu (χωρίον) ; Luc 22:39 nomme le mont des Oliviers. Dans les autres Évangiles, le mot κῆπος apparaît une seule fois, dans une parabole (Luc 13:19). Ils ne nient pas qu’il y ait eu un jardin ; ils n’emploient simplement pas le mot. Ce que le texte permet d’affirmer, c’est qu’il y avait un jardin à l’endroit où il fut crucifié, avec un tombeau neuf dedans.
Seul Jean montre Marie prenant Jésus pour “le jardinier” (κηπουρός).Jean 20:15Vrai. κηπουρός n’apparaît nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament (le Thayer's Greek Lexicon ne signale que Jean 20:15, et une recherche dans le SBL Greek New Testament le confirme), et aucun autre Évangile ne contient cette scène. Deux réserves : Marie ne fait que le supposer (δοκοῦσα), et ne pas reconnaître Jésus ressuscité ne lui est pas propre (Luc 24:16, Jean 21:4).
Jean est le seul Évangile où deux anges sont assis à l’intérieur du tombeau, l’un à la tête et l’autre aux pieds. (Luc parle de deux hommes, appelés plus tard des anges.)Jean 20:12Mes premières notes disaient que Jean est le seul Évangile à mentionner deux anges au tombeau. Ce n’est pas exact tel quel. Luc 24:4 a deux hommes aux vêtements éclatants qui se tinrent auprès des femmes (“stood by”, ἐπέστησαν), et Luc 24:23 appelle la scène “a vision of angels” (ὀπτασίαν ἀγγέλων).
Matthieu 28:2-5 a un seul ange du Seigneur, qui roula la pierre et s’assit dessus, à l’extérieur. Marc 16:5 a un seul jeune homme (νεανίσκον) assis à droite, à l’intérieur du tombeau. Ce qui est propre à Jean : les figures sont appelées anges dans la scène elle-même, elles sont assises à l’intérieur du tombeau, l’une à la tête et l’autre aux pieds, là où le corps avait reposé (ἕνα πρὸς τῇ κεφαλῇ καὶ ἕνα πρὸς τοῖς ποσίν), et Marie les voit. L’affirmation ci-dessus est la formulation corrigée.
Seul Jean s’ouvre par "In the beginning" (Ἐν ἀρχῇ).Jean 1:1Vrai pour les quatre Évangiles, avec une correction. Matthieu 1:1 s’ouvre sur Βίβλος γενέσεως (littéralement livre d’origine ; Thayer : “a book of one's lineage”), l’expression qui ouvre Genèse 2:4 et Genèse 5:1 dans l’Ancien Testament grec ; Marc 1:1 s’ouvre sur Ἀρχὴ τοῦ εὐαγγελίου (“The beginning of the Good News”) ; Luc s’ouvre par une préface (1:1-4).
Tous s’ouvrent donc par des mots qui rappellent Genèse, mais seul Jean emploie les deux mots exacts de Genèse 1:1 dans l’Ancien Testament grec (le texte de Brenton). Mes premières notes appelaient Jean 1:1 une “exact quotation” ; ce sont les deux mêmes mots d’ouverture, et non une citation, et ils correspondent à la traduction grecque, non à l’hébreu.
Le verbe "breathed on" (ἐμφυσάω) n’apparaît dans le Nouveau Testament qu’en Jean 20:22, et c’est le verbe de Genèse 2:7 dans l’Ancien Testament grec.Jean 20:22Vrai. Le SBL Greek New Testament porte ἐνεφύσησεν en Jean 20:22 ; le texte grec de Brenton porte ἐνεφύσησεν en Genèse 2:7 ; Thayer donne Jean 20:22 comme seul emploi du Nouveau Testament, et une recherche dans l’ensemble du SBL Greek New Testament ne trouve aucune autre forme du verbe. Mes notes de recherche appellent cela le lien le plus fort fondé sur un seul mot ; c’est un jugement, de sorte que je ne parle que de correspondance de mots.
Le fil de la « femme »
Dans Jean, Jésus dit “Femme” (grec gynai) à Cana, à la femme samaritaine, depuis la croix et au tombeau, et les anges le disent une fois eux aussi. J’ai testé si cela fait écho à “la femme” de Genèse 3:15. Mais gynai était une forme d’adresse ordinaire et polie, de sorte que je classe cet écho comme une lecture. Le lien plus solide est Apocalypse 12, où la femme, l’ancien serpent et sa descendance apparaissent ensemble.
Genèse : le mot “femme” est donnéGenèse 2:23 “She will be called ‘woman,’ because she was taken out of Man.” Hébreu ishah. (Le texte.)
Genèse : Dieu parle à la femmeGenèse 3:13 “Yahweh God said to the woman, ‘What have you done?’” Hébreu la-ishah, "to the woman". C’est une description, et non une interpellation par un titre. (Le texte.)
Genèse : hostilité entre le serpent et la femmeGenèse 3:15 “I will put hostility between you and the woman, and between your offspring and her offspring.” Hébreu ha-ishah ; l’Ancien Testament grec porte τῆς γυναικός. (Le texte.) Savoir si cela annonce une seule personne relève de l’interprétation : le verset ne nomme personne. (La lecture.)
Jean : CanaJean 2:4 “Woman, what does that have to do with you and me?” Jésus à sa mère ; grec Τί ἐμοὶ καὶ σοί, γύναι; (Le texte.)
Jean : la femme samaritaineJean 4:21 “Woman, believe me”. Jésus à la femme au puits. Grec Πίστευέ μοι, γύναι. (Le texte.)
Jean : tristesse et enfantementJean 16:21 “A woman, when she gives birth, has sorrow”. Grec ἡ γυνὴ ὅταν τίκτῃ λύπην ἔχει. L’Ancien Testament grec de Genèse 3:16 porte ἐν λύπαις τέξῃ τέκνα (Brenton : “in pain thou shalt bring forth children”) : même nom (lypē, douleur ou tristesse) et même verbe pour enfanter (tiktō). (Le motif : un lien par mots communs.)
Jean : la croixJean 19:26 Jésus “said to his mother, ‘Woman, behold, your son!’” Grec Γύναι, ἴδε ὁ υἱός σου. (Le texte.)
Jean : les anges au tombeauJean 20:13 “Woman, why are you weeping?” Ce sont les anges qui parlent, et non Jésus ; grec Γύναι, τί κλαίεις; (Le texte.)
Jean : Jésus au tombeauJean 20:15 “Woman, why are you weeping? Who are you looking for?” Grec Γύναι, τί κλαίεις; τίνα ζητεῖς; (Le texte.)
La même interpellation ailleursMatthieu 15:28; Luc 13:12; Luc 22:57 Jésus dit “Femme” à la Cananéenne (Matthieu 15:28) et à une femme qu’il guérit (Luc 13:12) ; Pierre le dit à la servante (Luc 22:57). Le lexique de Thayer dit que gynai, comme interpellation, peut exprimer l’indignation, l’admiration, la bonté ou le respect, et classe Jean 2:4 et 19:26 sous “respect”. Ce n’est donc pas un titre particulier. (Le texte.)
Non comptabilisé : Jean 8:10Jean 8:10 La King James et la World English Bible portent “Woman” ici, mais le grec de ce verset dans le SBL Greek New Testament n’a pas de gynai. Le passage (7:53-8:11) y figure entre doubles crochets, la marque d’un texte que Westcott et Hort ne pensaient pas appartenir à l’Évangile authentique ; l’édition imprimée de 2010 ne le donnait que dans les notes, et la mise à jour en ligne de 2023 l’imprime dans le texte. Je l’écarte. (Le texte.)
Paul : né d’une femmeGalates 4:4 “God sent out his Son, born to a woman, born under the law”. Grec γενόμενον ἐκ γυναικός. (Le texte.) Paul ne cite pas Genèse 3:15 ici ; le lien est une lecture.
Apocalypse : la femme, le serpent, sa descendanceApocalypse 12:9; Apocalypse 12:17 “the old serpent” (ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος) est précipité ; puis “The dragon grew angry with the woman, and went away to make war with the rest of her offspring”. Grec τοῦ σπέρματος αὐτῆς. C’est l’écho du Nouveau Testament le plus proche de Genèse 3:15, les trois acteurs étant présents. (Le motif.)
La chaîne de noms de Genèse 5
Les dix noms d’Adam à Noé (Genèse 5) peuvent être enfilés en une phrase qui ressemble à l’Évangile : “Man (is) appointed mortal sorrow; (but) the Blessed God shall come down teaching; his death shall bring the despairing rest/comfort.” Plus bas, “la chaîne” désigne cette phrase. J’ai vérifié chaque nom dans BDB, le lexique hébreu de référence de 1906, et dans les courtes gloses de Strong's. Quatre sens sont standard, un est probable, deux sont approximatifs ou paraphrasés (Hénoc et Mahalalel), et trois sont non standard ou inconnus : Kenan, Methuselah et Lamech. La phrase ne fonctionne que si ces trois-là sont choisis pour s’y adapter ; je la traite donc comme une lecture, et non comme une preuve.
AdamאָדָםBDB : "man, mankind." La chaîne emploie "Man." Genèse…Standard…
BDB : "man, mankind." La chaîne emploie "Man." Genèse 2:7 joue sur adamah (sol), mais BDB ne fait pas dériver le nom de ce mot ; Strong's le relie à un verbe signifiant "be red."
SethשֵׁתBDB : Genèse 4:25 explique le nom à partir du verbe…Standard (le texte l’explique)…
BDB : Genèse 4:25 explique le nom à partir du verbe shith, "put, set." La KJV le rend par "appointed", la WEB par "given". La chaîne emploie "appointed."
EnoshאֱנוֹשׁBDB : "man, mankind," surtout poétique et souvent…Standard pour "man" ; "mortal" est une nuance…
BDB : "man, mankind," surtout poétique et souvent opposé à Dieu. La chaîne emploie "mortal." BDB range le verbe "be weak, sick" comme un mot distinct, de sorte que "mortal" est une nuance, et non le sens du dictionnaire.
KenanקֵינָןBDB ne donne aucun sens (il note seulement un nom divin…Contesté (maillon le plus faible)…
BDB ne donne aucun sens (il note seulement un nom divin sabéen de même orthographe). La liste de Strong's donne "possession" ; l’entrée propre de Strong's dit "fixed." Le nom ressemble à Cain (Qayin), mais ni BDB ni Strong's ne font dériver Kenan de Cain. La chaîne emploie "sorrow," ce qu’aucun lexique que j’ai consulté n’appuie ; il faudrait que le nom vienne de qinah, "dirge."
MahalalelמַהֲלַלְאֵלBDB : "praise of God," et il note une lecture proposée…Composé standard ; la formulation de la chaîne est une paraphrase…
BDB : "praise of God," et il note une lecture proposée avec d’autres voyelles (Mehallel-el). La chaîne emploie "the Blessed God," une paraphrase qui transforme le nom en une affirmation sur Dieu.
JaredיֶרֶדBDB ne donne aucun sens pour le nomProbable (BDB ne donne aucun sens)…
BDB ne donne aucun sens pour le nom. Strong's : "descent," de yarad, "go down." La chaîne emploie "shall come down," une forme verbale.
EnochחֲנוֹךְBDB ne donne aucun sens pour le nomDéfendable mais approximatif…
BDB ne donne aucun sens pour le nom. Le verbe chanak signifie "train up, dedicate" (Proverbes 22:6 ; dédier une maison), et le mot Hanukkah ("dedication") vient du même verbe ; la liste de Strong's donne "dedicated" (l’entrée propre de Strong's : "initiated"). La chaîne emploie "teaching," ce qui force le sens de "train up."
MethuselahמְתוּשֶׁלַחBDB : "? man of the dart: more probLecture non standard (assemblée)…
BDB : "? man of the dart: more prob. Bab." (c’est-à-dire babylonien), donc incertain et probablement un nom de style babylonien (cf. Methushael, "man of God"). La chaîne emploie "his death shall bring," ce qui lit le nom comme "death" plus "send" ; BDB range "send" et "weapon" comme des mots distincts. Le calcul "died in the Flood year" ne fonctionne qu’avec les nombres hébreux (187 + 182 + 600 = 969, Genèse 5:25, 5:28, 7:6, 5:27) ; les nombres de l’Ancien Testament grec (167 + 188 + 600) donnent 955, soit quatorze ans de moins.
LamechלֶמֶךְBDB ne donne aucun sens (il ne cite que la conjecture…Contesté (sens inconnu)…
BDB ne donne aucun sens (il ne cite que la conjecture d’un savant). La liste de Strong's donne "powerful" ; l’entrée propre de Strong's dit que la racine est de sens incertain. La chaîne emploie "the despairing," ce qu’aucun lexique que j’ai consulté n’appuie.
NoahנֹחַBDB donne le nom sans sens et marque Genèse 5:29 comme…Standard (le texte le glose)…
BDB donne le nom sans sens et marque Genèse 5:29 comme "trad. etym." (étymologie traditionnelle) ; Strong's : "rest," le même sens que nuach. Le verset lui-même dit "This one will comfort us" (hébreu yenachamenu, de nacham), un jeu de sonorités. La chaîne emploie "rest / comfort."
La phrase assemblée, "Man (is) appointed mortal sorrow; (but) the Blessed God shall come down teaching; his death shall bring the despairing rest/comfort," est une lecture de dévotion, et non ce que dit Genèse : le chapitre est une généalogie avec des âges, et aucun verset ne présente les noms comme un message. Elle exige trois gloses non standard ou inconnues (Kenan, Methuselah, Lamech) et deux gloses approximatives ou paraphrasées (Hénoc, Mahalalel). Les noms se répètent aussi : Hénoc et Lamech apparaissent également dans la lignée de Cain (Genèse 4:17-19). Je n’ai pas pu retrouver qui a proposé cette lecture le premier, et je n’ai trouvé aucun lexique qui appuie la phrase entière ; je l’étiquette donc La lecture.
19 types
Dix-neuf types, chacun évalué et chacun limité
Chaque étude place un type de l’Ancien Testament à côté de son antitype du Nouveau Testament, puis donne mon évaluation et sa raison simple, les passages clés, les mots qui comptent et ce que dirait un sceptique. La ligne de références de chaque carte va du passage de l’Ancien Testament à celui du Nouveau Testament et, s’il y en a un, à un passage de clôture qui termine le fil, le plus souvent dans l’Apocalypse.
Aucune étude ne correspond. Effacez la recherche ou un filtre.
La gravure sur bois d’Albrecht Dürer tirée de la Small Passion (vers 1510) montre Jésus ressuscité habillé en jardinier, une bêche sur l’épaule et coiffé d’un chapeau à larges bords, tandis que Marie-Madeleine, agenouillée près d’une jarre, tend la main vers lui (Jean 20:15). C’est une image représentative de Jésus comme nouveau jardinier.
Genèse dit que Dieu a placé l’homme dans le jardin pour le travailler et le garder. Paul dit qu’Adam est un type, un motif qui pointe vers l’avenir, de celui qui devait venir, et il appelle Christ le dernier Adam. En Jean 20, Marie suppose que Jésus ressuscité est le jardinier, un mot que le Nouveau Testament n’emploie qu’ici. Paul établit le lien avec Adam et Jean ne le fait jamais ; je traite donc la scène du jardinier comme un écho approprié que Jean n’énonce pas.
Mon évaluation: Mes notes lui donnent l’évaluation très forte et renvoient à Paul : Romains 5:14 et 1 Corinthiens 15:45. J’ai vérifié les deux. Paul dit expressément qu’Adam est un type de celui qui devait venir et appelle Christ le dernier Adam, de sorte que l’association d’Adam et de Christ répond à mon critère le plus exigeant. La scène du jardinier est différente : Jean ne dit jamais que Jésus est Adam ; je maintiens donc l’étude à très forte, et non au niveau le plus haut.
L’arc
Le premier jardinierGenèse 2:15 Dieu place l’homme dans le jardin d’Éden pour le travailler et le garder. (Le texte)
Adam comme motifRomains 5:14 Paul dit qu’Adam est un type (en grec typos, un motif ou une figure qui pointe vers l’avenir) de celui qui devait venir. (Le texte)
Le dernier Adam1 Corinthiens 15:45-47 Paul dit que le premier Adam est devenu une âme vivante et que le dernier Adam est devenu un esprit qui donne la vie. Le premier homme est de la terre, le second du ciel. (Le texte)
Le jardinierJean 20:15 Marie, le prenant pour le jardinier, parle à Jésus. (Le texte) Qu’elle ait plus raison qu’elle ne le sait, parce que le dernier Adam se tient dans un nouveau jardin, est ma lecture. (La lecture)
Passages clés
Genèse 2:15Type
Yahweh God took the man, and put him into the garden of Eden to cultivate and keep it.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Genèse 2:15
וַיִּקַּ֛ח יְהוָ֥ה אֱלֹהִ֖ים אֶת־הָֽאָדָ֑ם וַיַּנִּחֵ֣הוּ בְגַן־עֵ֔דֶן לְעָבְדָ֖הּ וּלְשָׁמְרָֽהּWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Genèse 2:15
Romains 5:14Soutien
who is the figure of him that was to comeKing James Version (1769 text, public domain), Romains 5:14 (the end of the verse; the WEB has “who is a foreshadowing of him who was to come”)
“The first man Adam became a living soul.” The last Adam became a life-giving spirit.World English Bible (public domain), 2020 stable text, 1 Corinthiens 15:45
לְעָבְדָהּ וּלְשָׁמְרָהּle'ovdah uleshomrahpour le travailler et pour le garderGenèse 2:15Avad signifie travailler ou servir. Shamar signifie garder ou protéger. Les deux mêmes verbes apparaissent ensemble pour les devoirs des Lévites au tabernacle (Nombres 3:7-8), de sorte que l’expression n’appartient pas seulement au langage de l’agriculture.
κηπουρόςkēpourosjardinier, gardien de jardinJean 20:15Formé de kēpos (jardin) et de ouros (surveillant ou garde), selon Strong’s et Thayer. J’ai vérifié l’ensemble du SBL Greek New Testament, et ce mot n’y apparaît qu’ici.
τύποςtyposmarque, motif, figure qui pointe vers l’avenirRomains 5:14Thayer recense un sens dans lequel une personne ou une chose préfigure une personne ou une chose messianique future, et donne Romains 5:14 pour exemple. Thomas emploie le même mot en Jean 20:25 pour l’“empreinte” des clous, qui est le premier sens du mot chez Thayer et non une affirmation sur la typologie. Le mot “typologie” en vient : la typologie est l’étude de la façon dont une personne ou un événement de l’Ancien Testament (un type) est associé à un événement ou une personne du Nouveau Testament (l’antitype).
ὁ ἔσχατος Ἀδάμho eschatos Adamle dernier Adam1 Corinthiens 15:45L’expression propre de Paul pour Christ.
ψυχὴν ζῶσανpsychēn zōsanâme vivante1 Corinthiens 15:45; Genèse 2:7 (Septuagint)Les mots de Paul citent Genèse 2:7 dans la Septante, qui traduit l’hébreu nefesh chayyah (WEB : “a living soul”). Paul ajoute “premier” et “Adam” à la citation, puis ajoute la ligne sur le dernier Adam.
χοϊκόςchoïkosfait de poussière, terrestre1 Corinthiens 15:47-49Paul appelle le premier homme “of the earth, made of dust” (WEB). Le mot vient du grec pour poussière, et la Septante de Genèse 2:7 fait former l’homme par Dieu à partir de la poussière de la terre (χοῦν ἀπὸ τῆς γῆς). L’écho de Genèse est manifeste, et ce que Paul ajoute, c’est le contraste avec le second homme, venu du ciel.
ἐνεφύσησενenephysēsenil souffla surJean 20:22; Genèse 2:7 (Septuagint)En Jean 20:22, Jésus souffle sur les disciples et leur dit de recevoir le Saint-Esprit. La Septante emploie le même verbe lorsque Dieu souffle dans l’homme en Genèse 2:7, et il n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament grec. Que Jean entende un écho de Genèse est un motif, et il ne le dit pas.
Limites
Jean ne dit jamais que Jésus est le jardinier ou le nouvel Adam. Marie ne fait que le supposer, et c’est une supposition naturelle à propos d’un homme qui se tient dans un jardin tôt le matin. Les passages de Paul sur Adam ne mentionnent jamais de jardin.
La comparaison de Paul dans Romains 5 et 1 Corinthiens 15 porte sur la mort et la vie, et non sur le jardinage. Le lien explicite avec Adam et la scène du jardinier ne se soutiennent donc l’un l’autre que si vous lisez déjà Jean 20 dans un cadre de Genèse.
Dans The Garden of Eden (1828), Thomas Cole montre l’Éden comme une vallée luxuriante de palmiers, de vignes, de fleurs et de cascades, avec Adam et Ève sous la forme de minuscules silhouettes dans la prairie. C’est une image représentative du XIXe siècle du jardin que cette étude met en regard du jardin du tombeau.
Le jardin d’Éden et le tombeau du jardin
TRÈS FORTE
Genèse 2:8→Jean 19:41
Dans Genèse, Dieu plante un jardin en Éden. Jean, seul parmi les quatre Évangiles, dit que Jésus fut enseveli dans un tombeau situé dans un jardin ; il place aussi l’arrestation dans un jardin et montre Marie prenant Jésus ressuscité pour le jardinier. Les premiers mots de Jean, “In the beginning,” sont les mots d’ouverture de Genèse dans l’Ancien Testament grec. Je pense que le motif est délibéré, mais aucun verset de l’Évangile ne le dit.
Mon évaluation: Mes notes disent que Jean est “the ONLY Gospel that specifies the crucifixion/burial site was a garden” et décrivent cela comme “intentional literary architecture.” J’ai vérifié la première affirmation dans le grec des quatre Évangiles, et elle tient pour le tombeau. Le caractère “intentionnel” est mon inférence, puisqu’aucun auteur ne le dit. Je maintiens l’évaluation très forte parce que Jean emploie le jardin dans trois scènes, un lien structurel dense sans aucun verset explicite unique ; cette étude partage ses preuves avec les études du jardinier et des chérubins, ce ne sont donc pas des confirmations distinctes.
L’arc
PlantéGenèse 2:8 Dieu plante un jardin en Éden et y place l’homme. (Le texte)
Les mêmes premiers motsJean 1:1; Genèse 1:1 Jean s’ouvre par “In the beginning” (Ἐν ἀρχῇ). Ce sont les premiers mots de Genèse dans la Septante, l’ancienne traduction grecque des Écritures hébraïques. (Le texte) Que cela présente tout l’Évangile comme une nouvelle création est la thèse que je mets à l’épreuve. (La lecture)
Trois scènes dans un jardinJean 18:1; 19:41; 20:15 Jean place l’arrestation, l’ensevelissement et la première scène après la résurrection dans un jardin. Matthieu et Marc ne disent jamais que le tombeau se trouvait dans un jardin. Luc n’a un jardin que dans une parabole (13:19). (Le texte)
Un jardin, puis un autreJean 19:41-20:1 Dans ma lecture, ce qui a mal tourné dans le premier jardin trouve sa réponse dans le second : la mort est entrée dans l’un et est renversée dans l’autre. (La lecture)
Passages clés
Genèse 2:8Type
Yahweh God planted a garden eastward, in Eden, and there he put the man whom he had formed.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Genèse 2:8
וַיִּטַּ֞ע יְהוָ֧ה אֱלֹהִ֛ים גַּן־בְעֵ֖דֶן מִקֶּ֑דֶם וַיָּ֣שֶׂם שָׁ֔ם אֶת־הָֽאָדָ֖ם אֲשֶׁ֥ר יָצָֽרWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Genèse 2:8
Genèse 1:1 (Septuagint)Soutien
In the beginning God made the heaven and the earth.Brenton, The Septuagint Version of the Old Testament, with an English translation (London: Bagster, 1879; public domain), Genèse 1:1, English column
Ἐν ἀρχῇ ἐποίησεν ὁ Θεὸς τὸν οὐρανὸν καὶ τὴν γῆν.Brenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek column (London: Bagster, 1879; public domain), Genèse 1:1
Jean 1:1Soutien
In the beginning was the Word, and the Word was with God, and the Word was God.World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 1:1
he went out with his disciples over the brook Kidron, where there was a garden, into which he and his disciples entered.World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 18:1
Now in the place where he was crucified there was a garden. In the garden was a new tombWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, John 19:41
בְּרֵאשִׁיתbereshitau commencementGenèse 1:1Le mot hébreu qui ouvre Genèse. La Septante le traduit par les deux mots grecs Ἐν ἀρχῇ, et Jean 1:1 commence par ces mêmes deux mots. Jean ne dit pas qu’il fait écho à Genèse.
גַּןganjardinGenèse 2:8Le mot hébreu pour le jardin d’Éden.
παράδεισοςparadeisosparc, jardinGenèse 2:8 (Septuagint); Luc 23:43; Apocalypse 2:7La Septante emploie ce mot pour Éden en Genèse 2. Jean ne l’emploie pas. Le même mot apparaît en Luc 23:43 et en Apocalypse 2:7.
κῆποςkēposjardinJean 18:1, 18:26, 19:41; Luc 13:19 (a parable)La Septante rend “the garden of Eden” en Ézéchiel 36:35 par kēpos (“garden of delight” dans l’anglais de Brenton). Un lecteur grec pouvait donc entendre kēpos comme un mot pour Éden. Ce n’est pourtant pas le mot que la Septante emploie en Genèse 2.
Ἐν ἀρχῇEn archēAu commencementJean 1:1; Genèse 1:1 (Septuagint)Les mêmes deux mots grecs au début des deux livres.
Limites
Jean ne mentionne jamais Éden. Le jardin peut simplement être un lieu réel proche de la crucifixion, et Jean emploie le même mot pour le jardin de l’arrestation (18:1) et dans la question posée à Pierre (18:26), de sorte que ce peut être son mot ordinaire pour ce lieu. Le mot grec n’est d’ailleurs pas celui que la Septante emploie pour Éden en Genèse 2, bien que la Septante emploie kēpos pour Éden en Ézéchiel 36:35. Le lien est donc possible, mais pas forcé.
Cette étude, l’étude du jardinier et l’étude des chérubins s’appuient toutes sur les deux mêmes chapitres, Jean 19 et 20. Ce ne sont pas trois confirmations distinctes.
Mosaïque d’abside de la basilique San Clemente à Rome (XIIe siècle) : le Christ crucifié sur une croix qui s’élève d’une plante d’acanthe comme un arbre, avec des rinceaux de vigne qui s’étendent sur la demi-coupole. C’est une image médiévale représentative de la croix comme arbre de vie, le fil que cette étude suit depuis l’Éden jusqu’à la Nouvelle Jérusalem.
Dieu plante l’arbre de vie au milieu d’Éden. Après la chute, il en barre l’accès, afin que l’homme ne puisse pas en manger et vivre pour toujours. Dans Apocalypse, Christ promet à celui qui vainc le droit d’en manger, et l’arbre se tient près du fleuve dans la cité finale. Dans Jean, Jésus se dit lui-même la vie et le pain qui donne la vie pour toujours, un langage qui fait écho à ce à quoi servait l’arbre.
Mon évaluation: Mes notes la qualifient de “widely accepted across scholarship.” Je n’ai pas pu vérifier cela auprès d’une source que j’ai ouverte, alors je fonde l’évaluation sur les textes. La même expression, arbre de vie, court de Genèse jusqu’à Apocalypse 2:7 et 22:2, un lien structurel dense sans aucun verset unique qui l’énonce. Que Christ soit lui-même l’arbre n’est énoncé nulle part, de sorte que cette étape est une lecture.
L’arc
PlantéGenèse 2:9 Dieu fait croître l’arbre de vie au milieu du jardin. (Le texte)
BarréGenèse 3:22-24 Après la chute, Dieu fait sortir l’homme afin qu’il ne puisse pas prendre de l’arbre et vivre pour toujours. Des chérubins et une épée flamboyante gardent le chemin. (Le texte)
IncarnéJean 6:51-58; 14:6 Jésus dit qu’il est le pain vivant et que quiconque en mange vivra pour toujours. Il dit aussi qu’il est le chemin, la vérité et la vie. Manger et vivre pour toujours vont de pair en Genèse 3:22 et en Jean 6:51. (Le motif) Dire que Jésus est lui-même l’arbre est ma lecture. (La lecture)
RétabliApocalypse 2:7; 22:2 Christ promet à celui qui vainc le droit de manger de l’arbre de vie. Dans la vision finale, l’arbre se tient près du fleuve, et ses feuilles servent à la guérison des nations. (Le texte)
Passages clés
Genèse 2:9Type
including the tree of life in the middle of the garden and the tree of the knowledge of good and evil.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Genèse 2:9
וְעֵ֤ץ הַֽחַיִּים֙ בְּת֣וֹךְ הַגָּ֔ן וְעֵ֕ץ הַדַּ֖עַת ט֥וֹב וָרָֽעWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Genèse 2:9
Genèse 3:22Type
lest he reach out his hand, and also take of the tree of life, and eat, and live foreverWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, Genèse 3:22
פֶּן־יִשְׁלַ֣ח יָד֗וֹ וְלָקַח֙ גַּ֚ם מֵעֵ֣ץ הַֽחַיִּ֔ים וְאָכַ֖ל וָחַ֥י לְעֹלָֽםWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Genèse 3:22
Jean 6:51Antitype
I am the living bread which came down out of heaven. If anyone eats of this bread, he will live forever.World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 6:51
the tree of life, bearing twelve kinds of fruits … The leaves of the tree were for the healing of the nations.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Apocalypse 22:2
עֵץ הַחַיִּיםetz ha-chayyiml’arbre de vieGenèse 2:9; 3:22, 24Chayyim (vie) est pluriel de forme. Brown-Driver-Briggs en fait un nom pluriel “abstract emphatic” qui signifie vie, et c’est le mot hébreu courant pour vie, comme dans “breath of life” (Genèse 2:7). Je ne construis rien sur le pluriel.
ξύλον τῆς ζωῆςxylon tēs zōēsarbre (ou bois) de vieGenèse 2:9 (Septuagint); Apocalypse 2:7; 22:2La Septante, l’ancienne traduction grecque des Écritures hébraïques, emploie cette expression en Genèse 2:9, et Apocalypse l’emploie à la fin. Xylon désigne n’importe quel arbre ou morceau de bois, et c’est aussi le mot pour la croix en Actes 5:30 et 1 Pierre 2:24. Galates 3:13 cite Deutéronome 21:23, où le grec dit aussi xylon. Comme c’est le mot ordinaire pour arbre, je considère le lien avec la croix par ce seul mot comme un motif faible.
ζήσει εἰς τὸν αἰῶναzēsei eis ton aiōnavivra pour toujoursJean 6:51, 58; compare Genèse 3:22 (Septuagint: ζήσεται εἰς τὸν αἰῶνα)Le texte SBL de Jean 6:51 porte zēsei. Ses notes de bas de page signalent qu’une autre forme, zēsetai (la même forme que Genèse 3:22 dans la Septante), est la leçon d’une édition imprimée plus ancienne (Tregelles) et du texte byzantin (le grec employé dans la plupart des manuscrits plus tardifs). En 6:58, seul le texte byzantin la porte. “Pour toujours” est une locution grecque courante, de sorte que je compte l’écho comme une indication, et non comme une preuve.
Limites
Aucun verset du Nouveau Testament ne dit que Jésus est l’arbre de vie. Dans Apocalypse, l’arbre est une chose distincte, et Christ est celui qui y donne accès. Jean 6 et 14 ne mentionnent jamais d’arbre. “Incarné” est l’étape où je passe d’un motif à une lecture.
“Tree of life” n’est pas une expression réservée à Éden. Proverbes 3:18 dit de la sagesse : “She is a tree of life to those who lay hold of her.” Chaque lien ici est donc une indication, et la force vient de la chaîne entière, non d’un seul mot.
Gravure de Gustave Doré (publiée pour la première fois en 1866, présentée ici d’après une Bible polonaise de 1873) représentant l’ange gardien à l’épée aux confins de l’Éden après qu’Adam et Ève ont été chassés, la scène de Genèse 3:24, où des chérubins et une épée flamboyante barrent le chemin de l’arbre de vie. C’est une illustration représentative du XIXe siècle, et non une source ancienne.
Les gardiens d’Éden et les deux anges au tombeau
FORTE
Genèse 3:24→Jean 20:12
Après la chute, Dieu place des chérubins à l’est d’Éden pour garder le chemin de l’arbre de vie. Au tombeau, Marie voit deux anges vêtus de blanc, assis là où le corps de Jésus avait reposé, l’un à la tête et l’autre aux pieds. Dans le tabernacle, deux chérubins d’or se tiennent aux deux extrémités du propitiatoire, le couvercle d’or de l’arche. Je lis les anges comme un écho des deux scènes, mais le texte ne le dit pas.
Mon évaluation: Mes notes la qualifient de “logically airtight within the framework, less explicitly cited in mainstream scholarship.” J’abandonne “airtight”, et je n’ai pas vérifié à quelle fréquence les spécialistes citent ce lien. La correspondance tient au nombre deux, au mot “anges” et au lieu où reposait le corps ; Genèse 3:24 ne donne aucun nombre, et le texte ne dit jamais que les anges gardent quoi que ce soit. Forte est le niveau le plus bas que j’utilise, et il convient.
L’arc
GardiensGenèse 3:24 Dieu place des chérubins et une épée flamboyante à l’est d’Éden pour garder le chemin de l’arbre de vie. Les chérubins (au singulier : chérubin) sont des êtres ailés dans la Bible hébraïque, et Exode 25:20 décrit leurs ailes. (Le texte)
Deux au-dessus du propitiatoireExode 25:18-22 Deux chérubins d’or se tiennent aux deux extrémités du propitiatoire, le couvrant de leurs ailes. Dieu dit qu’il y rencontrera Moïse. (Le texte)
Deux anges au tombeauJean 20:12 Marie voit deux anges vêtus de blanc, assis, l’un à la tête et l’autre aux pieds, là où le corps de Jésus avait reposé. (Le texte)
La barrière disparueJean 20:11-12 Dans ma lecture, les anges au tombeau ne barrent plus le chemin de la vie, et le lieu où reposait le corps est comme un nouveau propitiatoire. (La lecture)
Passages clés
Genèse 3:24Type
he placed cherubim at the east of the garden of Eden, and a flaming sword … to guard the way to the tree of lifeWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, Genèse 3:24
וַיַּשְׁכֵּן֩ מִקֶּ֨דֶם לְגַן־עֵ֜דֶן אֶת־הַכְּרֻבִ֗ים וְאֵ֨ת לַ֤הַט הַחֶ֨רֶב֙ … לִשְׁמֹ֕ר אֶת־דֶּ֖רֶךְ עֵ֥ץ הַֽחַיִּֽיםWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Genèse 3:24 (with the words “which turned every way” left out in both languages)
Exode 25:18Soutien
You shall make two cherubim of hammered gold. You shall make them at the two ends of the mercy seat.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Exode 25:18
וְעָשִׂ֛יתָ שְׁנַ֥יִם כְּרֻבִ֖ים זָהָ֑ב מִקְשָׁה֙ תַּעֲשֶׂ֣ה אֹתָ֔ם מִשְּׁנֵ֖י קְצ֥וֹת הַכַּפֹּֽרֶתWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Exode 25:18
Jean 20:12Antitype
and she saw two angels in white sitting, one at the head and one at the feet, where the body of Jesus had lain.World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 20:12
כְּרֻבִיםkeruvimchérubinsGenèse 3:24; Exode 25:18-20Une forme plurielle, donc plus d’un. Genèse 3:24 ne donne aucun nombre. Exode 25 en compte exactement deux. Genèse 3:24 lui-même ne les appelle pas des anges.
לִשְׁמֹרlishmorgarder, veiller surGenèse 3:24; compare Genèse 2:15Même racine (shamar) que “garder” en Genèse 2:15, où l’homme est placé dans le jardin pour le travailler et le garder. La racine commune figure dans le texte. Que les chérubins gardent maintenant ce qu’Adam n’a pas réussi à garder est une inférence.
וַיַּשְׁכֵּןvayyashkenil fit demeurer, il postaGenèse 3:24De shakan, la racine derrière mishkan, “tabernacle” (Exode 25:9). Brown-Driver-Briggs rend ce verbe par “place, set” en Genèse 3:24, et WEB le traduit “placed.” Je ne le mentionne que comme un lien de mots avec le tabernacle.
ἱλαστήριονhilastērionpropitiatoire ; moyen d’expiationHébreux 9:5; Romains 3:25; Exode 25:17 (Septuagint)Ce mot signifie le propitiatoire en Hébreux 9:5, et la Septante l’emploie pour le propitiatoire en Exode 25:17. En Romains 3:25, il est dit du Christ, et les traducteurs divergent : WEB a “atoning sacrifice” et KJV “propitiation.” Que Paul entende là le propitiatoire est débattu, de sorte que l’idée du “new mercy seat” est une lecture.
Limites
Le texte ne dit jamais que les anges gardent quoi que ce soit. Marie regarde à l’intérieur librement, les anges sont assis, et ils lui demandent pourquoi elle pleure. “The barrier is removed” est ma lecture. Genèse ne donne aucun nombre pour les chérubins, de sorte que “deux” correspond mieux aux chérubins du propitiatoire qu’à ceux d’Éden.
Des anges ou des hommes apparaissent aussi au tombeau dans les autres Évangiles : un ange en Matthieu 28:2, un jeune homme en Marc 16:5, deux hommes aux vêtements éclatants en Luc 24:4. Les anges au tombeau ne sont donc pas propres à Jean. Le lien avec Éden devrait reposer sur la seule formulation de Jean.
Le Noli me Tangere de Titien (vers 1514) : Marie-Madeleine s’agenouille dans un paysage verdoyant et tend la main vers Jésus ressuscité, qui tient une houe et recule en lui disant de ne pas le toucher (Jean 20:14-17). C’est une peinture représentative de la rencontre au jardin du tombeau que cette étude met en regard d’Ève dans l’Éden.
Ève et Marie-Madeleine
FORTE
Genèse 3:1-6, 13→Jean 20:1-18
Dans Genèse, la femme écoute le serpent, mange, et on lui demande ce qu’elle a fait. Dans Jean, Marie-Madeleine se tient en pleurs dans un jardin, on lui demande pourquoi elle pleure, et elle ne reconnaît Jésus que lorsqu’il prononce son nom. Elle dit ensuite aux disciples qu’elle a vu le Seigneur. Je traite les deux femmes comme un motif de perte et de rétablissement, mais personne dans le texte ne fait cette comparaison.
Mon évaluation: Mes notes ne donnent que l’évaluation, forte. C’est le niveau le plus bas que j’utilise, et le lien est lâche. Il repose sur le cadre du jardin, l’interpellation “femme” et une paire de questions qui ne sont pas la même question. Aucun auteur ne compare Ève à Marie-Madeleine.
L’arc
Une femme dans un jardinGenèse 3:1-6 Le serpent parle à la femme, elle mange le fruit, et elle en donne à son mari. (Le texte)
La questionGenèse 3:13; Jean 20:13, 15 Dieu demande à Ève ce qu’elle a fait. Au tombeau, les anges et Jésus demandent à Marie pourquoi elle pleure. Ce sont des questions différentes : l’une porte sur un acte, l’autre sur le chagrin. (Le motif)
Appelée par son nomJean 20:16; 10:3 Jésus dit “Mary” et elle le reconnaît. En Jean 10:3, le berger appelle ses propres brebis par leur nom. (Le texte) Par contraste avec Ève, qui fut égarée par une voix, Marie connaît la bonne. (Le motif)
La première à annoncerJean 20:18; Luc 8:2 Marie-Madeleine dit aux disciples qu’elle a vu le Seigneur. Luc 8:2 dit que sept démons étaient sortis d’elle. (Le texte) Voir en elle la réponse à Ève est une interprétation que j’ajoute. (La lecture)
Passages clés
Genèse 3:1Type
He said to the woman, “Has God really said, ‘You shall not eat of any tree of the garden’?”World English Bible (public domain), 2020 stable text, Genèse 3:1
וַיֹּ֨אמֶר֙ אֶל־הָ֣אִשָּׁ֔ה אַ֚ף כִּֽי־אָמַ֣ר אֱלֹהִ֔ים לֹ֣א תֹֽאכְל֔וּ מִכֹּ֖ל עֵ֥ץ הַגָּֽןWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Genèse 3:1
Genèse 3:13Type
What is this that thou hast done? And the woman said, The serpent beguiled me, and I did eat.King James Version (1769 text, public domain), Genèse 3:13 (the WEB has “What have you done?”; the KJV is closer to the Hebrew words)
מַה־זֹּ֣את עָשִׂ֑ית וַתֹּ֨אמֶר֙ הָֽאִשָּׁ֔ה הַנָּחָ֥שׁ הִשִּׁיאַ֖נִי וָאֹכֵֽלWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Genèse 3:13
Jean 20:13Antitype
They asked her, “Woman, why are you weeping?”World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 20:13
Jesus said to her, “Mary.” She turned and said to him, “Rabboni!” which is to say, “Teacher!”World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 20:16
Mary Magdalene came and told the disciples that she had seen the Lord, and that he had said these things to her.World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 20:18
γύναιgynaifemme (comme forme d’adresse)Jean 2:4; 4:21; 19:26; 20:13, 15Jésus le dit à sa mère, à la femme samaritaine au puits et à Marie-Madeleine. C’est sa façon ordinaire de s’adresser à une femme, de sorte que, à lui seul, ce mot ne renvoie pas à Ève.
ΜαριάμMariamMarie (la forme hébraïque du nom)Jean 20:16, 18Le texte SBL imprime cette forme en 20:16 et, avec un accent différent, en 20:18. Le texte byzantin porte Μαρία aux deux endroits. L’argument ne dépend pas de l’orthographe.
ΡαββουνιRhabbounimon maîtreJean 20:16Jean l’introduit par “en hébreu” (Ἑβραϊστί ; le texte byzantin omet ce mot) et le traduit par “Maître” (Διδάσκαλε). Le texte SBL imprime Ραββουνι sans accents.
נָחָשׁnachashserpentGenèse 3:1, 3:13La réponse de la femme en Genèse 3:13 l’emploie : “The serpent beguiled me” (KJV). C’est aussi le mot pour les serpents en Nombres 21, de sorte que l’étude du serpent de bronze et celle-ci le partagent. Brown-Driver-Briggs range le serpent d’Éden et les serpents de Nombres sous la même entrée.
Limites
Personne dans le texte ne compare Marie-Madeleine à Ève. Les premières comparaisons avec une “nouvelle Eve” que j’ai pu vérifier, Dialogue with Trypho 100 de Justin Martyr et Against Heresies 3.22.4 d’Irénée, portent sur Marie, la mère de Jésus. Rattacher Marie-Madeleine est une tout autre démarche, et je la marque comme une lecture.
Les deux scènes ne se correspondent pas de près. Dieu demande à Ève ce qu’elle a fait, alors que les anges et Jésus demandent à Marie pourquoi elle pleure. L’histoire d’Ève porte sur un choix, tandis que Marie pleure un corps disparu, et Jean ne dit jamais qu’elle est trompée, seulement qu’elle suppose que Jésus est le jardinier.
Gravure de Pieter Furnius de 1572 représentant Joseph vendu par ses frères (Genèse 37), avec en arrière-plan le puits où ils l’avaient jeté. Trahi par sa propre famille et vendu pour de l’argent, il est la figure que cette étude met en regard du Christ ; c’est une image représentative du XVIe siècle.
Joseph est le préféré de son père, haï par ses frères, vendu pour de l’argent, faussement accusé et emprisonné, puis élevé pour régner et pour sauver la famille qui l’a trahi. Mes notes énumèrent 31 parallèles avec Jésus. J’ai vérifié les 31 par rapport aux textes : 15 tiennent clairement, 12 demandent à être nuancés ou sont lâches, et j’en ai écarté 4. Je lui donne l’évaluation très forte parce que la forme est forte, mais aucun auteur du Nouveau Testament ne nomme Joseph comme un type.
Mon évaluation: Je garde l’évaluation TRÈS FORTE de mes notes. Le lien est structurel, et non explicite : aucun auteur du Nouveau Testament ne dit que Joseph est un type de Christ, et Étienne reprend le récit en Actes 7 sans l’appliquer. La force vient de la forme du récit. Un fils aimé est haï, vendu, faussement accusé et emprisonné, puis élevé pour sauver la famille qui l’a trahi.
L’arc
Le motifGenèse 37-50 Mes notes énumèrent 31 parallèles (le titre dit ‘30+’). J’ai vérifié chacun d’eux par rapport à l’hébreu, au grec et à l’anglais. Quinze reposent sur un recoupement net des textes ; j’en ai nuancé douze parce qu’un détail est inexact ou que la correspondance est lâche, et j’en ai écarté quatre. Ce décompte est mon jugement, et non une mesure.
Le motifGenèse 37:26-28; Matthieu 26:15 Joseph est vendu, après que son frère Judah l’a proposé, pour “twenty pieces of silver”. Judas livre Jésus pour “thirty pieces of silver”. Les nombres diffèrent, et la Septante (l’ancienne traduction grecque) dit vingt pièces d’or. Judah et Judas sont un seul nom dans deux langues, mais c’était un nom courant : le Nouveau Testament lui-même mentionne plusieurs hommes appelés Judas (Luc 6:16 ; Actes 5:37 ; Actes 15:22).
Le motifGenèse 45:1-4; Luc 24:36-39 Joseph se fait connaître en privé et dit “I am Joseph”. Ses frères sont “terrified at his presence”. Jésus ressuscité dit “it is truly me”, et les disciples sont “terrified and filled with fear”. La Septante a egō eimi Iōsēph (‘I am Joseph’) en Genèse 45:3, et Luc 24:39 a egō eimi autos (‘it is I myself’), mais egō eimi est une expression ordinaire ; j’appelle donc cela un motif.
Le motifGenèse 50:20; Actes 2:23-24 Joseph dit à ses frères “you meant evil against me, but God meant it for good, to save many people alive”. En Actes 2, Pierre dit de Jésus qu’il était “being delivered up by the determined counsel and foreknowledge of God,” et que “you have taken by the hand of lawless men, crucified and killed”. Les deux passages placent côte à côte le mal commis par les hommes et le dessein de Dieu. Le verbe hébreu chashav (‘to plan, intend’) est employé deux fois en Genèse 50:20, une fois pour les frères et une fois pour Dieu.
Le texteActes 7:9-14 Étienne reprend le récit : les patriarches, “moved with jealousy against Joseph,” l’ont vendu en Égypte, et “God was with him”. À la deuxième visite, “Joseph was made known to his brothers”. Étienne ne dit jamais que Joseph renvoie à Jésus. C’est pourquoi je lui donne l’évaluation très forte, et non maximale.
Passages clés
Genèse 37:28Type
sold Joseph to the Ishmaelites for twenty pieces of silverWorld English Bible (public domain)
וַיִּמְכְּרוּ אֶת־יוֹסֵף לַיִּשְׁמְעֵאלִים בְּעֶשְׂרִים כָּסֶףWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Genèse 45:3Type
His brothers couldn’t answer him; for they were terrified at his presence.World English Bible (public domain)
וְלֹא־יָכְלוּ אֶחָיו לַעֲנוֹת אֹתוֹ כִּי נִבְהֲלוּ מִפָּנָיוWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Genèse 50:20Type
you meant evil against me, but God meant it for good, to save many people alive, as is happening todayWorld English Bible (public domain)
וְאַתֶּם חֲשַׁבְתֶּם עָלַי רָעָה אֱלֹהִים חֲשָׁבָהּ לְטֹבָה לְמַעַן עֲשֹׂה כַּיּוֹם הַזֶּה לְהַחֲיֹת עַם־רָבWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Matthieu 26:15Antitype
So they weighed out for him thirty pieces of silver.World English Bible (public domain)
כְּתֹנֶת פַּסִּיםketonet passimune longue tunique (traditionnellement ‘of many colors’)Genèse 37:3, 23, 32La WEB porte “a tunic of many colors” en Genèse 37:3. Le lexique Brown-Driver-Briggs comprend passim comme ‘paumes’ et ‘plantes des pieds’, donc une tunique qui descend jusqu’aux mains et aux pieds. Les frères de Joseph la lui arrachent en 37:23.
חָשַׁבchashavprojeter, avoir l’intentionGenèse 50:20Employé deux fois dans un même verset : “you meant evil” et “God meant it for good”.
לְמִחְיָהlemichyahpréserver la vieGenèse 45:5Genèse 50:20 dit la même chose avec lehachyot (‘to keep alive’).
כֶּסֶףkesefargentGenèse 37:28La Septante a ici chrysōn (‘d’or’), de sorte que le parallèle de l’argent repose sur le texte hébreu.
ἐγώ εἰμιegō eimiJe suisSeptuagint Genèse 45:3; Luc 24:39Une expression courante en grec ; l’écho est donc un motif, et non une preuve.
יְהוּדָהYehudahJudahGenèse 37:26La forme grecque de ce nom est Ioudas (Judas). C’était un nom courant.
Limites
Aucun auteur du Nouveau Testament n’appelle Joseph un type. Plus je compte de parallèles, plus je rapproche des motifs qui apparaissent aussi dans d’autres récits. Le métier de berger, l’argent et les pleurs sont des motifs bibliques de tous les jours, et l’âge de trente ans se retrouve ailleurs : David était “thirty years old when he began to reign” (2 Samuel 5:4), et Nombres 4:3 recense les travailleurs lévites à partir de trente ans.
Un lecteur sceptique peut dire qu’il s’agit d’une trame biblique courante, et non d’une prédiction : une personne souffre, puis est élevée. Mordecai (Esther 6) et Daniel (Daniel 6) suivent la même forme. Mes notes mettent aussi Joseph ‘at the right hand of Pharaoh’ et haï ‘without cause’. Aucune de ces deux expressions ne se trouve dans Genèse ; je les ai donc corrigées.
Peinture de Rembrandt de 1635 représentant la ligature d’Isaac (Genèse 22) : un ange saisit la main d’Abraham et le couteau tombe au moment où il s’apprête à offrir son fils. C’est une image représentative de la scène que les lecteurs chrétiens ont longtemps considérée comme une préfiguration de la croix.
La ligature d’Isaac et la croix
TRÈS FORTE
Genèse 22:1-19→Hébreux 11:17-19; Romains 8:32; Jean 3:16
Dieu dit à Abraham d’offrir “your son, your only son, Isaac, whom you love”. Hébreux 11 reprend le récit, appelle Isaac son fils “only born”, et dit que “Figuratively speaking,” Abraham l’a retrouvé d’entre les morts. Le “didn’t spare his own Son” de Paul emploie le même verbe que l’ancienne traduction grecque de Genèse 22. Je lui donne l’évaluation très forte, et non maximale, parce qu’aucun auteur du Nouveau Testament ne dit en toutes lettres qu’Isaac est un type de Christ.
Mon évaluation: Mes notes ont donné à ce type l’évaluation MAXIMALE, en s’appuyant sur Hébreux 11:19 : Abraham a retrouvé Isaac en parabolē (WEB : “Figuratively speaking”), ce que mes notes lisent comme Hébreux lui-même appelant la ligature un type de la résurrection. La seconde passe de vérification a constaté que cet argument est plus mince que ne le disent mes notes. L’expression grecque peut se lire de deux façons (“in a figure” ou, dans le lexique de Thayer, “in risking him”). Hébreux ne nomme pas Christ dans ce verset. Romains 8:32 fait écho à Genèse 22 sans le citer, et Jean 3:16 ne mentionne pas Isaac. Je n’ai trouvé aucun verset où Jésus confirme le lien, alors que mes notes disent qu’il le fait. Selon ma règle d’évaluation (voir Comment j’ai testé), cela lui donne l’évaluation TRÈS FORTE, et c’est l’évaluation affichée ici ; l’évaluation de mes notes était MAXIMALE.
L’arc
Le texteGenèse 22:2 Dieu dit à Abraham : “Now take your son, your only son, Isaac, whom you love”. Le mot hébreu rendu par “only” est yachid (‘unique’, employé surtout pour un fils unique). L’ordre accumule trois descriptions d’Isaac : ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes. En lisant le texte hébreu depuis le début, c’est la première fois que le verbe ‘aimer’ (ahav) y apparaît.
Le texteHébreux 11:17-19 Hébreux revient sur le récit. Il dit qu’Abraham “offered up Isaac” et appelle Isaac son fils “only born”. Le mot grec est monogenēs (‘only born’, ‘one of a kind’), le même mot que Jean 3:16 emploie pour Jésus. Abraham a raisonné que Dieu peut ressusciter les morts, et “Figuratively speaking, he also did receive him back from the dead.”
Le motifRomains 8:32 Paul écrit que Dieu “didn’t spare his own Son”. Dans la Septante (l’ancienne traduction grecque de la Bible hébraïque), l’ange dit à Abraham ‘you did not spare your beloved son’ (Genèse 22:12). Le verbe grec, pheidomai (‘épargner’), est le même. Paul ne cite pas Genèse ; il s’agit donc d’un écho, et non d’une citation.
Le motifGenèse 22:4-6; Jean 19:17 Abraham a mis sur Isaac le bois de l’offrande : il “laid it on Isaac his son.” Jean dit que Jésus est sorti “bearing his cross”. Matthieu, Marc et Luc le font porter par Simon of Cyrene ; seul Jean établit donc le rapprochement. Genèse 22:4 date aussi le premier regard d’Abraham sur le lieu “On the third day”, mais je tiens ce lien pour plus lâche.
La lectureGenèse 22:8; Jean 1:29 Abraham dit que Dieu pourvoira “the lamb for a burnt offering”, et un bélier est fourni à la place (22:13). Des lecteurs chrétiens entendent ici “the Lamb of God” (Jean 1:29), mais le texte grec de Genèse dit probaton (‘mouton’), et non amnos (‘agneau’) ; le lien entre les mots n’est donc pas exact. Une lettre chrétienne ancienne, l’Epistle of Barnabé (datée en général entre environ 70 et 135 apr. J.-C.), appelle déjà l’offrande d’Isaac un ‘type’. Je tiens tout cela pour une lecture.
Passages clés
Genèse 22:2Type
Now take your son, your only son, Isaac, whom you loveWorld English Bible (public domain)
קַח־נָא אֶת־בִּנְךָ אֶת־יְחִידְךָ אֲשֶׁר־אָהַבְתָּ אֶת־יִצְחָקWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Genèse 22:6Type
Abraham took the wood of the burnt offering and laid it on Isaac his son.World English Bible (public domain)
וַיִּקַּח אַבְרָהָם אֶת־עֲצֵי הָעֹלָה וַיָּשֶׂם עַל־יִצְחָק בְּנוֹWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Genèse 22:12Soutien
you have not withheld your son, your only son, from meWorld English Bible (public domain)
וְלֹא חָשַׂכְתָּ אֶת־בִּנְךָ אֶת־יְחִידְךָ מִמֶּנִּיWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Hébreux 11:19Antitype
Figuratively speaking, he also did receive him back from the dead.World English Bible (public domain)
יָחִידyachidunique ; un fils uniqueGenèse 22:2, 12, 16Le lexique hébreu Brown-Driver-Briggs énumère d’abord ces trois versets. Dans ces versets, la Septante le rend par agapētos (‘bien-aimé’), et non par monogenēs, bien qu’elle emploie monogenēs pour la forme féminine en Juges 11:34.
ἀγαπητόςagapētosbien-aiméSeptuagint Genèse 22:2, 12; Matthieu 3:17; Marc 1:11La voix au baptême de Jésus emploie ce mot. Matthieu 12:18 aussi, où Matthieu applique Ésaïe 42:1 à Jésus ; la voix du baptême peut donc s’inspirer d’Ésaïe ou de Psaume 2 autant que de Genèse 22.
μονογενήςmonogenēsseul-né ; unique en son genreHébreux 11:17; Jean 3:16Hébreux l’emploie pour Isaac, Jean pour Jésus.
הַמֹּרִיָּהha-MoriyyahMoriah (nom de lieu)Genèse 22:2; 2 Chroniques 3:1Genèse 22:2 dit “the land of Moriah”. Second Chroniques 3:1 place le temple de Salomon “at Jerusalem on Mount Moriah”. Josèphe (qui écrit dans les années 90 apr. J.-C.) dit qu’Abraham a offert Isaac au même endroit où David a construit plus tard son autel sur l’aire de battage d’Araunah (Antiquities 7.13.4). Relier les deux est une longue tradition. Mes notes ajoutent que Golgotha se trouve sur la même montagne ; aucun des deux textes ne le dit, alors je l’ai retiré.
בְּנִיbenimon filsGenèse 22:8La KJV et la WEB le lisent comme Abraham s’adressant à Isaac. Rashi (mort en 1105) le lit comme la réponse : si l’on ne trouve pas d’agneau, ‘mon fils’ est l’offrande.
יִרְאֶהyirehverra ; pourvoiraGenèse 22:8, 14Le verbe signifie ‘voir’, et le lexique Brown-Driver-Briggs donne aussi ‘pourvoir’ pour Genèse 22:8. La WEB porte “Yahweh Will Provide” au verset 14, avec une note qui donne le nom hébreu comme Yahweh-Jireh ou Yahweh-Seeing.
סְבַךְsevakhfourréGenèse 22:13Le bélier est “caught in the thicket by his horns”. Certains lecteurs y voient un lien avec la couronne d’épines de Jésus (Jean 19:2), mais sevakh signifie ‘fourré’, et non ‘épines’ (Brown-Driver-Briggs). Ce lien est une lecture.
זֶרַעzerasemence, descendanceGenèse 22:17-18Genèse 22:18 dit “All the nations of the earth will be blessed by your offspring”. Paul dit que la descendance dans les promesses faites à Abraham est Christ (Galates 3:16 : “which is Christ”), mais il ne cite pas Genèse 22:18 à cet endroit ; je tiens donc ce lien pour une lecture.
עָקַדaqadlierGenèse 22:9Ce verbe n’apparaît nulle part ailleurs dans la Bible hébraïque (j’ai cherché dans tout le Westminster Leningrad Codex). Le récit est traditionnellement appelé l’Aqedah, ‘la ligature’.
παραβολήparabolēcomparaison, figure ; ou ‘risque’Hébreux 11:19 (en parabolē)Les anciennes versions anglaises lisent ‘in a figure’. Le Thayer’s Greek Lexicon préfère ‘in risking him’.
φείδομαιpheidomaiépargnerRomains 8:32; Septuagint Genèse 22:12Le ouk epheisato de Paul (‘did not spare’) et le ouk epheisō du texte grec de Genèse (‘you did not spare’) sont le même verbe.
Limites
Hébreux 11:19 dit qu’Abraham a retrouvé Isaac en parabolē. Les anciennes versions anglaises lisent ‘in a figure’, mais le Thayer’s Greek Lexicon (une référence du XIXe siècle tombée dans le domaine public) préfère ‘in risking him’ et juge moins probables les lectures ‘in a figure’. Dans les deux cas, Hébreux ne nomme pas Christ dans ce verset.
Un texte juif où Isaac meurt puis revient à la vie, Pirkei DeRabbi Eliezer 31, a été édité vers le huitième ou le neuvième siècle apr. J.-C. Il ne montre donc pas à lui seul ce que croyaient les lecteurs du premier siècle.
Des hommes, des femmes et des enfants tendent des bols, des paniers et des manteaux pour recueillir les flocons blancs de la manne qui tombent comme la pluie d’un nuage doré (Exode 16), le pain du ciel que Jean 6 met en regard de Jésus comme pain de vie. Image représentative : une miniature des Spinola Hours, un livre de prières flamand réalisé vers 1510-1520.
Dieu a nourri Israël dans le désert avec du pain venu du ciel. Quand une foule en Galilée renvoie à la manne et demande un signe à Jésus, celui-ci répond qu’il est le pain de vie. Il dit que leurs pères ont mangé la manne et sont morts, tandis que quiconque mange de ce pain vivra pour toujours. Jésus établit lui-même la comparaison, sous forme de contraste, et je la place tout en haut.
Mon évaluation: Mes notes disent : “Jesus explicitly makes this connection.” Je l’ai vérifié. En Jean 6:32 et 6:49-58, Jésus met lui-même la manne en regard de sa propre personne, et en 6:31 la foule cite d’abord l’Écriture au sujet de la manne. Cela répond à mon critère le plus exigeant : que Jésus établisse lui-même le lien.
L’arc
Du pain venu du cielExode 16:4, 15 Dieu dit qu’il fera pleuvoir du pain du ciel. Le peuple demande “What is it?” et Moïse dit que c’est le pain que Yahweh leur a donné à manger. (Le texte)
La foule la citeJean 6:30-31 La foule demande un signe et cite la manne : “As it is written, ‘He gave them bread out of heaven to eat.’” (Le texte)
Je suis le pain de vieJean 6:32-35 Jésus dit que ce n’est pas Moïse qui a donné le pain. C’est son Père qui donne le vrai pain, et Jésus dit : “I am the bread of life.” (Le texte)
Morts, ou vivre pour toujoursJean 6:49-51, 58 Jésus dit que leurs pères ont mangé la manne et sont morts, et que celui qui mange ce pain vivra pour toujours. (Le texte) Manger et vivre pour toujours vont aussi ensemble en Genèse 3:22, l’arbre de vie. (Le motif)
Passages clés
Exode 16:4Type
Behold, I will rain bread from the sky for you, and the people shall go out and gather a day’s portion every dayWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, Exode 16:4
הִנְנִ֨י מַמְטִ֥יר לָכֶ֛ם לֶ֖חֶם מִן־הַשָּׁמָ֑יִם וְיָצָ֨א הָעָ֤ם וְלָֽקְטוּ֙ דְּבַר־י֣וֹם בְּיוֹמ֔וֹWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Exode 16:4 (first part)
Exode 16:15Type
“What is it?” For they didn’t know what it was. Moses said to them, “It is the bread which Yahweh has given you to eat.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Exode 16:15 (the quotation continues into verse 16)
מָ֣ן ה֔וּא כִּ֛י לֹ֥א יָדְע֖וּ מַה־ה֑וּא וַיֹּ֤אמֶר מֹשֶׁה֙ אֲלֵהֶ֔ם ה֣וּא הַלֶּ֔חֶם אֲשֶׁ֨ר נָתַ֧ן יְהוָ֛ה לָכֶ֖ם לְאָכְלָֽהWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Exode 16:15
Jean 6:31Soutien
Our fathers ate the manna in the wilderness. As it is written, ‘He gave them bread out of heaven to eat.’World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 6:31
I am the bread of life. Whoever comes to me will not be hungry, and whoever believes in me will never be thirsty.World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 6:35
מָןmanmanne ; ou “What is it?”Exode 16:15, 31Exode 16:15 rapporte la question du peuple et dit qu’ils ne savaient pas ce que c’était. Brown-Driver-Briggs tient la question pour, selon toute probabilité, une explication populaire du nom.
לֶחֶםlechempain ; nourriture en généralExode 16:4, 15En Exode 16:4, le pain est “from the sky” (min hashamayim).
ἄρτος τῆς ζωῆςartos tēs zōēspain de vieJean 6:35, 48En Jean 6:31, la foule dit “bread out of heaven” (ἄρτον ἐκ τοῦ οὐρανοῦ). Jésus répond par “bread of life”, et en 6:51 et 6:58 il dit “live forever” (ζήσει εἰς τὸν αἰῶνα).
Limites
Jésus établit la comparaison sous forme de contraste : la manne nourrissait le corps, et le peuple est tout de même mort. Un critique peut dire que cela fait de la manne un faire-valoir, et non une prédiction. Exode 16:4 la présente comme une provision quotidienne et une mise à l’épreuve (“that I may test them”), et non comme le signe d’un pain à venir.
Jean 6:31 dit “as it is written” mais ne donne aucune référence. Les mots ressemblent à Exode 16:4, Exode 16:15 et Psaume 78:24 (Psaume 77:24 dans la Septante), et Jean ne dit pas auquel de ces textes la foule pense.
Moïse tend son bâton vers la mer tandis que des Israélites qui viennent de la traverser se reposent et rassemblent leurs paquets, et que l’armée égyptienne se débat dans l’eau à l’extrême droite (Exode 14), le passage que Paul lit comme une sorte de baptême en 1 Corinthiens 10:1-2. Image représentative : une peinture de C.W. Eckersberg de 1815, qui montre le moment juste après la traversée plutôt que la traversée elle-même.
Les Israélites traversent la mer à sec, avec l’eau “a wall” de chaque côté, et les Égyptiens sont laissés morts sur le rivage. Paul dit qu’Israël “were all baptized into Moses in the cloud and in the sea”, et que ces choses leur sont arrivées “by way of example”. Je lui donne l’évaluation maximale parce que Paul fait lui-même la comparaison. Son propos est un avertissement : tous ont été baptisés, et la plupart sont tombés malgré tout.
Mon évaluation: Paul dit qu’Israël “were all baptized into Moses in the cloud and in the sea” et appelle ce qui leur est arrivé “examples” (1 Corinthiens 10:2, 6, 11). Le mot grec est typoi, la racine de ‘type’. C’est une comparaison nommée. Je garde l’évaluation MAXIMALE avec une mise en garde : dans ce passage, le mot se lit mieux comme ‘exemple d’avertissement’, et non comme ‘prédiction’.
L’arc
Le texteExode 14:21-22, 30; 13:18 Yahweh repousse la mer avec “a strong east wind all night,” et Israël passe “on the dry ground; and the waters were a wall to them on their right hand and on their left.” Israël “saw the Egyptians dead on the seashore.” Le nom hébreu est yam suf, généralement compris comme ‘mer des roseaux’. La Septante (l’ancienne traduction grecque de la Bible hébraïque) l’appelle la mer Rouge.
Le texte1 Corinthiens 10:1-4 Paul dit “our fathers were all under the cloud, and all passed through the sea”, et “were all baptized into Moses in the cloud and in the sea”. Il emploie le mot ‘tous’ (pantes) cinq fois dans les versets 1 à 4. Ils ont mangé la même “spiritual food”, ont bu à “a spiritual rock that followed them,” et “the rock was Christ.” Exode 17:6 et Nombres 20:8-11 racontent de l’eau sortant d’un rocher, mais ni l’un ni l’autre ne dit qu’il les suivait.
Le texte1 Corinthiens 10:6, 11; Romains 5:14 Au verset 6, Paul appelle ces événements typoi, et au verset 11 le SBLGNT a l’adverbe typikōs, là où le Majority Text a de nouveau typoi. La WEB les rend par “our examples” et “by way of example”. Le Thayer’s Greek Lexicon classe ces deux versets sous ‘a pattern of warning’ et classe Romains 5:14 (Adam, “a foreshadowing of him who was to come”) sous ‘a type’. Je lis donc le propos de Paul ici comme un avertissement.
Le motifGenèse 1:9-10; Exode 14:22; Apocalypse 15:2-3 La traversée partage un mot avec la création. L’hébreu pour “dry ground” en Exode 14:22, yabbashah, est le mot pour “dry land” en Genèse 1:9-10, où les eaux sont rassemblées et où la terre sèche apparaît. Ce mot est rare (14 emplois d’après mon décompte), et sept d’entre eux concernent la traversée d’une eau. À la fin de la Bible, ceux qui ont vaincu la bête sont “standing on the sea of glass”, et ils “sang the song of Moses, the servant of God, and the song of the Lamb”.
La lectureRomains 6:3-4; 1 Pierre 3:20-21 Les chrétiens lisent depuis longtemps la mer comme le baptême : descendre dans l’eau comme mort, en remonter comme vie nouvelle (Romains 6:3-4). Mais les propres mots de Paul en 1 Corinthiens 10 sont “baptized into Moses”. Pierre relie le baptême au déluge du temps de Noé, en employant le mot antitypon (‘contrepartie’) : “This is a symbol of baptism, which now saves you”. Le tableau de mes notes (nuée = le Saint-Esprit, armée de Pharaoh = péché) est une lecture, et Paul ne dit rien de tout cela à propos de la mer.
Passages clés
Exode 14:22Type
the waters were a wall to them on their right hand and on their leftWorld English Bible (public domain)
וְהַמַּיִם לָהֶם חֹמָה מִימִינָם וּמִשְּׂמֹאלָםWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
1 Corinthiens 10:2Antitype
and were all baptized into Moses in the cloud and in the seaWorld English Bible (public domain)
τύποςtyposune marque, un modèle, un exemple1 Corinthiens 10:6 (typoi)Le lexique de Thayer énumère ‘mark of a blow’, ‘image’, ‘pattern’ et ‘example’. La WEB le traduit par “examples” en 1 Corinthiens 10:6.
τυπικῶςtypikōsen guise d’exemples ; à la manière d’un type1 Corinthiens 10:11 (SBLGNT)C’est le seul endroit où le mot apparaît dans le Nouveau Testament (j’ai cherché dans le SBLGNT). Le Majority Text lit typoi à la place.
יַבָּשָׁהyabbashahsol sec, terre sècheExode 14:16, 22, 29; Genèse 1:9-10Le même mot pour le sol sec dans le récit de la création et dans la traversée. Il apparaît 14 fois dans la Bible hébraïque.
חֹמָהchomahmurExode 14:22, 29L’eau se dresse comme un mur des deux côtés.
יַם־סוּףyam sufmer des roseauxExode 13:18Le lexique Brown-Driver-Briggs le prend probablement comme ‘sea of rushes or reeds’. La Septante le rend par erythra thalassa, ‘mer Rouge’.
ἀντίτυπονantityponcontrepartie ; chose correspondante1 Pierre 3:21Pierre l’emploie pour le baptême, mis en regard des eaux du déluge du temps de Noé, et non de la mer Rouge.
Limites
Typos est un mot grec ordinaire pour une marque, un modèle ou un exemple. Le Thayer’s Greek Lexicon classe 1 Corinthiens 10:6 et 10:11 sous ‘a pattern of warning’ et place Romains 5:14 sous ‘a type’, une personne ou une chose qui préfigure une réalité à venir. Le but de Paul au chapitre 10 est un avertissement, non une prédiction sur le baptême. Au verset 11, le SBLGNT lit typikōs, tandis que le Majority Text lit typoi.
Paul dit ‘baptized into Moïse’, et non que la mer préfigure le baptême chrétien. Romains 6:3-4 ne mentionne pas la mer Rouge, et 1 Pierre relie le baptême au déluge. Le ‘rock that followed them’ ne se trouve ni dans Exode ni dans Nombres, et je n’ai pas pu confirmer d’où Paul tenait ce détail.
Moïse élève le serpent d’airain sur une perche tandis que des Israélites mordus par des serpents lèvent les yeux et sont sauvés (Nombres 21:6-9), la scène que Jean 3:14 compare à l’élévation du Fils de l’homme. Image représentative : une gravure réalisée entre 1720 et 1728 par Cornelis Huyberts d’après Gerard Hoet pour une Bible illustrée d’Amsterdam.
Le serpent de bronze et la croix
MAXIMALE
Nombres 21:4-9→Jean 3:14-15
Israël est mordu par des serpents dans le désert. Sur la parole de Dieu, Moïse fabrique un serpent de bronze et le dresse sur une perche, et quiconque a été mordu et le regarde vit. Plus tard, Jésus dit à Nicodème que, comme Moïse a élevé le serpent, le Fils de l’homme doit être élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Ailleurs, Jean explique que “lifted up” renvoie à la manière dont Jésus allait mourir.
Mon évaluation: Mes notes disent : “Jesus himself confirms this typology.” Je l’ai vérifié : en Jean 3:14, Jésus se compare au serpent que Moïse a élevé, et Jean 12:33 dit ce que signale “lifted up”, ce qui satisfait mon critère le plus exigeant. Les couches plus profondes ci-dessous, comme le jeu de sons et la “form of the curse,” sont mon motif et ma lecture.
L’arc
Mordus, puis un signe sur une percheNombres 21:5-9 Le peuple parle contre Dieu et contre Moïse. Dieu envoie des serpents, beaucoup meurent, et le peuple dit avoir péché. Dieu dit à Moïse de faire un serpent et de le placer sur une perche. Quiconque est mordu et le regarde vit. (Le texte)
ÉlevéJean 3:14-15; 12:32-33 Jésus dit que le Fils de l’homme doit être élevé, comme Moïse a élevé le serpent. Plus tard, il dit qu’il attirera tous les gens à lui quand il sera élevé, et Jean ajoute que cela signale le genre de mort qu’il allait mourir. (Le texte)
Regarder et vivre, croire et vivreNombres 21:8; Jean 3:15 Dans Nombres, la vie vient en regardant. Dans Jean, elle vient en croyant. Jésus relie l’élévation. Moi, je relie le fait de regarder et le fait de croire. (Le motif)
La malédiction et le remèdeRomains 8:3; Galates 3:13 Paul écrit que Dieu a envoyé son Fils “in the likeness of sinful flesh” et que le Christ est devenu une malédiction pour nous, puisqu’il est écrit : “Cursed is everyone who hangs on a tree”. Certains lecteurs rapprochent ces lignes du serpent : la ressemblance de ce qui tue devient le moyen de guérison. Paul ne mentionne le serpent dans aucun des deux passages. (La lecture)
Un usage détourné plus tard2 Rois 18:4 Bien plus tard, le peuple brûla de l’encens devant le serpent de bronze, et le roi Ézéchias le mit en pièces. (Le texte) Dire qu’il était depuis toujours destiné à désigner le Christ est une lecture chrétienne, et non ce que dit ce verset. (La lecture)
Passages clés
Nombres 21:8Type
It shall happen that everyone who is bitten, when he sees it, shall live.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Nombres 21:8
וְהָיָה֙ כָּל־הַנָּשׁ֔וּךְ וְרָאָ֥ה אֹת֖וֹ וָחָֽיWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Nombres 21:8
Nombres 21:9Type
Moses made a serpent of bronze, and set it on the pole.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Nombres 21:9
וַיַּ֤עַשׂ מֹשֶׁה֙ נְחַ֣שׁ נְחֹ֔שֶׁת וַיְשִׂמֵ֖הוּ עַל־הַנֵּ֑סWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Nombres 21:9
Jean 3:14Antitype
As Moses lifted up the serpent in the wilderness, even so must the Son of Man be lifted upWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, John 3:14
He also broke in pieces the bronze serpent that Moses had made, because in those days the children of Israel burned incense to itWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, 2 Rois 18:4
וְכִתַּת֩ נְחַ֨שׁ הַנְּחֹ֜שֶׁת אֲשֶׁר־עָשָׂ֣ה מֹשֶׁ֗ה כִּ֣י עַד־הַיָּמִ֤ים הָהֵ֨מָּה֙ הָי֤וּ בְנֵֽי־יִשְׂרָאֵל֙ מְקַטְּרִ֣ים ל֔וֹWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, 2 Rois 18:4 (the verse continues with “and he called it Nehushtan”)
Sagesse de Salomon 16:7Soutien
For he that turned himself toward it was not saved by the thing that he saw, but by thee, that art the Saviour of all.King James Version with Apocrypha (1769 text, public domain), Wisdom 16:7
Mots qui comptent
נְחַשׁ נְחֹשֶׁתnechash nechoshetserpent de bronzeNombres 21:9; compare 2 Rois 18:4 (with the article)Nachash est le mot courant pour serpent, et c’est le mot qui désigne le serpent en Genèse 3:1 et 3:13 aussi bien qu’en Nombres 21. Nechoshet signifie cuivre ou bronze. Les deux se ressemblent à l’oreille et Nombres 21:9 les place côte à côte, ce qui est un jeu de sonorités. Brown-Driver-Briggs donne au mot du bronze sa propre entrée, sans le faire dériver du mot serpent. Strong’s le fait dériver d’un autre mot pour cuivre (H5154) et ne relie cette famille que de façon hésitante au verbe ‘siffler’ ou à la couleur de la gorge d’un serpent qui siffle. Je ne prétends pas qu’ils partagent une racine.
שָׂרָףsaraphcelui qui brûle ; serpent ardent (venimeux)Nombres 21:6, 8; Deutéronome 8:15; Ésaïe 14:29; 30:6La même graphie désigne les séraphins ailés en Ésaïe 6:2. Brown-Driver-Briggs donne au serpent et aux séraphins des entrées distinctes et pense qu’ils sont probablement apparentés, les séraphins ayant d’abord été imaginés avec des corps de serpent, mais il propose aussi une autre hypothèse (la foudre). Je traite ce lien comme une question ouverte. La Septante, l’ancienne traduction grecque des Écritures hébraïques, rend Nombres 21:6 par “deadly serpents” (l’anglais de Brenton), et non par “fiery.”
נֵסnespoteau, étendard, signalNombres 21:8-9; Ésaïe 11:10Brown-Driver-Briggs donne “standard, ensign, signal, sign” et cite Nombres 21:8-9 comme un poteau qui porte le serpent de bronze. En Ésaïe 11:10, c’est une bannière (WEB : “a banner of the peoples”). En Nombres 21:8-9, la Septante a “signe” (sēmeion) et emploie les verbes grecs pour “mettre” et “dresser”, et non pour “élever”. Certains lecteurs rapprochent la bannière d’Ésaïe 11:10 de la croix, et ce rapprochement est une lecture.
הִבִּיטhibbitil regarda (de nabat, regarder)Nombres 21:9; Zacharie 12:10 (hibbitu)Nombres emploie deux verbes pour l’acte de regarder : raah, “voir”, en 21:8, et hibbit, “regarder”, en 21:9. Jean 3:15 parle de croire, non de regarder, de sorte que cette étape est un motif. Jean 19:37 cite une Écriture qui dit “They will look on him whom they pierced.” Cette ligne est Zacharie 12:10, et l’hébreu de Zacharie 12:10 emploie le même verbe que Nombres 21:9. Le lien est un motif, et le verbe grec de Jean à cet endroit diffère du verbe de la Septante en Nombres 21:9.
ὑψόωhypsoōélever ; exalterJean 3:14 (twice), 8:28, 12:32, 12:34Jésus le dit en 3:14, 8:28 et 12:32, et la foule le répète en 12:34. Jean ajoute le même commentaire en 12:33 et 18:32 : il signale le genre de mort que Jésus allait mourir. Le lexique de Thayer recense à la fois un sens littéral (élever en haut) et un sens figuré (exalter). Que Jean entende les deux à la fois est une lecture.
נְחֻשְׁתָּןNechushtanNehushtan, le nom donné au serpent de bronze2 Rois 18:4Dans WEB et KJV, celui qui donne le nom est Ézéchias : “he called it Nehushtan.” Strong’s le fait dériver de nechoshet, bronze. Brown-Driver-Briggs rapporte plusieurs propositions, dont “bronze-god” et un lien avec nachash, serpent, et ne tranche pas.
Limites
La comparaison de Jésus porte sur l’élévation et sur la vie qu’elle apporte. Nombres dit que Moïse plaça le serpent sur un poteau, et la Septante dit sur un “signe”, de sorte que “élevé” est bien le mot de Jésus lui-même. Les autres couches que j’énumère, comme le serpent en tant que forme de la malédiction, sont des lectures : Jean 3 ne les énonce pas, et Paul ne mentionne pas le serpent en Romains 8:3 ni en Galates 3:13.
Un sceptique peut dire que le récit n’a besoin d’aucune signification chrétienne. Sagesse de Salomon, un livre juif écrit en grec vers le tournant de notre ère, reprend le récit et parle de “a sign of salvation” (16:6), en ajoutant que celui qui se tourna vers le serpent “was not saved by the thing that he saw, but by thee” (16:7). La Mishnah, un recueil juif compilé vers l’an 200 de notre ère, dit en Rosh Hashanah 3:8 qu’Israël fut guéri lorsqu’il leva les yeux et donna son cœur à Dieu. Le récit était donc lu comme un appel à faire confiance à Dieu sans que la croix soit en vue.
Un agneau auréolé est couché, les pattes liées, sur une dalle de pierre, et les mots latins sous lui se lisent « slain from the foundation of the world » (Apocalypse 13:8). Image représentative : une peinture baroque portugaise d’environ 1670-1684, et non une scène de l’Exode. Le Walters Art Museum note que cette image du Christ en agneau sacrificiel s’inspire de la Pâque, et l’étude la met en regard de Jean 1:29, « Behold, the Lamb of God ».
À l’exode, chaque famille tuait un agneau et mettait son sang sur les montants de la porte, et Dieu dit qu’il passerait par-dessus ces familles. Paul énonce le lien en une seule ligne : Christ, notre Pâque, a été sacrifié. Jean va dans le même sens : le Baptiste appelle Jésus l’Agneau de Dieu, Jean place le procès le jour de la Préparation de la Pâque, et Jean note qu’aucun des os de Jésus n’a été brisé. La seule mention de l’Agneau de Dieu est moins certaine.
Mon évaluation: Mes notes disent “explicit NT identification.” Je l’ai vérifié. En 1 Corinthiens 5:7, Paul écrit que Christ, notre Pâque, a été sacrifié, ce qui répond à mon critère le plus exigeant. Jean 1:29 n’emploie pas le mot Pâque ; le poids repose donc sur Paul et sur les détails que Jean donne plus loin (19:14, 19:36).
L’arc
L’agneauExode 12:3-7 Chaque famille prend un agneau sans défaut, le garde jusqu’au quatorzième jour, le tue au soir et met une partie du sang sur les montants de la porte et sur le linteau. (Le texte)
Passer par-dessusExode 12:13 Dieu dit que, lorsqu’il verra le sang, il passera par-dessus la maison et qu’aucun fléau ne la détruira. (Le texte)
NomméJean 1:29; 1 Corinthiens 5:7; 1 Pierre 1:19 Jean le Baptiste appelle Jésus “the Lamb of God”. Paul dit que Christ, notre Pâque, a été sacrifié. Pierre dit que les croyants ont été rachetés par le sang de Christ, “as of a lamb without blemish or spot”. (Le texte)
Daté et mis à l’épreuveJean 19:14, 19:33-36 Jean place le procès le jour de la Préparation de la Pâque et rapporte que les soldats n’ont pas brisé les jambes de Jésus, en citant l’Écriture. (Le texte) Relier ces détails à l’agneau de la Pâque est le motif. (Le motif)
ClôtureApocalypse 5:6, 12 Dans Apocalypse, un Agneau se tient “as though it had been slain” et est dit digne. (Le texte)
Passages clés
Exode 12:13Type
The blood shall be to you for a token on the houses where you are. When I see the blood, I will pass over youWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, Exode 12:13
וְהָיָה֩ הַדָּ֨ם לָכֶ֜ם לְאֹ֗ת עַ֤ל הַבָּתִּים֙ אֲשֶׁ֣ר אַתֶּ֣ם שָׁ֔ם וְרָאִ֨יתִי֙ אֶת־הַדָּ֔ם וּפָסַחְתִּ֖י עֲלֵכֶ֑םWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Exode 12:13 (first part)
Jean 1:29Antitype
Behold, the Lamb of God, who takes away the sin of the world!World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 1:29
these things happened that the Scripture might be fulfilled, “A bone of him will not be broken.”World English Bible (public domain), 2020 stable text, John 19:36
Christ, our Passover, has been sacrificedWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, 1 Corinthiens 5:7 (the WEB adds “in our place,” which the SBL Greek text does not have)
פֶּסַחpesachPâqueExode 12:11, 21Brown-Driver-Briggs dit que le nom est le plus souvent rattaché au verbe pasach, “pass or spring over,” employé en Exode 12:13 pour Dieu qui passe par-dessus, ou épargne, les maisons. D’autres origines ont été proposées.
πάσχαpaschaPâque (la fête, et l’agneau)1 Corinthiens 5:7; Luc 22:7La forme grecque de pesach. Luc 22:7 dit que la Pâque “must be sacrificed” (le même verbe qu’en 1 Corinthiens 5:7), de sorte que le mot peut désigner l’agneau lui-même.
ἀμνόςamnosagneauJean 1:29, 36; Actes 8:32; 1 Pierre 1:19Dans la Septante, l’ancienne traduction grecque des Écritures hébraïques, l’animal de la Pâque en Exode 12:21 est un probaton, un mouton. Amnos est le mot employé pour l’agneau d’Ésaïe 53:7, que cite Actes 8:32. Le mot de Jean 1:29 ne permet donc pas de trancher de quel agneau il s’agit.
ἀρνίονarnionagneau (forme diminutive)Apocalypse 5:6, 12; 21:22Le mot habituel de Apocalypse pour l’Agneau. C’est un mot différent de celui de Jean 1:29.
Limites
Deux des liens de Jean sont moins exacts qu’ils n’en ont l’air. “Lamb of God” en 1:29 pourrait renvoyer à la Pâque, à l’agneau d’Ésaïe 53:7, ou à Genèse 22:8, “God will provide himself the lamb”, et le grec ne tranche pas. Le passage que Jean cite en 19:36 emploie le nom d’Exode 12:46 et de Nombres 9:12, qui parlent de l’agneau de la Pâque, mais son verbe au passif correspond à Psaume 34:20 (Psaume 33 dans la numérotation de la Septante), qui parle des os d’une personne juste.
La chronologie dépend du calendrier de Jean. Jean place le procès le jour de la Préparation de la Pâque (19:14) et montre les accusateurs de Jésus évitant la souillure afin de pouvoir manger la Pâque (18:28), alors que Marc 14:12 et Luc 22:15 montrent Jésus mangeant le repas de la Pâque la veille au soir. Les Évangiles semblent donner des jours différents, des chercheurs ont proposé plusieurs façons de les concilier, et je ne tranche pas entre elles. Une idée populaire selon laquelle Jésus serait mort à la même heure que celle où l’on tuait les agneaux de la Pâque mélange aussi la sixième heure de Jean, le jugement de Pilate, avec la neuvième heure de Marc pour la mort (Marc 15:34). Josèphe dit que les prêtres tuaient les agneaux de la Pâque de la neuvième à la onzième heure (Jewish War 6.9.3).
Le tabernacle dans le désert vu d’en haut : la tente de la rencontre au fond de sa cour entourée de rideaux, l’autel et le bassin d’ablutions devant elle, et le camp d’Israël tout autour. Image représentative : une eau-forte de 1705 de l’artiste néerlandais Jan Luyken, réalisée pour illustrer La republique des Hebreux de Petrus Cunaeus, une reconstitution d’artiste qui montre la structure derrière le langage de Jean sur la Parole « dressant sa tente » parmi nous (Jean 1:14) et sur le corps de Jésus comme temple (Jean 2:19-21).
Dieu a dit à Moïse de construire un sanctuaire afin d’habiter au milieu de son peuple. Jean dit que la Parole s’est faite chair et a habité parmi nous, en employant un verbe qui signifie dresser sa tente, et il explique la parole de Jésus sur la destruction et le relèvement du temple comme une parole sur le temple de son corps. Hébreux appelle le tabernacle une copie et une ombre des choses célestes. Apocalypse se termine par la demeure de Dieu parmi les hommes et l’absence de temple dans la cité.
Mon évaluation: Mes notes disent “explicit NT identification.” Je l’ai vérifié : Jean 2:21 dit en toutes lettres que Jésus parlait du temple de son corps, et Hébreux 8:5 appelle le tabernacle une copie et une ombre et emploie le mot typos pour le modèle montré à Moïse. Le lien avec la tente en Jean 1:14 est un écho verbal. Je garde l’évaluation très forte parce que l’affirmation explicite de Jean 2:21 concerne le temple de Jérusalem, le tabernacle formant le cadre plus large.
L’arc
Une demeureExode 25:8-9; 40:34 Dieu demande un sanctuaire afin d’habiter au milieu du peuple, construit selon un modèle. À la fin d’Exode, la gloire de Yahweh remplit le tabernacle. (Le texte)
Il a dressé sa tenteJean 1:14 Jean écrit que la Parole s’est faite chair et a habité parmi nous, et que nous avons vu sa gloire. Le verbe grec rendu par “lived” (eskēnōsen) signifie dresser une tente, ou tabernacler. (Le texte) Que cela fasse écho au tabernacle relève du motif. (Le motif)
Le temple de son corpsJean 2:19-22 Jésus dit : “Destroy this temple, and in three days I will raise it up.” Jean dit qu’il parlait du temple de son corps, et que les disciples l’ont compris après la résurrection. (Le texte)
Copie et ombre, et le voileHébreux 8:5; 10:19-20 Hébreux appelle le tabernacle terrestre une copie et une ombre des choses célestes, et dit que l’accès au lieu saint passe par le voile, c’est-à-dire sa chair. (Le texte, dans les propres mots de Hébreux)
Plus de templeApocalypse 21:3, 21:22 La demeure de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux. Il n’y a pas de temple dans la cité, car le Seigneur Dieu et l’Agneau en sont le temple. (Le texte)
Passages clés
Exode 25:8Type
Let them make me a sanctuary, that I may dwell among them.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Exode 25:8
וְעָ֥שׂוּ לִ֖י מִקְדָּ֑שׁ וְשָׁכַנְתִּ֖י בְּתוֹכָֽםWestminster Leningrad Codex (public domain), text as in the OpenScriptures Hebrew Bible, Exode 25:8
Jean 1:14Antitype
The Word became flesh and lived among us. We saw his gloryWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, John 1:14 (the Greek verb behind “lived” is ἐσκήνωσεν, “tabernacled”)
who serve a copy and shadow of the heavenly things, even as Moses was warned by God when he was about to make the tabernacleWorld English Bible (public domain), 2020 stable text, Hébreux 8:5
I saw no temple in it, for the Lord God the Almighty and the Lamb are its temple.World English Bible (public domain), 2020 stable text, Apocalypse 21:22
שָׁכַןshakanhabiter, s’installerExode 25:8 (“I may dwell”)Le nom mishkan, “dwelling” ou “tabernacle” (Exode 25:9), vient de la même racine. Le mot “Shekinah” ne se trouve pas dans ces versets. Exode 40:34 parle de la gloire de Yahweh (kavod) qui remplit le tabernacle, et j’emploie cette formulation.
σκηνόωskēnoōdresser une tente, habiterJean 1:14 (ἐσκήνωσεν); Apocalypse 21:3 (σκηνώσει)Thayer donne “to fix one’s tabernacle” et “abide (or live) in a tabernacle (or tent).” Le même verbe ouvre et ferme le récit : au passé en Jean 1:14, au futur en Apocalypse 21:3. La Septante, l’ancienne traduction grecque des Écritures hébraïques, ne l’emploie pas en Exode 25:8, où elle dit “I will appear among you” (l’anglais de Brenton). Elle emploie en revanche un verbe de la même famille (kataskēnoō) pour shakan en Zacharie 2:10 (2:14 dans le texte hébreu).
כָּבוֹדkavodgloireExode 40:34La Septante a “the tabernacle was filled with the glory of the Lord” (l’anglais de Brenton) en Exode 40:34, que Brenton imprime sous le numéro 40:31. Le grec est δόξης Κυρίου ἐπλήσθη ἡ σκηνή.
δόξαdoxagloireJean 1:14Jean 1:14 contient les mots “We saw his glory” dans la même phrase que le verbe de la tente. L’idée commune est la gloire dans la demeure.
τύποςtyposmodèle, patronHébreux 8:5 (quoting Exode 25:40)Hébreux 8:5 poursuit : “See, you shall make everything according to the pattern that was shown to you on the mountain.” Ici typos désigne le modèle montré à Moïse, ce que Thayer donne comme l’un des sens du mot ; le sens d’une personne ou d’une chose qui préfigure une autre, plus tardive (Romains 5:14), en est un autre. La Septante d’Exode 25:40 a le même mot.
Limites
Le lien avec la tente en Jean 1:14 repose sur un seul verbe. Jean ne mentionne pas Exode à cet endroit, et l’Exode 25:8 de la Septante elle-même n’emploie pas ce verbe. Zacharie 2:10 (2:14 dans le texte hébreu) montre que l’association de shakan avec un verbe de la tente existe ; c’est donc un écho raisonnable, et non une citation.
Jean 2:21 dit clairement que le temple est le corps de Jésus ; ce lien est donc celui de Jean lui-même. Ce que cette parole signifiait pour les premiers auditeurs est une autre question. Ceux qui parlent en 2:20 l’entendent du bâtiment, et Jean dit que les disciples n’ont compris qu’après la résurrection (2:22). Hébreux 8-10 et Apocalypse 21 sont les propres lectures du tabernacle dans le Nouveau Testament, et non des confirmations indépendantes.
Ugolino da Siena a peint cette Cène vers 1325 : Jésus et ses douze disciples sont réunis autour d’une longue table garnie de pains ronds, de bols et de coupes. C’est une image médiévale représentative pour l’étude de la nouvelle alliance à la Cène (Luc 22:19-20), et non un compte rendu de l’événement lui-même.
Jérémie 31:31 promet “a new covenant” dans laquelle Dieu écrit sa loi sur le cœur et pardonne le péché pour de bon. J’ai cherché dans tout le texte hébreu : les mots pour ‘nouvelle alliance’ n’apparaissent nulle part ailleurs. À la Cène, Jésus appelle la coupe “the new covenant in my blood”, et Hébreux 8 cite en entier la promesse de Jérémie et l’applique à lui. Je lui donne l’évaluation maximale. Savoir si ‘nouvelle’ veut dire ‘qui remplace’ est le point sur lequel les lecteurs se divisent.
Mon évaluation: Jésus dit “new covenant” sur la coupe (Luc 22:20; 1 Corinthiens 11:25). Les mots grecs, kainē diathēkē, sont ceux que la Septante emploie pour Jérémie 31:31, dont les mots hébreux pour ‘nouvelle alliance’ n’apparaissent nulle part ailleurs dans la Bible hébraïque. Hébreux 8:8-12 cite ensuite Jérémie 31:31-34 en entier et l’applique à l’œuvre du Christ (8:6; 9:15). C’est une expression concordante, plus une citation directe.
L’arc
Le texteJérémie 31:31-34 Dieu promet “a new covenant with the house of Israel, and with the house of Judah,” à la différence de l’ancienne, “which covenant of mine they broke”. La loi sera mise “in their inward parts” et écrite “in their heart.” Tous connaîtront Dieu, et il va “remember their sin no more.” L’expression hébraïque berit chadashah (‘nouvelle alliance’) n’apparaît qu’ici dans tout le Westminster Leningrad Codex (je l’ai cherchée).
Le texteLuc 22:20; 1 Corinthiens 11:25 Jésus dit : “This cup is the new covenant in my blood, which is poured out for you.” Paul a presque les mêmes mots en 1 Corinthiens 11:25. Le grec est kainē diathēkē (‘nouvelle alliance’), les deux mêmes mots que la Septante (l’ancienne traduction grecque de la Bible hébraïque) emploie dans Jérémie, qu’elle numérote 38:31.
Le motifMarc 14:24; Exode 24:8 Dans le SBLGNT, Marc a to haima mou tēs diathēkēs (‘mon sang de l’alliance’). Moïse a employé presque les mêmes mots lorsqu’il a aspergé de sang au Sinaï : “this is the blood of the covenant” (Exode 24:8). Ainsi, le langage de la coupe fait écho à la cérémonie de l’ancienne alliance autant qu’à Jérémie. L’édition du Majority Text ajoute ‘nouvelle’ en Marc 14:24, et la WEB lit “new covenant” à cet endroit.
Le texteHébreux 8:8-13; 10:16-18 Hébreux cite Jérémie 31:31-34 en 8:8-12 et une partie du passage de nouveau en 10:16-17. Il conclut que “he has made the first obsolete” (8:13). Après la promesse du pardon, il ajoute : “there is no more offering for sin” (10:18).
Le motifÉzéchiel 36:26-27; 2 Corinthiens 3:3, 6 Ézéchiel dit quelque chose de proche avec d’autres mots : “a new heart,” “a new spirit”, et “my Spirit within you”. Paul se dit serviteur de “a new covenant, not of the letter but of the Spirit”, et parle de lettres écrites “not in tablets of stone, but in tablets that are hearts of flesh.” Relier cela à la Pentecôte est une lecture plus tardive, donc je la laisse de côté.
Passages clés
Jérémie 31:31Type
that I will make a new covenant with the house of Israel, and with the house of JudahWorld English Bible (public domain)
הִנֵּה יָמִים בָּאִים נְאֻם־יְהוָה וְכָרַתִּי אֶת־בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת־בֵּית יְהוּדָה בְּרִית חֲדָשָׁהWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Jérémie 31:34Type
for I will forgive their iniquity, and I will remember their sin no moreWorld English Bible (public domain)
כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר־עוֹדWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Exode 24:8Soutien
Look, this is the blood of the covenant, which Yahweh has made with you concerning all these words.World English Bible (public domain)
הִנֵּה דַם־הַבְּרִית אֲשֶׁר כָּרַת יְהוָה עִמָּכֶם עַל כָּל־הַדְּבָרִים הָאֵלֶּהWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Luc 22:20Antitype
This cup is the new covenant in my blood, which is poured out for you.World English Bible (public domain)
בְּרִית חֲדָשָׁהberit chadashahnouvelle allianceJérémie 31:31On ne le trouve qu’ici dans toute la Bible hébraïque (j’ai cherché dans le Westminster Leningrad Codex).
בְּרִיתberitalliance ; accord contraignantJérémie 31:31-34; Exode 24:8La Septante le traduit par diathēkē.
διαθήκηdiathēkēalliance ; aussi ‘testament, dernières volontés’Luc 22:20; Hébreux 8-9Hébreux 9:16-17 est souvent lu comme employant le second sens : “where a last will and testament is, there must of necessity be the death of him who made it.”
πεπαλαίωκενpepalaiōkena rendu vieux ; a rendu obsolèteHébreux 8:13Le lexique de Thayer glose le verbe en Hébreux 8:13 comme ‘to declare a thing to be old and so about to be abrogated’.
Limites
Est-ce que ‘nouvelle’ veut dire ‘qui remplace’ ? Hébreux 8:13 dit que la première alliance est obsolète. Radak (Rabbi David Kimhi, environ 1160 à 1235) lit Jérémie 31 comme la même Torah enfin observée, non comme une nouvelle Torah, et Jérémie 31:35-37 dit qu’Israël ne cessera pas d’être une nation devant Dieu. L’interprétation juive, comme chez Radak, ne lit pas ce passage comme renvoyant à Jésus.
Le SBLGNT imprime Luc 22:19b-20 entre crochets simples, que ses éditeurs utilisent pour un texte douteux. Paul a presque les mêmes paroles sur la coupe en 1 Corinthiens 11:25. Et Jean place le repas de la Pâque après l’arrestation de Jésus (18:28; 19:14), tandis que Luc appelle la Cène un repas de la Pâque (22:15). Je ne tranche pas cette différence.
Dans The Scapegoat (1854-55), William Holman Hunt représente le bouc du jour des Expiations chassé dans le désert, chargé des péchés du peuple (Lévitique 16), sur la rive de la mer Morte. C’est un tableau du XIXe siècle, et non une image ancienne, et le musée indique que Hunt voyait dans le bouc émissaire un pendant du Christ dans l’Ancien Testament.
Une fois par an, le grand prêtre entrait avec du sang dans la pièce intérieure du sanctuaire, et un second bouc emportait les péchés du peuple dans le désert (Lévitique 16). Hébreux 9 et 10 comparent ce jour à la mort du Christ, avec ses propres mots : copie, ombre et une fois pour toutes. Je lui donne l’évaluation maximale. La correspondance des deux boucs et le voile déchiré sont des lectures, et je les signale comme telles.
Mon évaluation: Hébreux met le rite annuel du Jour des Expiations en regard de la mort du Christ, point par point : “once in the year” contre “once for all,” le sang des boucs contre “his own blood” (9:7, 12, 25), et il appelle la loi “a shadow of the good to come” (10:1). C’est une comparaison nommée faite par l’auteur du Nouveau Testament.
L’arc
Le texteLévitique 16:2, 15, 34 Aaron ne peut pas entrer “at just any time” dans le Lieu très saint “within the veil”. Le jour des expiations, il tue le bouc du peuple et fait entrer le sang du bouc. Le texte dit qu’il va “sprinkle it on the mercy seat”, et le rite a lieu “once in the year”.
Le texteLévitique 16:21-22 Un second bouc, laissé en vie, reçoit les péchés du peuple lorsque Aaron pose “both his hands on the head of the live goat”. Il “shall carry all their iniquities on himself to a solitary land” et est relâché dans le désert.
Le texteHébreux 9:7, 12, 25; 13:11-12 Hébreux dit que le grand prêtre entre “once in the year, not without blood”. Le Christ, “through his own blood, entered in once for all”. Il ne s’offre pas souvent, “as the high priest enters into the holy place year by year with blood not his own”. Hébreux 13:11-12 ajoute que les corps des animaux “are burned outside of the camp” (Lévitique 16:27) et que Jésus “suffered outside of the gate.”
Le texteHébreux 8:5; 9:24; 10:1 Hébreux appelle le tabernacle terrestre “a copy and shadow of the heavenly things” et dit que la loi a “a shadow of the good to come, not the very image of the things”. En 9:24, il emploie le mot grec antitypa pour les lieux saints terrestres : “representations of the true”. C’est l’inverse de la façon dont ‘antitype’ est employé dans les écrits chrétiens ultérieurs. Dans Hébreux, le lieu terrestre est la copie et le lieu céleste est la réalité.
La lectureMatthieu 27:51; Hébreux 10:20 Deux liens plus tardifs sont des lectures. Matthieu 27:51 dit que “the veil of the temple was torn in two from the top to the bottom”, et Hébreux 10:20 parle du chemin “through the veil, that is to say, his flesh,” mais Hébreux ne mentionne jamais la déchirure. L’Epistle of Barnabé (généralement datée entre environ 70 et 135 apr. J.-C.) lit les deux boucs comme des images de Jésus. Aucun livre du Nouveau Testament n’emploie le mot de la Septante pour le bouc émissaire (j’ai cherché dans le SBLGNT).
Passages clés
Lévitique 16:34Type
to make atonement for the children of Israel once in the year because of all their sinsWorld English Bible (public domain)
לְכַפֵּר עַל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מִכָּל־חַטֹּאתָם אַחַת בַּשָּׁנָהWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Lévitique 16:22Type
The goat shall carry all their iniquities on himself to a solitary landWorld English Bible (public domain)
וְנָשָׂא הַשָּׂעִיר עָלָיו אֶת־כָּל־עֲוֺנֹתָם אֶל־אֶרֶץ גְּזֵרָהWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Hébreux 9:12Antitype
nor yet through the blood of goats and calves, but through his own blood, entered in once for all into the Holy PlaceWorld English Bible (public domain)
כִּפֶּרkipperfaire l’expiation (littéralement ‘recouvrir’)Lévitique 16:16, 34Le lexique Brown-Driver-Briggs donne ‘cover over, pacify, make propitiation’. Le nom hébreu du jour, Yom ha-Kippurim, vient de la même racine (Lévitique 23:27).
כַּפֹּרֶתkapporetpropitiatoire ; le couvercle d’or de l’archeLévitique 16:2, 15Le lexique Brown-Driver-Briggs préfère ‘propitiatory’ à ‘lid’.
ἱλαστήριονhilastērionpropitiatoire ; ou sacrifice d’expiationHébreux 9:5; Romains 3:25La Septante l’emploie pour kapporet (Exode 25:17; Lévitique 16:2), et Hébreux 9:5 l’emploie pour le propitiatoire. Savoir si Paul entend la même chose en Romains 3:25 est discuté.
ἀντίτυπαantitypacopies, contrepartiesHébreux 9:24Le seul autre emploi dans le Nouveau Testament est antitypon en 1 Pierre 3:21, où le baptême est la contrepartie des eaux du déluge (j’ai cherché dans le SBLGNT).
ἐφάπαξephapaxune fois pour toutesHébreux 9:12Mis en regard du rite annuel de Lévitique 16:34.
σκιάskiaombreHébreux 8:5; 10:1Le lexique de Thayer le glose comme une esquisse ou un contour, mis en regard de eikōn, la ‘ressemblance expresse’ en 10:1.
ὑπόδειγμαhypodeigmacopie, modèle, exempleHébreux 8:5; 9:23Associé à ‘ombre’ en 8:5.
Limites
Hébreux appelle le sanctuaire terrestre une copie, une ombre et un modèle. Appeler le sanctuaire un ‘type’ et la croix son ‘antitype’ est la manière dont les chrétiens ultérieurs emploient ces mots, et le mot antitypa que Hébreux emploie lui-même pour les lieux terrestres va dans l’autre sens. Romains 3:25 est aussi discuté : ‘mercy seat’ (comme en Hébreux 9:5) ou ‘atoning sacrifice’ (le choix de la WEB, avec ‘propitiation’ en note de bas de page).
Le voile déchiré et les deux boucs sont des lectures. Matthieu dit seulement “the veil of the temple”, et le temple avait deux rideaux ; le lexique de Thayer soutient que le Nouveau Testament entend le rideau intérieur. Hébreux ne mentionne jamais la déchirure. La correspondance des deux boucs est établie dans l’Epistle of Barnabé, qui est en dehors du Nouveau Testament.
Gravure de 1575 représentant Aaron dans les vêtements du grand prêtre : le pectoral à douze pierres, l’éphod et la ceinture, le turban et le bas de la robe garni de clochettes décrits en Exode 28, avec un encensoir et un autel. C’est une image représentative du XVIe siècle du prêtre que cette étude compare au Christ.
Sous la loi de Moïse, seul le grand prêtre pouvait entrer dans la pièce intérieure du sanctuaire, une fois par an. Il portait les noms d’Israël sur son cœur et était appelé “the anointed priest”. Hébreux dit que Jésus est le grand prêtre qui est sans péché, qui ne meurt pas et qui s’est offert lui-même une fois pour toutes. Je lui donne l’évaluation maximale parce que Hébreux fait lui-même la comparaison. Un seul verbe hébreu, ‘porter’, relie le grand prêtre, le bouc émissaire et le Serviteur.
Mon évaluation: Hébreux appelle Jésus un “high priest” (2:17; 3:1; 4:14) et le compare point par point au grand prêtre de la loi (5:1-4; 7:27; 10:11-12). C’est une comparaison nommée. Elle repose sur Hébreux seul : je n’ai trouvé aucun autre livre du Nouveau Testament qui appelle Jésus un grand prêtre. Mes notes disent aussi que Jésus ‘implicitly claims priestly authority throughout John’. Je n’ai pas pu étayer cela, donc je l’ai retiré.
L’arc
Le texteExode 28:29, 33-38; Lévitique 4:3 Aaron, le premier grand prêtre, “shall bear the names of the children of Israel in the breastplate of judgment on his heart”. Une plaque d’or sur son front porte l’inscription “HOLY TO YAHWEH”, et une robe garnie de clochettes produit un son qui “shall be heard when he goes in to the holy place before Yahweh, and when he comes out, that he not die”. Lévitique 4:3 l’appelle “the anointed priest”, en hébreu mashiach, le mot qui est à l’origine de ‘Messie’ et du grec ‘Christ’.
Le texteHébreux 4:14-15; 5:1-3 Hébreux dit que tout grand prêtre est “taken from among men” et “surrounded with weakness”, de sorte qu’il doit offrir des sacrifices “for the people, as well as for himself.” Jésus est un grand prêtre “who has passed through the heavens,” tenté “in all points” mais “without sin.” C’est l’auteur qui établit cette comparaison, pas moi.
Le texteHébreux 7:23-27; 10:11-12 Les prêtres sous la loi meurent et doivent être remplacés (7:23). Jésus “lives forever” et s’est offert lui-même “once for all” (7:25, 27). Chaque prêtre “stands day by day” en offrant les mêmes sacrifices, mais Jésus “sat down on the right hand of God” (10:11-12). Être debout et être assis forment le contraste propre à l’auteur.
Le motifExode 28:38; Lévitique 16:22; Ésaïe 53:12 Un seul verbe hébreu, nasa (‘lever, porter, supporter’), relie trois figures : le grand prêtre “shall bear the iniquity” des choses saintes, le bouc du Jour des Expiations “shall carry all their iniquities on himself”, et le Serviteur d’Ésaïe “bore the sins of many”. First Pierre 2:24 dit que le Christ “bore our sins”. Le verbe commun se trouve dans le texte hébreu, mais c’est un verbe très courant (654 emplois d’après mon décompte dans le Westminster Leningrad Codex), de sorte que le lien est un motif, non une preuve. Y voir le Christ est une lecture.
Passages clés
Exode 28:29Type
Aaron shall bear the names of the children of Israel in the breastplate of judgment on his heartWorld English Bible (public domain)
וְנָשָׂא אַהֲרֹן אֶת־שְׁמוֹת בְּנֵי־יִשְׂרָאֵל בְּחֹשֶׁן הַמִּשְׁפָּט עַל־לִבּוֹWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Exode 28:38Type
Aaron shall bear the iniquity of the holy thingsWorld English Bible (public domain)
וְנָשָׂא אַהֲרֹן אֶת־עֲוֺן הַקֳּדָשִׁיםWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Lévitique 4:3Type
if the anointed priest sinsWorld English Bible (public domain)
אִם הַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ יֶחֱטָאWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Hébreux 4:15Antitype
but one who has been in all points tempted like we are, yet without sinWorld English Bible (public domain)
כֹּהֵן גָּדוֹלkohen gadolgrand prêtre (littéralement ‘prêtre grand’)Lévitique 21:10L’hébreu se lit ha-kohen ha-gadol, ‘le prêtre qui est grand’.
מָשִׁיחַmashiachointLévitique 4:3Lévitique l’emploie pour le grand prêtre. Le même mot est à la racine de ‘Messie’.
נָשָׂאnasalever, porter, supporterExode 28:29, 38; Lévitique 16:22; Ésaïe 53:4, 12Le verbe unique derrière le ‘bear’ et le ‘carry’ du grand prêtre, du bouc et du Serviteur. Il est très courant : j’ai compté 654 emplois dans le Westminster Leningrad Codex.
ἀρχιερεύςarchiereusgrand prêtreHébreux 2:17; 3:1; 4:14Le titre que Hébreux donne à Jésus.
ἐφάπαξephapaxune fois pour toutesHébreux 7:27; 9:12; 10:10Le mot apparaît cinq fois dans le Nouveau Testament, dont trois dans Hébreux (j’ai compté dans le SBLGNT).
ἐκάθισενekathisenil s’est assisHébreux 10:12Mis en regard de “stands” (hestēken) en 10:11. Certains lecteurs entendent un écho du mot de Jésus sur la croix, tetelestai (‘c’est accompli’, Jean 19:30) ; ce lien est une lecture.
Limites
Jésus venait de Judah, non de Levi, et Hébreux le dit : “if he were on earth, he would not be a priest at all” (8:4), et Moïse “spoke nothing concerning priesthood” pour Judah (7:14). Hébreux répond avec Melchisédek, de sorte que cette étude dépend de celle-là.
Seul Hébreux appelle Jésus un grand prêtre. Les Évangiles ne le font pas, et la lettre ne nomme pas son auteur. Un lecteur qui n’accepte pas l’argument de Hébreux n’a pas de second témoin du Nouveau Testament pour ce lien.
Le panneau de Dieric Bouts tiré du retable de la Cène à Louvain (1464-68) montre Melchisédek, prêtre et roi de Salem, apportant du pain et du vin à Abraham (Genèse 14). C’est une image représentative : le pain et le vin sont précisément ce que cette étude relie au sacerdoce du Christ.
Genèse 14 consacre à Melchisédek trois versets : un roi de Salem et prêtre du Dieu Très-Haut qui bénit Abraham et reçoit un dixième. Psaume 110:4 nomme un prêtre “forever in the order of Melchizedek.” Hébreux 5 à 7 cite ce verset et l’applique à Jésus. Je lui donne l’évaluation maximale parce que Hébreux cite le verset et fait lui-même la comparaison. Le lien entre le pain et le vin et la Cène est une lecture plus tardive.
Mon évaluation: Hébreux cite Psaume 110:4 et l’applique à Jésus (5:6; 7:17), et dit que Melchisédek a été “made like the Son of God” (7:3). C’est une citation directe et une comparaison nommée. Mes notes disent aussi que Jésus l’implique en Marc 12:35-37. Ce passage cite Psaume 110:1, et non 110:4, donc j’ai retiré cet appui.
L’arc
Le texteGenèse 14:18-20 Melchisédek est “king of Salem”. Il “brought out bread and wine” et “was priest of God Most High.” Il bénit Abram, et Abram lui donne un dixième de tout. Salem est un ancien nom abrégé de Jérusalem (comparez Psaume 76:2 dans les Bibles anglaises, où il correspond à Sion), et Genèse ne dit rien de plus à son sujet.
Le textePsaume 110:4; Hébreux 7:20-21 Un psaume dit que Yahweh “has sworn” : “You are a priest forever in the order of Melchizedek.” L’expression hébraïque al-divrati (‘selon l’ordre de’) est rare, et ailleurs la même construction signifie ‘à cause de’ (Eccl 3:18; 7:14; 8:2), de sorte que son sens exact est incertain. La Septante la traduit par le mot grec taxis (‘ordre’), et Hébreux suit cette traduction. Hébreux 7:20-21 insiste sur le serment : les prêtres lévitiques ont été “made priests without an oath”, mais Jésus est devenu prêtre “with an oath”.
Le texteHébreux 5:6; 7:1-3, 17 Hébreux cite Psaume 110:4 en 5:6 et 7:17 et l’applique à Jésus. Il lit le nom Melchisédek comme ‘roi de justice’ et Salem comme ‘roi de paix’ (7:2). Il dit qu’il était “without father, without mother, without genealogy” et “made like the Son of God”. La première partie est un argument tiré de ce que Genèse ne dit pas.
Le texteHébreux 7:4-12, 23-25 L’argument comporte trois étapes. Abraham a donné un dixième à Melchisédek, donc (dit Hébreux) Levi, “yet in the body of his father”, l’a donné lui aussi. Si le sacerdoce lévitique avait rendu les gens parfaits, aucun autre prêtre n’aurait été nécessaire (7:11), et “the priesthood being changed” signifie “a change made also in the law” (7:12). Les prêtres sous la loi meurent, mais Jésus “lives forever to make intercession” (7:25).
La lectureGenèse 14:18; Hébreux 7 Hébreux ne mentionne jamais le pain et le vin. Cyprien, un évêque mort en 258, a écrit que chez Melchisédek ‘we see prefigured the sacrament of the sacrifice of the Lord’ (Letter 63, appelée Epistle 62 dans d’anciennes éditions anglaises). Depuis, de nombreux auteurs chrétiens ont relié le pain et le vin à la Cène. Je tiens cela pour une lecture, non pour du texte.
Passages clés
Genèse 14:18Type
Melchizedek king of Salem brought out bread and wine. He was priest of God Most High.World English Bible (public domain)
וּמַלְכִּי־צֶדֶק מֶלֶךְ שָׁלֵם הוֹצִיא לֶחֶם וָיָיִן וְהוּא כֹהֵן לְאֵל עֶלְיוֹןWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Psaume 110:4Type
Yahweh has sworn, and will not change his mind: “You are a priest forever in the order of Melchizedek.”World English Bible (public domain)
נִשְׁבַּע יְהוָה וְלֹא יִנָּחֵם אַתָּה־כֹהֵן לְעוֹלָם עַל־דִּבְרָתִי מַלְכִּי־צֶדֶקWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Hébreux 5:6Antitype
As he says also in another place, “You are a priest forever, after the order of Melchizedek.”World English Bible (public domain)
without father, without mother, without genealogy, having neither beginning of days nor end of life, but made like the Son of GodWorld English Bible (public domain)
מַלְכִּי־צֶדֶקMalki-tsedeq‘mon roi est justice’ ou ‘roi de justice’Genèse 14:18; Psaume 110:4Le lexique Brown-Driver-Briggs lit le nom comme ‘my king is Zedek’ (tsedeq signifie ‘justice’). Hébreux 7:2 donne le grec basileus dikaiosynēs (‘roi de justice’). Jérémie 23:6 nomme un roi à venir “Yahweh our righteousness” ; y entendre Melchisédek est une lecture.
שָׁלֵםShalemSalem ; apparenté à shalom, ‘paix’Genèse 14:18Hébreux 7:2 donne basileus eirēnēs (‘roi de paix’). Le lexique Brown-Driver-Briggs prend Salem pour une forme abrégée de Jérusalem. Ésaïe 9:6 appelle un enfant à venir “Prince of Peace” ; cet écho est lui aussi une lecture.
עַל־דִּבְרָתִיal-divrati‘selon l’ordre de’ (incertain)Psaume 110:4Le lexique Brown-Driver-Briggs donne ‘cause, reason, manner’ et prend l’expression ici comme ‘after the order, or manner, of’, mais comme ‘because of’ en Ecclesiastes 3:18; 7:14; 8:2. La Septante lit kata tēn taxin (‘selon l’ordre’).
ἀγενεαλόγητοςagenealogētossans généalogieHébreux 7:3C’est le seul endroit où le mot apparaît dans le Nouveau Testament (j’ai cherché dans le SBLGNT).
ἀφωμοιωμένοςaphōmoiōmenosrendu semblableHébreux 7:3On ne le trouve lui aussi qu’ici dans le Nouveau Testament. Il dit que Melchisédek a été rendu semblable au Fils.
ἀπαράβατοςaparabatospermanent ; qui ne passe pas à un autreHébreux 7:24On ne le trouve lui aussi qu’ici dans le Nouveau Testament.
Limites
Genèse consacre à Melchisédek trois versets, si bien que Hébreux s’appuie sur ce qui n’est pas dit : ni parents, ni naissance, ni mort. La tradition juive a lu ce silence autrement. Rashi (mort en 1105) rapporte le midrash (un ancien récit rabbinique) selon lequel Melchisédek est Shem, le fils de Noé, ce qui lui donne une famille.
Genèse 14 ne dit pas que le pain et le vin étaient une offrande. Rashi donne deux lectures juives : un repas pour des hommes fatigués par la bataille, ou une allusion aux offrandes de grain et aux libations que les descendants d’Abraham apporteraient plus tard à Jérusalem. Le passage à la Cène est chrétien.
La peinture de Pieter Lastman de 1621 montre le grand poisson qui rejette Jonas près d’un rivage rocheux. Elle illustre le signe de Jonas que Jésus a rattaché à son propre ensevelissement et à sa résurrection (Matthieu 12:40).
Jonas et la résurrection
MAXIMALE
Jonas 1:17-2:10→Matthieu 12:38-42; Luc 11:29-32; Matthieu 16:4→1 Corinthiens 15:3-4
Jonas passe “three days and three nights” dans un énorme poisson et prie depuis “the belly of Sheol”, le lieu des morts. Quand on lui demande un signe, Jésus dit que seul “the sign of Jonah the prophet” sera donné, et que le Fils de l’homme sera “three days and three nights in the heart of the earth.” Je lui donne l’évaluation maximale parce que Jésus fait lui-même la comparaison. La version de Luc est plus courte, et le décompte des jours est discuté.
Mon évaluation: En Matthieu 12:39-40, Jésus nomme “the sign of Jonah the prophet” et compare Jonas, “three days and three nights in the belly of the huge fish”, au Fils de l’homme, “three days and three nights in the heart of the earth.” C’est une comparaison nommée faite par Jésus lui-même, telle que Matthieu la rapporte. La version de Luc omet les trois jours ; la lecture par la résurrection repose donc sur Matthieu.
L’arc
Le texteJonas 1:17; 2:2, 6 Yahweh prépare “a huge fish”, et Jonas reste dans son ventre “three days and three nights.” Depuis l’intérieur, il dit qu’il a crié “Out of the belly of Sheol” (Sheol est le mot hébreu pour le lieu des morts) et que “you have brought my life up from the pit”. Les Bibles anglaises numérotent le verset du poisson 1:17. Le texte hébreu le numérote 2:1.
Le texteMatthieu 12:38-40 Quand des scribes et des pharisiens demandent un signe, Jésus répond que “no sign will be given to it but the sign of Jonah the prophet”, et explique : “so will the Son of Man be three days and three nights in the heart of the earth.” Le grec de Matthieu pour ‘dans le ventre de l’énorme poisson trois jours et trois nuits’ est mot pour mot le grec de la Septante pour Jonas 2:1 : en tē koilia tou kētous treis hēmeras kai treis nyktas. La Septante est l’ancienne traduction grecque de la Bible hébraïque.
Le texteMatthieu 12:41-42 Jésus ajoute que les hommes de Nineveh “repented at the preaching of Jonah; and behold, someone greater than Jonah is here.” Le mot grec pleion (‘plus, plus grand’) est au neutre ; il se lit donc ‘quelque chose de plus grand’. Jésus se place au-dessus de Jonas, puis au-dessus de Salomon (12:42).
Le texteLuc 11:29-32; Matthieu 16:4 Luc présente la même demande de signe mais l’explique autrement : “For even as Jonah became a sign to the Ninevites, so the Son of Man will also be to this generation.” Luc n’a ni poisson ni trois jours. Matthieu 16:4 répète “the sign of the prophet Jonah” sans explication. La lecture par la résurrection dépend donc de Matthieu 12:40.
Le motifMatthieu 12:40; Esther 4:16; 5:1; 1 Corinthiens 15:4 Le décompte des jours est discuté, et selon la chronologie habituelle du vendredi au dimanche, Jésus est resté dans le tombeau pendant deux nuits, et non trois. La Bible compte aussi des parties de jour comme des jours : Esther ordonne un jeûne de “three days, night or day” (Esther 4:16), puis apparaît “on the third day” (5:1). Paul dit que le Christ a été ressuscité “on the third day” (1 Corinthiens 15:4). Je ne tranche pas sur ce décompte.
Passages clés
Jonas 1:17Type
Yahweh prepared a huge fish to swallow up Jonah, and Jonah was in the belly of the fish three days and three nights.World English Bible (public domain)
וַיְמַן יְהוָה דָּג גָּדוֹל לִבְלֹעַ אֶת־יוֹנָה וַיְהִי יוֹנָה בִּמְעֵי הַדָּג שְׁלֹשָׁה יָמִים וּשְׁלֹשָׁה לֵילוֹתWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted; this verse is Jonah 2:1 in the Hebrew numbering
Jonas 2:6Type
yet you have brought my life up from the pit, Yahweh my GodWorld English Bible (public domain)
וַתַּעַל מִשַּׁחַת חַיַּי יְהוָה אֱלֹהָיWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted; this verse is Jonah 2:7 in the Hebrew numbering
Matthieu 12:40Antitype
so will the Son of Man be three days and three nights in the heart of the earth.World English Bible (public domain)
דָּג גָּדוֹלdag gadolgrand poissonJonas 1:17 (Hebrew 2:1)L’hébreu dit seulement ‘grand poisson’. La WEB a “huge fish”.
κῆτοςkētosmonstre marin ; énorme poissonMatthieu 12:40; Septuagint Jonas 2:1Le lexique de Thayer le glose par ‘monstre marin, baleine, énorme poisson’. La Septante a kētei megalō (‘un grand monstre marin’) pour dag gadol.
שְׁאוֹלShe’olSheol, le lieu des mortsJonas 2:2 (Hebrew 2:3)Le lexique Brown-Driver-Briggs le glose par ‘monde souterrain’ et dit que son origine est incertaine.
καρδία τῆς γῆςkardia tēs gēscœur de la terreMatthieu 12:40Matthieu ne dit pas ce que cela signifie. Le tombeau et les profondeurs de Sheol sont deux lectures possibles.
σημεῖονsēmeionsigneMatthieu 12:38-39Le “sign” que Jésus donne est celui de Jonas.
πλεῖονpleionplus, plus grand (neutre)Matthieu 12:41La forme neutre se lit ‘quelque chose de plus grand’. La WEB a “someone greater”.
Limites
Luc 11:30 donne au signe un sens différent : Jonas “became a sign to the Ninevites,” et le Fils de l’homme sera un signe pour cette génération. Un lecteur sceptique peut dire que Matthieu 12:40 est l’explication propre à Matthieu, et que sans elle le signe est l’appel de Jonas à se repentir.
Jonas ne meurt pas dans le récit. Il est vivant dans le poisson et y prie, et le langage de la mort dans sa prière (Sheol, la fosse) décrit un sauvetage au bord de la mort. La correspondance avec la mort et la résurrection réelles de Jésus est l’interprétation de Jésus, et ne fait pas partie de l’intrigue de Jonas. Le décompte des trois jours et trois nuits ne correspond pas non plus, mot pour mot, à la chronologie habituelle du vendredi au dimanche.
Une page de la Silos Apocalypse, un manuscrit espagnol daté de 1109, illustre la vision de Daniel en Daniel 7 : quatre bêtes qui sortent de la mer sous une figure trônante dans un cadre en forme d’amande entouré d’anges. C’est une illustration médiévale représentative de la scène de l’Ancien des jours (Daniel 7:2-10), réalisée en 1109.
Le Fils de l’homme de Daniel et Jésus
MAXIMALE
Daniel 7:13-14→Marc 14:61-62; Matthieu 26:64; Luc 22:69→Apocalypse 1:7
En Daniel 7, “one like a son of man” vient avec les nuées auprès de l’Ancien des jours et reçoit un royaume éternel. Quand le grand prêtre demande à Jésus s’il est le Christ, Jésus répond avec les mots de Daniel sur le Fils de l’homme venant avec les nuées. Je lui donne l’évaluation maximale parce que les mots correspondent de près. L’explication de Daniel lui-même dit que “the saints of the Most High” reçoivent le royaume, ce qui est la principale objection.
Mon évaluation: Jésus répond au grand prêtre avec les mots de Daniel, “coming with the clouds of the sky” (Marc 14:62 ; Matthieu 26:64 a “coming on the clouds of the sky”). C’est un écho verbal étroit, dans ses propres mots, tel que les Évangiles le rapportent. Une réserve : il s’agit d’un titre tiré d’une vision, et non d’un événement qui se répète ; le mot ‘type’ ne lui convient donc que de façon lâche.
L’arc
Le texteDaniel 7:13-14 La vision est en araméen (une langue étroitement apparentée à l’hébreu, employée pour certaines parties de Daniel), et non en hébreu. Elle montre “one like a son of man” (kebar enash, qui signifie simplement ‘un être humain’) qui vient “with the clouds of the sky” auprès de l’Ancien des jours et reçoit la domination, la gloire et un royaume, “that all the peoples, nations, and languages should serve him”. Le verbe araméen pour ‘servir’, pelach, signifie ‘rendre révérence à, servir une divinité’ dans le lexique Brown-Driver-Briggs. Daniel l’emploie pour le vrai Dieu (3:17 ; 6:16) et pour les dieux du roi (3:12, 18).
Le texteMarc 14:61-64 Le grand prêtre demande : “Are you the Christ, the Son of the Blessed?” Jésus répond : “I am. You will see the Son of Man sitting at the right hand of Power, and coming with the clouds of the sky.” Le grand prêtre déchire ses vêtements et dit qu’ils ont entendu “the blasphemy”. Jésus a joint Daniel 7:13 à Psaume 110:1 (“Sit at my right hand”).
Le texteMatthieu 26:64; Luc 22:69 Les autres Évangiles le formulent autrement : Matthieu a “coming on the clouds of the sky”, et Luc a seulement “seated at the right hand of the power of God”. En grec, le meta tōn nephelōn de Marc (‘avec les nuées’) correspond à l’araméen et au Daniel grec que Brenton imprime, qui est la version de Théodotion, un traducteur grec du deuxième siècle apr. J.-C. L’epi tōn nephelōn de Matthieu (‘sur les nuées’) correspond au Vieux-Grec, la traduction grecque plus ancienne de Daniel 7:13. La citation est donc plus libre que ne le disent mes notes.
Le motifPsaume 104:3; Ésaïe 19:1; Psaume 68:4 Ailleurs dans la Bible hébraïque, chevaucher les nuées est ce que fait Dieu. Il “makes the clouds his chariot” (Psaume 104:3), “rides on a swift cloud” (Ésaïe 19:1), et il est celui “who rides on the clouds” (Psaume 68:4). Une figure d’apparence humaine qui arrive sur les nuées convient à un rôle divin. J’appelle cela un motif, et je donne l’objection plus bas.
Le motifMarc 2:10; 8:31; Actes 7:56; Apocalypse 1:7 L’expression “the Son of Man” apparaît 81 fois dans les quatre Évangiles du SBLGNT selon mon décompte (Matthieu 30, Marc 14, Luc 25, Jean 12), presque toujours dans les propres paroles de Jésus. Ces paroles se classent en trois groupes : l’autorité sur la terre (Marc 2:10), la souffrance (Marc 8:31) et la venue (Marc 14:62). Étienne voit “the Son of Man standing at the right hand of God” (Actes 7:56), debout là où Marc le montre assis. Apocalypse 1:7 joint Daniel 7:13 à “those who pierced him”.
Passages clés
Daniel 7:13Type
behold, there came with the clouds of the sky one like a son of manWorld English Bible (public domain)
וַאֲרוּ עִם־עֲנָנֵי שְׁמַיָּא כְּבַר אֱנָשׁ אָתֵה הֲוָהWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Daniel 7:14Type
that all the peoples, nations, and languages should serve himWorld English Bible (public domain)
וְכֹל עַמְמַיָּא אֻמַיָּא וְלִשָּׁנַיָּא לֵהּ יִפְלְחוּןWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Daniel 7:18Soutien
But the saints of the Most High will receive the kingdom, and possess the kingdom foreverWorld English Bible (public domain)
וִיקַבְּלוּן מַלְכוּתָא קַדִּישֵׁי עֶלְיוֹנִין וְיַחְסְנוּן מַלְכוּתָא עַד־עָלְמָאWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Marc 14:62Antitype
I am. You will see the Son of Man sitting at the right hand of Power, and coming with the clouds of the sky.World English Bible (public domain)
כְּבַר אֱנָשׁkebar enashcomme un fils d’homme ; comme un être humainDaniel 7:13Le lexique Brown-Driver-Briggs glose bar enash par ‘un fils d’homme, être humain’.
עִם־עֲנָנֵי שְׁמַיָּאim ananei shemayyaavec les nuées du cielDaniel 7:13La préposition araméenne est ‘im, ‘avec’.
פְּלַחpelachrendre révérence à, servir (une divinité)Daniel 7:14; 3:17; 6:16La glose du lexique Brown-Driver-Briggs. En Daniel 7:27, le même verbe est employé pour ‘toutes les dominations’.
ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπουho huios tou anthrōpoule Fils de l’hommeMarc 14:62Avec l’article, l’expression fonctionne comme un titre. J’ai compté 81 emplois avec l’article dans les quatre Évangiles, plus Jean 5:27, qui n’a pas d’article.
μετὰ τῶν νεφελῶνmeta tōn nephelōnavec les nuéesMarc 14:62; Apocalypse 1:7Matthieu 26:64 et 24:30 ont epi tōn nephelōn, ‘sur les nuées’.
ἐγώ εἰμιegō eimiJe suisMarc 14:62Cela peut être un simple ‘oui’ ou un écho du nom divin. Matthieu et Luc formulent la réponse autrement.
Limites
Daniel 7 explique la vision et dit que “the saints of the Most High will receive the kingdom” (7:18) et que le royaume “will be given to the people of the saints of the Most High” (7:27). Un lecteur sceptique peut prendre le ‘fils d’homme’ comme une image de ce peuple saint. Jésus se l’applique à lui-même en tant que personne ; cette étape est la sienne, et je la marque comme une lecture.
La raison pour laquelle le grand prêtre a appelé blasphème la réponse de Jésus est discutée, et ‘Je suis’ dans Marc peut être un simple ‘oui’. Matthieu a “You have said so”, et Luc a “You say it, because I am.” Je ne tranche pas cette question.
Le Christ en Homme de douleurs, avec la couronne d’épines, les plaies et les trois croix du Golgotha derrière lui. Cette image représentative des Pays-Bas, peinte vers 1545-1550 par l’atelier de Maarten van Heemskerck, montre comment Ésaïe 53:3 (version du roi Jacques : « a man of sorrows ») a façonné l’image du procès et de la mort de Jésus.
Le Serviteur souffrant, le procès de Jésus et sa mort
MAXIMALE
Ésaïe 52:13-53:12→Actes 8:32-35; Luc 22:37; Matthieu 8:17; Jean 12:38; Romains 10:16; 1 Pierre 2:22-25→Apocalypse 5:6
Ésaïe 53 décrit un serviteur de Yahweh qui est “despised and rejected by men,” “pierced for our transgressions”, silencieux comme un agneau, et qui “bore the sins of many”. Le Nouveau Testament cite ce chapitre en au moins six endroits. Jésus cite le verset 12 à propos de lui-même, et en Actes 8 Philippe part d’Ésaïe 53 et parle de Jésus à un officier éthiopien. Je lui donne l’évaluation maximale. Qui était le serviteur pour les premiers lecteurs reste discuté.
Mon évaluation: Le Nouveau Testament cite Ésaïe 53 en au moins six endroits : Matthieu 8:17, Luc 22:37, Jean 12:38, Actes 8:32-33, Romains 10:16 et 1 Pierre 2:22. En Luc 22:37, Jésus cite le verset 12 à propos de lui-même, et en Actes 8:35 Philippe part de ce passage et “preached to him about Jesus.” C’est une citation directe et une identification nommée.
L’arc
Le texteÉsaïe 53:3-7 Le serviteur est “despised and rejected by men”, et “he was pierced for our transgressions. He was crushed for our iniquities.” Comme “a lamb that is led to the slaughter”, il “didn’t open his mouth”. Le poème passe sans cesse de ‘il’ à ‘notre’ : nos transgressions, nos iniquités, notre paix.
Le texteMatthieu 8:17; Luc 22:37; Jean 12:38; Actes 8:32-33; Romains 10:16; 1 Pierre 2:22 Au moins six passages du Nouveau Testament citent Ésaïe 53 : Matthieu 8:17 (verset 4), Luc 22:37 (verset 12), Jean 12:38 (verset 1), Actes 8:32-33 (versets 7-8), Romains 10:16 (verset 1) et 1 Pierre 2:22 (verset 9). En Luc 22:37, celui qui parle est Jésus : “this which is written must still be fulfilled in me: ‘He was counted with transgressors.’”
Le texteActes 8:32-35 Un officier éthiopien lit à voix haute Ésaïe 53:7-8 et demande : “Who is the prophet talking about? About himself, or about someone else?” Philippe, “beginning from this Scripture, preached to him about Jesus.” La citation dans Actes suit la Septante, l’ancienne traduction grecque, qui formule ces lignes un peu autrement que l’hébreu.
Le motifMarc 15:5; Matthieu 27:57; Ésaïe 53:9 À Pilate (Marc 15:5), Jésus “made no further answer”, comme le serviteur “didn’t open his mouth.” Il fut enterré par “a rich man from Arimathaea named Joseph” (Matthieu 27:57), et Ésaïe 53:9 place le serviteur “with a rich man in his death”. Ces correspondances sont réelles, mais Matthieu et Marc ne les relient pas à Ésaïe dans ces versets.
La lectureÉsaïe 53:10-11; 1 Pierre 2:24 Ésaïe dit que lorsque l’âme du serviteur est faite “an offering for sin”, “he will see his offspring” et “will prolong his days”, et au verset 11 “he will see the light”. Les manuscrits de la mer Morte et la Septante ont “the light” ; le texte hébreu standard ne l’a pas (la WEB le signale dans une note de bas de page). Les chrétiens lisent tout le poème comme le serviteur prenant sur lui ce que ‘nous’ méritons, et ces lignes comme une vie après la mort. First Pierre 2:24 dit que Jésus “bore our sins in his body on the tree”.
Passages clés
Ésaïe 53:7Type
As a lamb that is led to the slaughter, and as a sheep that before its shearers is silentWorld English Bible (public domain)
כַּשֶּׂה לַטֶּבַח יוּבָל וּכְרָחֵל לִפְנֵי גֹזְזֶיהָ נֶאֱלָמָהWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Ésaïe 53:12Type
because he poured out his soul to death and was counted with the transgressors; yet he bore the sins of manyWorld English Bible (public domain)
תַּחַת אֲשֶׁר הֶעֱרָה לַמָּוֶת נַפְשׁוֹ וְאֶת־פֹּשְׁעִים נִמְנָה וְהוּא חֵטְא־רַבִּים נָשָׂאWestminster Leningrad Codex (public domain), as given in the Open Scriptures Hebrew Bible (WLC 4.20); vowel points kept, cantillation marks and meteg omitted
Luc 22:37Antitype
this which is written must still be fulfilled in me: ‘He was counted with transgressors.’World English Bible (public domain)
עַבְדִּיavdimon serviteurÉsaïe 52:13; 49:3Le mot hébreu eved signifie serviteur. Ésaïe 49:3 appelle le serviteur “Israel”, et 42:1 et 52:13 disent “my servant”. Les spécialistes regroupent couramment quatre passages d’Ésaïe sous le nom de ‘Chants du Serviteur’ (42:1-4 ; 49:1-6 ; 50:4-9 ; 52:13 à 53:12).
נָשָׂאnasalever, porter, supporterÉsaïe 53:4, 12Le même verbe est employé pour le grand prêtre (Exode 28:38) et pour le bouc émissaire (Lévitique 16:22).
ἀναφέρωanapherōporter en haut ; offrir ; porter (des péchés)Septuagint Ésaïe 53:12; 1 Pierre 2:24; Hébreux 7:27; 9:28La Septante d’Ésaïe 53:12 dit que le serviteur ‘porta’ (anēnenke) les péchés de beaucoup. Pierre (1 Pierre 2:24) et Hébreux (9:28) emploient le même verbe pour le Christ, et Hébreux 7:27 l’emploie pour son offrande de lui-même. Le lexique de Thayer relie Hébreux 9:28 à Ésaïe 53:12.
מְחֹלָלmecholaltranspercé ; blesséÉsaïe 53:5Les anciennes versions anglaises lisent ‘blessé’, la WEB “pierced”. La racine peut signifier transpercer ou blesser (Brown-Driver-Briggs).
אָשָׁםashamoffrande pour la culpabilitéÉsaïe 53:10Le lexique Brown-Driver-Briggs note que ce mot est employé pour l’offrande pour la transgression en Lévitique 5.
ἀμνόςamnosagneauActes 8:32; Jean 1:29Actes cite la Septante d’Ésaïe 53:7. Jean le Baptiste emploie le même mot pour Jésus.
ἄφωνοςaphōnossans voix ; silencieuxActes 8:32Le mot de la Septante pour l’agneau silencieux.
ἀρνίονarnionagneau (forme diminutive)Apocalypse 5:6Le mot de Apocalypse pour l’Agneau immolé est arnion, et non amnos.
Limites
Qui est le serviteur ? Ésaïe 49:3 dit “You are my servant, Israel”. Rashi (mort en 1105) lit le chapitre 53 comme désignant le peuple Israel, et une ancienne traduction araméenne, le Targum Jonathan, lit 52:13 comme ‘mon serviteur le Messie’. Actes 8:34 montre que la question était déjà ouverte ; la lecture chrétienne est donc l’une de celles-ci.
Deux liens de mes notes ne tiennent pas. Marc 15:28 (“counted with transgressors”) est absent du SBLGNT, bien que la WEB, qui suit le Majority Text, l’inclue. Jean relie le coup de lance à Zacharie 12:10, et les os non brisés à Exode 12:46 ou à Psaume 34:20, et non à Ésaïe 53. Ésaïe 53 ne mentionne d’ailleurs jamais la crucifixion ; le verbe hébreu qui se trouve derrière ‘transpercé’ peut aussi signifier ‘blessé’.
Chaque note de recherche, chaque étude et les passages qu’elles partagent. Touchez un point pour lire ce que c’est et tout ce à quoi il est relié. Cherchez un verset ou un mot.
Langues
Ce que disent réellement l’hébreu et le grec
Cinq études de mots et de réseaux de mots, chacune divisée entre ce qui est établi et ce qui est contesté. Les deux dernières (la manière dont la Septante a traduit des mots clés, et la variante 666 contre 616 en Apocalypse 13:18) montrent l’habitude que j’applique aux documents de famille : comparer les copies et dire quels témoins soutiennent quelle leçon.
Moïse élève le serpent d’airain sur une perche tandis que des Israélites mordus par des serpents lèvent les yeux et sont sauvés (Nombres 21:6-9), la scène que Jean 3:14 compare à l’élévation du Fils de l’homme. Image représentative : une gravure réalisée entre 1720 et 1728 par Cornelis Huyberts d’après Gerard Hoet pour une Bible illustrée d’Amsterdam.
La famille de mots nachash
Le mot hébreu pour le serpent d’Eden, nachash, ressemble par le son à un verbe de divination et au mot pour le bronze, nechoshet. Nombres 21:9 place côte à côte le mot du serpent et le mot du bronze, et cette ressemblance sonore est vérifiable. On discute pour savoir si ces mots partagent une même racine, ou si nachash désigne un être brillant. Les dictionnaires de référence disent serpent.
Établi
Le texte : Genèse 3:1 appelle la créature הַנָּחָשׁ (hannachash, ‘le serpent’). Le lexique hébreu de référence BDB (1906) glose nachash par ‘serpent’. Il classe Genèse 3:1 sous ‘tentateur rusé’ et le serpent de bronze de Nombres 21:9 et de 2 Rois 18:4 sous ‘image de bronze’.
Le texte : Un verbe distinct, avec les trois mêmes consonnes (נחש), signifie ‘pratiquer la divination’ ou ‘observer des signes’ : Genèse 30:27 ; Genèse 44:5 (la coupe de Joseph) ; interdit en Lévitique 19:26 et Deutéronome 18:10. Un nom apparenté pour ‘présage’ ou ‘enchantement’ se trouve en Nombres 23:23. Strong’s les répertorie comme trois entrées distinctes (H5175 serpent, H5172 verbe, H5173 nom), et BDB donne aussi au verbe sa propre entrée.
Le texte : Le mot hébreu pour le bronze ou le cuivre est נְחֹשֶׁת (nechoshet). Nombres 21:9 porte נְחַשׁ נְחֹשֶׁת (nechash nechoshet), ‘un serpent de bronze’. Le premier mot est la forme de nachash employée devant un autre nom. Les deux mots commencent par les consonnes נ-ח-ש, et nechoshet ajoute un tav final ; ils se ressemblent donc à l’oreille.
Le motif : Les lecteurs entendent couramment un jeu de mots dans nechash nechoshet et dans le nom Nehushtan (2 Rois 18:4), qui ressemble à la fois à ‘serpent’ et à ‘bronze’. C’est une observation littéraire juste. Elle ne montre pas à elle seule que les deux mots partagent une même racine ou un même sens.
Le texte : 2 Rois 18:4 dit que le roi Ézéchias mit en pièces le serpent de bronze que Moïse avait fait, parce qu’en ces jours-là Israel lui brûlait de l’encens, et l’appela Nehushtan (נְחֻשְׁתָּן).
Le texte : Le mot hébreu שָׂרָף (saraph, ‘brûlant’) est employé sept fois en tout. Il désigne des serpents en Nombres 21:6 (הַנְּחָשִׁים הַשְּׂרָפִים, ‘les serpents, les saraphs’), en Nombres 21:8 et en Deutéronome 8:15, et un ‘saraph volant’ en Ésaïe 14:29 et 30:6. Le pluriel שְׂרָפִים (seraphim) désigne les êtres à six ailes au-dessus du trône en Ésaïe 6:2 et 6:6. BDB donne deux entrées : I, un serpent ; II, les seraphim.
Le texte : La Septante (la traduction grecque des Écritures hébraïques, commencée au troisième siècle av. J.-C. et dont on dit traditionnellement qu’elle fut réalisée à Alexandrie) a ‘deadly serpents’ dans l’anglais de Brenton (τοὺς ὄφεις τοὺς θανατοῦντας) pour la paire de Nombres 21:6, et ὄφιν χαλκοῦν, un serpent de bronze, en 21:9. Le jeu de sonorités hébreu a disparu en grec. En Ésaïe 6:2, le grec a σεραφίμ, un mot d’emprunt ; les traducteurs grecs ont donc traité différemment les deux emplois. (Édition de Brenton, pp. 204 et 841 de l’imprimé.)
Le texte : Apocalypse 12:9 et 20:2 appellent le dragon ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος (littéralement ‘le serpent ancien’ ; ‘the old serpent’ dans la WEB) et le nomment le diable et Satan. En 2 Corinthiens 11:3, Paul dit que le serpent a trompé Ève par sa ruse. En 11:14, il dit que Satan se déguise en ange de lumière. (SBL Greek New Testament.)
Le motif : L’idée que le serpent d’Eden était le diable est plus ancienne que Apocalypse. La Sagesse de Salomon, livre juif écrit en grec et ne faisant pas partie de la Bible hébraïque, dit dans la WEB que la mort est entrée dans le monde par l’envie du diable (Wisdom 2:24). Elle ne mentionne ni Eden ni le serpent ; c’est donc une idée voisine, et non une preuve.
Le motif : Mes notes enchaînent ces mots en un circuit. Le serpent de Genèse 3:1 mène au serpent de bronze de Nombres 21:9, puis à Jean 3:14 et à la croix ; il mène aussi au serpent ancien de Apocalypse 12:9 et 20:2, qui est lié. Trois maillons figurent dans le texte : Nombres 21:9 fait le serpent de bronze, Jean 3:14 le compare au Fils de l’homme, et Apocalypse 12:9 appelle le dragon le serpent ancien. Le passage de la créature d’Eden aux serpents du désert, et tout sens de ‘celui qui brille’, est un motif ou une lecture, et non une affirmation du texte.
Contesté
Le motif : Savoir si le mot du serpent, le verbe de divination et le mot du bronze viennent d’une même racine. Strong’s fait dériver nachash ‘serpent’ du verbe, qui, dit-il, signifiait ‘siffler’. BDB donne les deux comme entrées distinctes, appelle la racine une imitation apparente d’un sifflement, et signale une opinion plus ancienne selon laquelle le verbe vient du nom du serpent. Il nomme une difficulté : l’araméen a le verbe mais non le nom.
Le motif : Savoir si le mot du bronze introduit l’idée de ‘brillant’ dans le mot du serpent. BDB donne nechoshet comme un mot à part, avec des apparentés en phénicien, en syriaque, en arabe et en éthiopien, et qualifie le bronze travaillé de ‘poli’ et de ‘brillant’ (1 Rois 7:45 ; Esdras 8:27). Strong’s (1890) suppose qu’un mot apparenté pour le cuivre vient du même verbe (peut-être au sens de résonner) ou de la couleur rouge de la gorge d’un serpent qui siffle. Ni BDB ni Strong’s ne dit que nachash lui-même signifie ‘brillant’.
La lecture : Savoir si Genèse 3:1 devrait se lire comme un titre tel que ‘celui qui brille’ plutôt que ‘serpent’. Presque toutes les versions anglaises, y compris la KJV et la WEB, disent serpent ou snake ; une traduction moderne, l’ISV, rend le mot par un titre. C’est l’affirmation principale dans les arguments tirés des écrits publiés d’un apologiste chrétien. C’est une proposition d’interprétation, et non le sens du dictionnaire.
Le motif : Savoir si les seraphim d’Ésaïe 6 et les serpents ardents de Nombres 21 sont une seule sorte d’être. Pour : c’est le même mot, Ésaïe 14:29 et 30:6 ont un ‘saraph volant’, et BDB appelle les seraphim d’Ésaïe ‘probablement apparentés’ au mot du serpent, comme des êtres d’abord représentés avec des corps de serpent (il propose aussi une autre idée, la foudre). Contre : BDB donne toujours deux entrées, et les traducteurs grecs ont traité différemment les deux emplois. (Bibliographie, non ouverte : K. R. Joines, ‘Winged Serpents in Ésaïe’s Inaugural Vision’, Journal of Biblical Literature 86, 1967.)
La lecture : L’‘ange de lumière’ de Paul (2 Corinthiens 11:14) se dit de faux apôtres. Il ne dit pas que le serpent d’Eden brillait, et il ne relie pas le verset à Genèse 3:1. L’utiliser pour montrer que le nachash était un être brillant est une lecture.
La lecture : Que le ‘serpent ancien’ de Apocalypse soit le serpent d’Eden. Apocalypse ne cite pas Genèse 3. Les chrétiens l’ont lu ainsi dès les débuts, et Genèse 3 lui-même ne nomme jamais Satan.
La lecture : Que Genèse 3:1 signifie ‘l’enchanteur’ à cause du verbe de divination. Genèse 3 ne dit jamais que le serpent pratiquait la divination, et le verbe est employé à propos de personnes (Genèse 44:5 ; Deutéronome 18:10). Un lien sonore entre des mots ne montre pas ce qu’un auteur voulait dire.
Termes
נָחָשׁnachashserpentGenèse 3:1; Nombres 21:9; Deutéronome 8:15Strong’s H5175. BDB donne ‘tentateur rusé’ (Genèse 3:1) et ‘image de bronze’ (Nombres 21:9 ; 2 Rois 18:4) comme sens.
נָחַשׁnachash (verb)pratiquer la divination, observer des signesGenèse 30:27; Genèse 44:5; Lévitique 19:26; Deutéronome 18:10Strong’s H5172. Strong’s suppose que le sens de la racine est ‘siffler’.
נַחַשׁnachash (noun)présage, enchantementNombres 23:23Strong’s H5173. Une entrée distincte du nom du serpent.
נְחֻשְׁתָּןNechushtanle nom donné au serpent de bronze2 Rois 18:4Strong's H5180.
שָׂרָףsaraphbrûlant ; un serpent ardent et venimeuxNombres 21:6, 8; Deutéronome 8:15; Ésaïe 14:29; 30:6Strong’s H8314, du verbe ‘brûler’ (H8313).
שְׂרָפִיםseraphimceux qui brûlent ; les êtres à six ailes de la vision d’ÉsaïeÉsaïe 6:2, 6BDB le donne comme une entrée à part (II) et le dit ‘probablement apparenté’ au mot du serpent.
ὄφιςophisserpent (grec)Genèse 3:1 and Nombres 21:9 (Septuagint); Jean 3:14; Apocalypse 12:9Strong's G3789.
ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖοςho ophis ho archaiosle serpent ancien (originel)Apocalypse 12:9; 20:2Strong’s G744 : originel, primitif.
ὄφιν χαλκοῦνophin chalkounun serpent de bronze (Septante)Nombres 21:9 (Septuagint)Le grec n’a pas de jeu de sonorités avec l’hébreu nechash nechoshet.
σεραφίμseraphimmot d’emprunt grec pour l’hébreu seraphimÉsaïe 6:2 (Septuagint)Employé en Ésaïe 6, et non en Nombres 21.
Passages clés
Genèse 3:1Type
Now the serpent was more subtle than any animal of the field which Yahweh God had made.World English Bible (public domain)
וְהַנָּחָשׁ הָיָה עָרוּם מִכֹּל חַיַּת הַשָּׂדֶה אֲשֶׁר עָשָׂה יְהוָה אֱלֹהִיםWestminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Nombres 21:9Type
Moses made a serpent of bronze, and set it on the pole.World English Bible (public domain)
וַיַּעַשׂ מֹשֶׁה נְחַשׁ נְחֹשֶׁת וַיְשִׂמֵהוּ עַל־הַנֵּסWestminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Nombres 21:6Soutien
And the LORD sent fiery serpents among the peopleKing James Version (public domain)
וַיְשַׁלַּח יְהוָה בָּעָם אֵת הַנְּחָשִׁים הַשְּׂרָפִיםWestminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Nombres 21:6 (Septuagint)Soutien
And the Lord sent among the people deadly serpentsBrenton's English translation (public domain)
Καὶ ἀπέστειλε Κύριος εἰς τὸν λαὸν τοὺς ὄφεις τοὺς θανατοῦνταςBrenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan
Ésaïe 6:2Soutien
Above him stood the seraphim. Each one had six wings.World English Bible (public domain)
שְׂרָפִים עֹמְדִים מִמַּעַל לוֹ שֵׁשׁ כְּנָפַיִם שֵׁשׁ כְּנָפַיִם לְאֶחָדWestminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
2 Rois 18:4Soutien
He also broke in pieces the bronze serpent that Moses had madeWorld English Bible (public domain)
וְכִתַּת נְחַשׁ הַנְּחֹשֶׁת אֲשֶׁר־עָשָׂה מֹשֶׁהWestminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Jean 3:14Antitype
As Moses lifted up the serpent in the wilderness, even so must the Son of Man be lifted up,World English Bible (public domain)
The great dragon was thrown down, the old serpent, he who is called the devil and Satan, the deceiver of the whole world.World English Bible (public domain)
Une page de Massore décorée d’une Bible hébraïque réalisée en Espagne au XIVe siècle (avant 1366). Un cadre bleu, rose et or entoure des colonnes de Massore, les notes des scribes qui consignent la façon dont les mots et les graphies apparaissent afin que le texte puisse être copié exactement. C’est un manuscrit massorétique représentatif, et non le Leningrad Codex lui-même, qui est le manuscrit à l’origine du texte du Westminster Leningrad Codex.
Termes hébreux clés
Voici les mots hébreux sur lesquels s’appuie l’étude : arbre de vie, au commencement, serpent, bronze, ceux qui brûlent, cherubim, habiter, travailler, garder, pain, agneau et propitiatoire. Chacun a été vérifié sur le Westminster Leningrad Codex et sur les numéros habituels de Strong’s. La plupart sont des mots ordinaires du dictionnaire. Quelques-uns pèsent plus lourd dans mes notes que ne le leur accordent les dictionnaires.
Établi
Le texte: Tous les numéros de Strong du tableau de mes notes correspondent aux étiquettes de lemme du texte du Westminster Leningrad Codex (H7225, H5175, H5172, H5178, H8314, H3742, H7931, H5647, H8104, H3899, H7716, H3727; 'tree of life' correspond à H6086 plus H2416).
Le texte: עֵץ הַחַיִּים (etz hachayyim, 'the tree of life') se trouve dans Genèse 2:9, 3:22 et 3:24. Le grec ξύλον ζωῆς se trouve dans Apocalypse 2:7, 22:2, 22:14 et 22:19 (SBL Greek New Testament).
Le texte: BDB recense l'expression עֵץ (ה)חַיִּים, avec ou sans article, dans Genesis 2:9, 3:22 et 3:24, ainsi que dans Proverbs 3:18, 11:30, 13:12 et 15:4. Dans Proverbs, la WEB emploie 'a tree of life' comme figure de la sagesse, du fruit des justes, du désir comblé et d'une langue douce. L'expression est donc aussi une image ordinaire dans les proverbes hébreux.
Le texte: Genèse 2:15 place l'homme dans le jardin לְעָבְדָהּ וּלְשָׁמְרָהּ ('to cultivate and keep it' dans la WEB), avec les verbes עָבַד (avad, « travailler » ou « servir ») et שָׁמַר (shamar, « garder » ou « protéger »). Genesis 3:24 dit que les chérubins furent placés לִשְׁמֹר ('to guard' dans la WEB) le chemin vers l'arbre de la vie, avec le même verbe שָׁמַר.
Le texte: Les deux mêmes verbes, travailler et garder, sont employés pour les fonctions des Lévites à la tente de la rencontre dans Nombres 3:7-8. Dans Nombres 8:26, un Lévite plus âgé peut encore garder la charge mais ne fait plus le travail.
Le texte: חַיִּים (chayyim) a une forme plurielle, mais BDB le classe comme un 'plural abstract emphatic' signifiant « vie ». Deuteronomy 30:19 emploie la même forme dans 'choose life'. 'Tree of lives' donne au pluriel plus de poids que le dictionnaire ne le permet.
Le texte: שֶׂה (seh) désigne un animal du troupeau, un mouton ou une chèvre. Exode 12:5 dit 'You shall take it from the sheep or from the goats.' « Agneau » est la traduction habituelle, mais le mot ne se limite pas aux agneaux.
Le texte: Exode 25:18-22 décrit deux chérubins d'or aux extrémités du כַּפֹּרֶת (kapporet), le couvercle de l'arche. En 25:22, Dieu dit qu'il parlera avec Moïse d'au-dessus de ce couvercle, entre les deux chérubins.
Le texte: Exode 25:8 se lit וְשָׁכַנְתִּי בְּתוֹכָם ('that I may dwell among them'). Le nom מִשְׁכָּן (mishkan, « demeure, tabernacle ») vient de la même racine (Strong's H4908).
Le motif: עָרוּם (arum, « rusé », Genèse 3:1) et עֲרוּמִּים (arummim, « nus », Genèse 2:25) partagent les consonnes de la racine ע-ר-ם, et les deux versets se suivent. Strong's leur donne des numéros distincts (H6175 et H6174) mais les fait dériver tous deux d'un même verbe (H6191). Beaucoup de lecteurs y entendent un jeu de mots.
Le texte: Le verbe qui place les chérubins dans Genèse 3:24 est וַיַּשְׁכֵּן ('he caused to dwell'), de la racine shakan (H7931). La WEB le rend par 'placed'. La même racine donne mishkan, le tabernacle. La racine commune est un fait qui concerne les mots; savoir si elle relie Éden au tabernacle est une affirmation de motif.
Contesté
Le texte: Comment lire Genèse 1:1. La WEB lit 'In the beginning, God created' et prend בְּרֵאשִׁית comme une expression complète. Rashi (XIe siècle) soutenait que le mot est à une forme liée, de sorte que le verset ouvre une phrase plus longue qui commence au début de la création de Dieu. Jean 1:1 fait écho aux premiers mots de la traduction grecque; il ne dépend donc pas de la résolution de ce point.
La lecture: Savoir si le pluriel חַיִּים (« vies ») ajoute un sens à 'tree of life'. Mes notes disent qu'il peut renvoyer à une vie inépuisable. BDB le traite comme la forme ordinaire du mot pour « vie », de sorte que cette affirmation va au-delà du dictionnaire.
Le motif: Savoir si les séraphins d'Isaiah ressemblent à des serpents. Le sens du dictionnaire de saraph est « brûlant ». La seconde entrée de BDB les dit 'probably akin' au mot pour serpent, mais cela fait débat (voir la note sur nachash).
Le motif: Savoir si Adam est un gardien à la manière d'un prêtre. Les deux verbes de Genesis 2:15 sont aussi employés pour les Lévites, et mes notes y voient un motif sacerdotal. Aucun document ne le dit, et le verset lui-même dit seulement 'to cultivate and keep it' (WEB).
Termes
עֵץ הַחַיִּיםetz hachayyiml'arbre de la vieGenèse 2:9; 3:22, 24; Apocalypse 2:7; 22:2H6086 (arbre) + H2416 (vie). BDB: chayyim est un 'plural abstract emphatic' signifiant « vie ».
בְּרֵאשִׁיתbereshitau commencementGenèse 1:1H7225. Rashi le lisait comme 'at the beginning of'.
נָחָשׁnachashserpentGenèse 3:1; Nombres 21:9H5175. Voir la note sur nachash.
נָחַשׁnachash (verb)pratiquer la divinationGenèse 30:27; 44:5H5172.
נְחֹשֶׁתnechoshetcuivre, bronzeNombres 21:9H5178.
שְׂרָפִיםseraphimceux qui brûlentÉsaïe 6:2; Nombres 21:6 (saraph)H8314.
כְּרוּבִיםkeruvimchérubins (pluriel, donc deux ou plus)Genèse 3:24; Exode 25:18-22H3742. Strong's: 'of uncertain derivation'.
שָׁכַןshakandemeurer, résiderExode 25:8; 40:35H7931. Le nom mishkan, « demeure », en vient (H4908).
שֶׂהsehun animal du troupeau, un mouton ou une chèvreExode 12:3-5H7716. Exode 12:5 admet 'from the sheep or from the goats'.
כַּפֹּרֶתkapporetle couvercle de l'arche (« propitiatoire »)Exode 25:17-22H3727, du verbe kaphar (couvrir, expier) selon Strong's. 'Mercy seat' est le rendu anglais traditionnel.
the tree of life in the middle of the gardenWorld English Bible (public domain)
וְעֵץ הַחַיִּים בְּתוֹךְ הַגָּןWestminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Genèse 2:15Type
Yahweh God took the man, and put him into the garden of Eden to cultivate and keep it.World English Bible (public domain)
וַיִּקַּח יְהוָה אֱלֹהִים אֶת־הָאָדָם וַיַּנִּחֵהוּ בְגַן־עֵדֶן לְעָבְדָהּ וּלְשָׁמְרָהּ׃Westminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Genèse 3:24Type
he placed cherubim at the east of the garden of EdenWorld English Bible (public domain)
וַיַּשְׁכֵּן מִקֶּדֶם לְגַן־עֵדֶן אֶת־הַכְּרֻבִיםWestminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Exode 25:8Soutien
Let them make me a sanctuary, that I may dwell among them.World English Bible (public domain)
וְעָשׂוּ לִי מִקְדָּשׁ וְשָׁכַנְתִּי בְּתוֹכָם׃Westminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Exode 25:22Soutien
There I will meet with you, and I will tell you from above the mercy seat, from between the two cherubimWorld English Bible (public domain)
וְנוֹעַדְתִּי לְךָ שָׁם וְדִבַּרְתִּי אִתְּךָ מֵעַל הַכַּפֹּרֶת מִבֵּין שְׁנֵי הַכְּרֻבִיםWestminster Leningrad Codex (public domain), text via the Open Scriptures Hebrew Bible, WLC 4.20; cantillation accents, paseq and meteg removed, consonants and vowel points unchanged
Un feuillet des Freer Gospels (Codex Washingtonianus), un évangéliaire grec dont le texte original date du IVe ou du Ve siècle. Ce feuillet appartient à une section de remplacement (Jean 1:1-5:11) ajoutée vers le VIIe siècle. C’est une image représentative tirée du fac-similé photographique de 1912, et la page porte Jean 1:26-36, dont « Behold, the Lamb of God » (Jean 1:29).
Termes grecs clés
Voici les mots grecs sur lesquels s'appuie l'étude, comme logos (mot), kepouros (jardinier), hypsoo (élever) et typos (type). Chacun a été vérifié dans le SBL Greek New Testament et compté. Certains liens tiennent bien, comme l'ancien serpent dans Apocalypse. D'autres reposent sur des mots ordinaires, comme gynai (femme), où le lien vient du récit et non du mot.
Établi
Le texte: Jean 1:1 s'ouvre sur Ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ λόγος ('In the beginning was the Word'). L'Ancien Testament grec (édition de Brenton) ouvre Genèse 1:1 par les deux mêmes premiers mots, Ἐν ἀρχῇ. Seuls ces deux mots sont identiques; le reste des deux versets diffère.
Le texte: κηπουρός (kepouros, « jardinier ») n'apparaît qu'une fois dans le Nouveau Testament, dans John 20:15, où Mary, 'supposing him to be the gardener', parle à Jésus. Un mot qui n'apparaît qu'une seule fois dans un ensemble d'écrits s'appelle un hapax legomenon (en grec « dit une fois »). Strong's le forme à partir de κῆπος (jardin) et d'un mot signifiant « gardien ».
Le texte: κῆπος (kepos, « jardin ») se trouve dans Jean 18:1, 18:26 et 19:41 (deux fois), et dans Luc 13:19. Seul Jean dit qu'il y avait un jardin à l'endroit de la crucifixion. Matthieu 27:60, Marc 15:46 et Luc 23:53 mentionnent un tombeau taillé dans le roc et aucun jardin.
Le texte: ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος (littéralement 'the ancient serpent'; 'the old serpent' dans la WEB) se trouve dans Revelation 12:9 et 20:2. Les deux versets ajoutent 'the devil and Satan'.
Le texte: ὑψόω (hypsoo, 'to lift up, to exalt') est employé dans John 3:14 (deux fois), 8:28, 12:32 et 12:34. En 12:33, John ajoute que Jesus a dit cela 'signifying by what kind of death he should die' (WEB). Ainsi Jean lui-même relie 'lifted up' à la manière de la mort. Le verbe est aussi employé pour l'exaltation dans Actes 2:33 et 5:31.
Le texte: Le grec de Nombres 21:9 dit que Moïse « dressa » le serpent de bronze sur un signal (ἔστησεν αὐτὸν ἐπὶ σημείου). Il ne dit pas 'lifted up'. Le verbe ὑψόω apparaît dans le grec d'Ésaïe 52:13, que Brenton rend par 'and be exalted, and glorified exceedingly' (ὑψωθήσεται, καὶ δοξασθήσεται σφόδρα). Ainsi 'lifted up' dans Jean 3:14 est le choix de mots de Jean, et non une copie du grec de Nombres.
Le texte: ἀμνός (amnos, « agneau ») est employé dans Jean 1:29, Jean 1:36, Actes 8:32 et 1 Pierre 1:19. ἀρνίον (arnion, « agneau », forme diminutive) apparaît 29 fois dans Apocalypse. Dans 28 d'entre elles, il désigne Christ; l'exception est 13:11, une bête avec des cornes 'like a lamb'. Mes notes indiquaient 28 emplois au total; le compte complet est 29.
Le texte: σκηνόω (skenoo, 'to live in a tent') est employé dans Jean 1:14 ('lived among us', littéralement 'pitched his tent') et dans Revelation 7:15, 12:12, 13:6 et 21:3. σκηνή (skene, « tente ») est le mot de l'Ancien Testament grec pour le tabernacle (par exemple Exode 40:34-35 dans Brenton).
Le texte: ἱλαστήριον (hilasterion) est employé dans Romains 3:25 et Hébreux 9:5. Dans Hébreux 9:5, il désigne clairement le propitiatoire au-dessus de l'arche, avec les chérubins au-dessus de lui. L'Ancien Testament grec l'emploie pour le kapporet hébreu (Exodus 25:17, Brenton: 'a propitiatory, a lid of pure gold').
Le texte: τύπος (typos) signifie une marque, une empreinte, un modèle ou un exemple. C'est le 'print of the nails' de Jean 20:25, le 'pattern' montré à Moses dans Hebrews 8:5 et les 'examples' de 1 Corinthians 10:6. Dans Romans 5:14, Adam est un τύπος de celui qui devait venir, que la WEB rend par 'foreshadowing' et la KJV par 'figure'.
Le texte: L'adverbe τυπικῶς (« comme types ») se trouve dans 1 Corinthians 10:11, et ἀντίτυπος (antitypos, 'corresponding to, a copy') dans Hebrews 9:24 et 1 Peter 3:21. Ces mots donnent leur nom à la typologie (l'étude des types) et à l'antitype. Certains manuscrits lisent τύποι au lieu de τυπικῶς en 10:11.
Le texte: γύναι (gynai, « femme », employé pour s'adresser à une femme) est ce que Jesus dit à sa mère (John 2:4; 19:26), à la Samaritaine (John 4:21) et à Mary Magdalene (John 20:15). Les anges l'emploient en 20:13. Jésus l'emploie aussi envers une Cananéenne (Matthew 15:28) et envers une femme qu'il guérit (Luc 13:12).
Le texte: πνεῦμα ζῳοποιοῦν (pneuma zoopoioun, « esprit qui donne la vie ») se trouve dans 1 Corinthiens 15:45, où Paul dit que 'the last Adam' est devenu cela. La phrase fait suite à sa citation selon laquelle le premier Adam devint une âme vivante (Genèse 2:7).
Contesté
Le motif: Savoir si γύναι relie Marie, ou la mère de Jésus, à Ève. Le mot est une formule d'adresse polie ordinaire (Matthew 15:28; Luke 13:12; John 4:21), de sorte que le lien n'est pas dans le mot. Il repose sur le cadre d'Éden. La liste des paroles « femme » de mes notes omet Jean 4:21.
Le motif: Savoir si κηπουρός a été choisi pour faire de Jésus le nouvel Adam. Le texte dit seulement que Marie supposait qu'il était le jardinier, ce qui est naturel dans un jardin. Le lien avec Adam vient de Genesis 2:15 ('to cultivate and keep it' dans la WEB). 1 Corinthians 15:45 est le seul verset qui appelle Christ 'the last Adam'.
La lecture: Savoir si Jean veut dire à la fois « élevé physiquement » et « exalté » en 3:14. Jean 12:33 appuie le premier sens, et Actes 2:33 et 5:31 montrent le verbe au sens d'exalter. Que Jean joue sur les deux à la fois est une interprétation de son intention.
Le motif: Savoir si le 'print of the nails' (τύπον, Jean 20:25) fait allusion à la typologie. Dans ce verset, τύπος a son sens ordinaire de marque. Le mot partagé est une coïncidence de vocabulaire, et aucune source ouverte pour cette étude ne dit que Jean voulait un jeu de mots.
La lecture: Comment traduire ἱλαστήριον dans Romains 3:25. La KJV elle-même a 'propitiation' ici et 'mercyseat' dans Hébreux 9:5 pour le même mot. Traducteurs et spécialistes choisissent différemment entre propitiatoire, propitiation (détourner la colère) et expiation (ôter le péché).
πνεῦμα ζῳοποιοῦνpneuma zōopoiounesprit qui donne la vie1 Corinthiens 15:45Strong's G4151 et G2227.
τύποςtyposmarque, modèle, exemple, figureJean 20:25; Romains 5:14; 1 Corinthiens 10:6; Hébreux 8:5Strong's G5179. La WEB a 'foreshadowing' dans Romains 5:14; la KJV a 'figure'.
τυπικῶςtypikōscomme types, à titre d'exemple1 Corinthiens 10:11Employé une seule fois dans le Nouveau Testament. Le SBL Greek New Testament lit τυπικῶς συνέβαινεν; le texte byzantin (RP) lit τύποι συνέβαινον, 'happened as types'.
ἀντίτυποςantityposcorrespondant à; une copieHébreux 9:24; 1 Pierre 3:21Dans Hébreux 9:24, il désigne la copie terrestre, et non l'accomplissement.
Passages clés
Jean 1:1Soutien
In the beginning was the Word, and the Word was with God, and the Word was God.World English Bible (public domain)
The great dragon was thrown down, the old serpent, he who is called the devil and Satan, the deceiver of the whole world.World English Bible (public domain)
Un feuillet du Washington Manuscript de Deutéronome et Josué, un codex grec de la Septante écrit en Égypte au début du Ve siècle. C’est une image représentative : la planche provient du fac-similé photographique de 1910, et non d’une photographie moderne de l’original. La page contient Deutéronome 5:9-16, une partie des Dix Commandements, en grandes capitales grecques.
Les choix de mots de l'Ancien Testament grec
La Septante est la traduction grecque des Écritures hébraïques, commencée au IIIe siècle av. J.-C. Le tableau de mes notes sur ses choix de mots a été vérifié dans l'édition de Brenton. La plupart des entrées tiennent: en arche, xylon zoes, ophis, cheroubim. Deux demandent de la prudence: le mot hébreu pour demeure n'est pas toujours rendu par le verbe de la tente, et Genèse 3:15 dit surveiller, et non frapper.
Établi
Le texte: Les numéros de versets imprimés par Brenton dans Genèse 3 ont un numéro d'avance sur la numérotation biblique habituelle, parce qu'il compte le grec 2:25 comme 3:1. Son 3:2 est le 3:1 habituel, son 3:16 est le 3:15 habituel, et son 3:25 est le 3:24 habituel. Quiconque confronte le texte de Brenton à une Bible moderne doit le savoir.
Le texte: Genèse 1:1 s'ouvre sur Ἐν ἀρχῇ ἐποίησεν ὁ Θεὸς τὸν οὐρανὸν καὶ τὴν γῆν ('In the beginning God made the heaven and the earth'). Genèse 2:9 lit τὸ ξύλον τῆς ζωῆς ('the tree of life') pour עֵץ הַחַיִּים.
Le texte: ξύλον (xylon) est le mot grec ordinaire pour le bois, une bûche, un gourdin ou un arbre (Matthieu 26:47; Luc 23:31). Le Nouveau Testament l'emploie pour la croix dans Acts 5:30, 10:39 et 13:29, Galatians 3:13 et 1 Peter 2:24, et pour l'arbre de la vie dans Apocalypse 2:7, 22:2, 22:14 et 22:19.
Le texte: Galates 3:13 cite 'Cursed is everyone who hangs on a tree' (ἐπὶ ξύλου), précédé de 'it is written'. Les mots viennent de Deuteronomy 21:23, que l'Ancien Testament grec formule ainsi: κεκατηραμένος ὑπὸ Θεοῦ πᾶς κρεμάμενος ἐπὶ ξύλου. Paul le formule un peu différemment. Ainsi la source citée pour la formulation sur l'arbre est Deutéronome, et non Genèse 2:9.
Le texte: Genèse 3:1 rend נָחָשׁ par ὄφις et עָרוּם (« rusé ») par φρονιμώτατος (« le plus prudent »). Genèse 2:25 dit que les deux étaient γυμνοί (« nus »), de sorte que le jeu de mots hébreu sur « rusé » et « nus » ne survit pas en grec.
Le texte: Genèse 2:15 et Genèse 3:24 emploient tous deux φυλάσσειν (« garder ») pour l'hébreu שָׁמַר. L'homme fut mis dans le jardin pour le travailler (ἐργάζεσθαι) et le garder, et les chérubins furent postés « pour garder » le chemin vers l'arbre de la vie. Le même verbe grec apparaît aux deux endroits.
Le texte: Genèse 2:7 dit que Dieu ἐνεφύσησεν (« a soufflé sur ») le visage de l'homme. Le seul emploi de ce verbe dans le Nouveau Testament est John 20:22, où Jesus 'breathed on' les disciples. Le même verbe est employé quand Elijah souffle sur un enfant mort (3 Kingdoms 17:21 dans Brenton, 1 Kings 17:21 dans les Bibles anglaises); il n'est donc pas exclusif à Genèse.
Le texte: Genèse 2:8 et 3:24 appellent Éden un παράδεισος (« paradis »), un mot d'emprunt d'origine orientale selon Strong's, et non un κῆπος. Jean 19:41 emploie κῆπος pour le jardin du tombeau, de sorte que le lien entre Éden et le jardin du tombeau ne repose pas sur un mot grec commun.
Le texte: Genèse 3:24 a χερουβίμ, une orthographe du pluriel hébreu. Le tableau de mes notes donne χερουβίν; Brenton imprime ici χερουβίμ (Χερουβίν est la forme de Hébreux 9:5).
Le texte: Genèse 3:15 dans Brenton se lit αὐτός σου τηρήσει κεφαλήν, καὶ σὺ τηρήσεις αὐτοῦ πτέρναν ('he shall watch against thy head, and thou shalt watch against his heel'). τηρέω signifie surveiller, garder ou protéger. La note de bas de page de Brenton indique d'autres leçons, πλήξει et πλήξεις (« frapper »).
Le texte: Le verbe hébreu שׁוּף (shuph) est rare: Genèse 3:15 deux fois, Job 9:17 et Psaume 139:11. BDB le glose 'bruise' (et note des cognats araméens signifiant 'rub off' ou 'grind') et Strong's 'snap at'. Aucun des deux lexiques ne le glose 'crush'. La KJV et la WEB disent 'bruise'.
Le texte: La Vulgate latine (telle qu'imprimée sur vulgate.org) lit ipsa conteret caput tuum et tu insidiaberis calcaneo eius. Le Douay-Rheims anglais placé à côté a 'she shall crush thy head, and thou shalt lie in wait for her heel.' Le latin emploie deux verbes différents, et ipsa est féminin. Ma note ne donne que conteret.
Le texte: La Septante rend l'hébreu shakan de différentes manières. Exodus 25:8 a ὀφθήσομαι ἐν ὑμῖν ('I will appear among you'), Exode 40:35 a ἐπεσκίαζεν ('overshadowed'), et Zechariah 2:10 et 8:3 ont κατασκηνώσω ('I will dwell', de la famille du verbe de la tente). Le tableau de mes notes est donc exact pour Zechariah, mais pas pour les versets d'Exode.
Le texte: Exode 25:17 rend כַּפֹּרֶת par ἱλαστήριον ἐπίθεμα (Brenton: 'a propitiatory, a lid of pure gold'). Hébreux 9:5 emploie ἱλαστήριον pour le propitiatoire.
Le texte: Réponses à mes propres questions de recherche. Nombres 21:6 donne 'deadly serpents' (ὄφεις θανατοῦντες) dans l'anglais de Brenton, alors que Isaiah 6:2 translittère σεραφίμ. Le jeu de mots nachash et nechoshet de Numbers 21:9 n'est pas conservé (ὄφιν χαλκοῦν). Mes notes citent aussi une question sur la façon dont Hébreux cite les Psaumes en grec; cela n'a pas été vérifié.
Le texte: L'introduction de Brenton dit que les apôtres ont utilisé la Septante 'more often than not' dans leurs citations, et que 'in not a few places they do not follow it'. La phrase de mes notes selon laquelle ils la citent 'overwhelmingly' va au-delà.
Contesté
Le texte: Pourquoi Genèse 3:15 dit « surveiller ». La raison des traducteurs n'est pas connue, et le sens du verbe hébreu est lui aussi incertain. Mes notes suggèrent qu'une ancienne tradition juive a atténué le sens messianique, mais aucune source ouverte pour cette étude ne le dit. La note de bas de page de Brenton donne πλήξει ('he will strike') comme autre leçon, de sorte que la tradition grecque n'est pas uniforme.
La lecture: Que la croix soit l'arbre de la vie parce que les deux sont appelés ξύλον. Le mot partagé est réel, mais ξύλον est le mot courant pour bois ou arbre. Les auteurs du Nouveau Testament qui l'emploient pour la croix s'appuient peut-être sur Deuteronomy 21:23. Savoir s'ils ont voulu faire écho à Genèse 2:9, ou si Jean l'a voulu, est une lecture.
Le texte: Quel texte grec compte comme « la Septante ». Il n'existe pas de texte unique et fixe. Le texte imprimé de Brenton est réputé suivre le Codex Vaticanus (un manuscrit de la Bible grecque du IVe siècle), et ses notes de bas de page signalent des leçons du manuscrit alexandrin et de l'édition imprimée aldine; quiconque le cite devrait donc nommer l'édition. La note de bas de page de Brenton lui-même sur Genèse 3:15 montre des leçons variantes.
Termes
Ἐν ἀρχῇEn archēau commencementGenèse 1:1; Jean 1:1Strong's G746.
ξύλον τῆς ζωῆςxylon tēs zōēsl'arbre de la vieGenèse 2:9; 3:22, 24; Apocalypse 22:2ξύλον est le mot ordinaire pour bois ou arbre.
ὄφιςophisserpentGenèse 3:1, 13Employé pour l'hébreu nachash.
φρονιμώτατοςphronimōtatosle plus prudent, le plus ruséGenèse 3:1Matthieu 10:16 emploie φρόνιμοι (« sages ») dans 'wise as serpents'.
χερουβίμcheroubimchérubinsGenèse 3:24Une orthographe du pluriel hébreu. Hébreux 9:5 a Χερουβίν.
φυλάσσεινphylasseingarderGenèse 2:15; 3:24Rend l'hébreu shamar dans les deux versets.
ἐνεφύσησενenephysēsenil a soufflé surGenèse 2:7; 3 Kgdms 17:21; Jean 20:22Le seul emploi de ce verbe dans le Nouveau Testament est Jean 20:22.
τηρέωtēreōsurveiller, garder, protégerGenèse 3:15La note de bas de page de Brenton donne πλήξει ('he will strike') comme autre leçon.
ἱλαστήριονhilastērioncouvercle de l'arche; lieu ou moyen de propitiationExode 25:17; Hébreux 9:5Strong's G2435.
ὀφθήσομαι / ἐπεσκίαζεν / κατασκηνώσωophthēsomai / episkiazen / kataskēnōsōj'apparaîtrai / il couvrait de son ombre / j'habiteraiExode 25:8; Exode 40:35; Zacharie 2:10Trois façons dont la Septante rend l'hébreu shakan.
σεραφίμseraphimséraphins (mot d'emprunt)Ésaïe 6:2La Septante ne l'emploie pas dans Nombres 21.
θανατοῦνταςthanatountasqui donne la mort, mortelNombres 21:6Employé avec ὄφεις pour les 'fiery serpents'.
Passages clés
Genèse 1:1Type
In the beginning God made the heaven and the earth.Brenton's English translation (public domain)
Ἐν ἀρχῇ ἐποίησεν ὁ Θεὸς τὸν οὐρανὸν καὶ τὴν γῆν.Brenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan
Genèse 2:7Type
and breathed upon his face the breath of lifeBrenton's English translation (public domain)
καὶ ἐνεφύσησεν εἰς τὸ πρόσωπον αὐτοῦ πνοὴν ζωῆςBrenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan
Genèse 2:9Type
and the tree of life in the midst of the gardenBrenton's English translation (public domain)
καὶ τὸ ξύλον τῆς ζωῆς ἐν μέσῳ τοῦ παραδείσουBrenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan
Genèse 3:15Type
he shall watch against thy head, and thou shalt watch against his heelBrenton's English translation (public domain)
αὐτός σου τηρήσει κεφαλήν, καὶ σὺ τηρήσεις αὐτοῦ πτέρνανBrenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan; printed there as Genesis 3:16
Genèse 3:24Type
and stationed the cherubs and the fiery sword that turns about to keep the way of the tree of lifeBrenton's English translation (public domain)
καὶ ἔταξε τὰ χερουβὶμ καὶ τὴν φλογίνην ῥομφαίαν τὴν στρεφομένην, φυλάσσειν τὴν ὁδὸν τοῦ ξύλου τῆς ζωῆςBrenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan; printed there as Genesis 3:25
Nombres 21:9Soutien
And Moses made a serpent of brass, and put it upon a signal-staffBrenton's English translation (public domain)
Καὶ ἐποίησε Μωυσῆς ὄφιν χαλκοῦν, καὶ ἔστησεν αὐτὸν ἐπὶ σημείουBrenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan
Exode 25:8Soutien
And thou shalt make me a sanctuary, and I will appear among you.Brenton's English translation (public domain)
Καὶ ποιήσεις μοι ἁγίασμα, καὶ ὀφθήσομαι ἐν ὑμῖν.Brenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan
Zacharie 2:10Soutien
and will dwell in the midst of thee, saith the LordBrenton's English translation (public domain)
καὶ κατασκηνώσω ἐν μέσῳ σου, λέγει ΚύριοςBrenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan; printed there as Zechariah 2:10
Deutéronome 21:23Soutien
for every one that is hanged on a tree is cursed of GodBrenton's English translation (public domain)
κεκατηραμένος ὑπὸ Θεοῦ πᾶς κρεμάμενος ἐπὶ ξύλουBrenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English (London: Bagster, 1879 printing), public domain; Greek read from the page images of the Internet Archive scan
Jean 20:22Antitype
When he had said this, he breathed on them, and said to them,World English Bible (public domain)
Une page du Codex Alexandrinus, une Bible grecque écrite au Ve siècle, couvrant Apocalypse 13:4 à 14:7. Dans la colonne de droite, juste au-dessus du repère du chapitre 14, le scribe écrit en toutes lettres grecques le nombre de la bête, « six hundred sixty-six », la leçon que cette étude met en regard de 616. Présenté d’après un fac-similé photographique du British Museum de 1909.
666 ou 616: le nombre dans Apocalypse 13:18
Apocalypse 13:18 dit au lecteur de calculer le nombre de la bête. La plupart des manuscrits grecs donnent 666, mais quelques-uns donnent 616, dont un papyrus du IIIe ou du IVe siècle. Les plus anciens témoins se partagent, et Irénée a déclaré que 666 était correct et 616 une erreur. Une explication bien connue veut que les deux nombres épellent Nero Caesar en lettres hébraïques; il s'agit d'une proposition, non d'une question tranchée.
Établi
Le texte: Le SBL Greek New Testament imprime ἑξακόσιοι ἑξήκοντα ἕξ ('six hundred sixty-six') dans Apocalypse 13:18 (p. 500 de l'édition imprimée). Sa note à cet endroit indique seulement qu'une édition a une forme différente du mot pour « cent » et qu'une autre écrit le nombre en chiffres (χξϛ). Elle ne mentionne pas 616. Ses notes comparent quatre éditions imprimées, non des manuscrits, de sorte que l'absence de 616 ne dit rien des manuscrits.
Le texte: Apocalypse porte 616 dans le Papyrus 115 (P.Oxy. 4499, Ashmolean Museum, Oxford), où le nombre est écrit en chiffres sous la forme χιϛ, et dans le Codex Ephraemi Rescriptus (C, Ve siècle, Paris), où il est écrit en toutes lettres. Son éditeur a daté P115 de la fin du IIIe ou du début du IVe siècle, et certains catalogues donnent le IIIe siècle. Quelques autres témoins, tels que certains manuscrits latins et des copies que connaissait Irénée, ont aussi 616. P115 est un ensemble de fragments d'un codex.
Le texte: Apocalypse porte 666 dans le Papyrus 47 (Chester Beatty III, IIIe siècle, Dublin), le Codex Sinaiticus (IVe siècle), le Codex Alexandrinus (Ve siècle) et la plupart des manuscrits plus tardifs, avec quelques différences dans la façon d'écrire le nombre (un relevé de 2024 énumère P47, Sinaiticus, Alexandrinus, P et 046).
Le texte: Les plus anciens témoins sont donc partagés. P47 (IIIe siècle) porte 666, P115 (fin du IIIe ou début du IVe siècle) porte 616, et Sinaiticus (IVe siècle) porte 666. L'affirmation selon laquelle 'the two oldest copies read 616' n'est pas étayée. Les deux témoins de 616 sont P115 et C, et C est postérieur à P47 et à Sinaiticus.
Le texte: Irénée, évêque de Lyon, écrivant dans le dernier quart du IIe siècle, dit que 666 se trouve 'in all the most approved and ancient copies' et est confirmé par 'those men who saw Jean face to face' (Against Heresies 5.30.1, traduction de Roberts et Rambaut, domaine public).
Le texte: Dans la même section, Irénée dit que certains ont 'vitiated the middle number', en ôtant cinquante, 'so that instead of six decads they will have it that there is but one'. Il dit ne pas savoir comment cela s'est produit et être 'inclined to think' que c'était la faute des copistes, parce que la lettre grecque pour soixante pouvait facilement être étirée en iota. Il dit que ceux qui l'ont suivie 'in simplicity, and without evil intent' seront probablement pardonnés.
Le texte: Irénée est plus sévère envers ceux qui, 'for the sake of vainglory', bâtissent des noms sur le mauvais nombre. Il ne dit pas que des hérétiques ont forgé des copies.
Le texte : Irénée dit aussi 'many names can be found possessing the number' et en donne trois : Euanthas, Lateinos et Teitan (Against Heresies 5.30.3). Il dit qu’il ne donnera pas le nom de l’Antichrist de façon affirmative et qu’il est plus sûr d’attendre l’accomplissement de la prophétie. Il tient pourtant Lateinos pour très probable et plaide longuement en faveur de Teitan.
Le texte : Les lettres hébraïques et grecques servaient aussi de chiffres, de sorte qu’un mot pouvait être additionné. Cette pratique s’appelle la gématrie en hébreu et l’isopséphie en grec.
Le texte : Les sommes, calculées pour cette étude. נרון קסר (Nerōn Qesar, 'Nero Caesar') donne נ 50 + ר 200 + ו 6 + ן 50 = 306, plus ק 100 + ס 60 + ר 200 = 360, soit 666 au total. Sans le nun final, נרו קסר (l’orthographe latine, 'Nero') donne 256 + 360 = 616. En chiffres grecs, χξϛ vaut 600 + 60 + 6 = 666 et χιϛ vaut 600 + 10 + 6 = 616. Les deux écarts sont exactement de 50.
Le motif : Plusieurs spécialistes du XIXe siècle, travaillant indépendamment les uns des autres, ont proposé que 666 représente Nero Caesar en lettres hébraïques, et la variante 616 se lit alors comme l’orthographe latine. L’arithmétique fonctionne. Rien dans le texte ne nomme Nero ; c’est donc une inférence.
Le texte : D’autres noms et d’autres mots atteignent aussi 666. Les trois noms d’Irénée, en lettres grecques : Εὐάνθας fait 5 + 400 + 1 + 50 + 9 + 1 + 200 ; Λατεῖνος fait 30 + 1 + 300 + 5 + 10 + 50 + 70 + 200 ; Τειτάν fait 300 + 5 + 10 + 300 + 1 + 50. Chacun fait 666. Le mot grec θηρίον (« bête ») écrit en lettres hébraïques (תריון) donne aussi 666, et la forme θηρίου employée en Apocalypse 13:18 (תריו) donne 616.
Le texte : Le grec ancien et l’hébreu avaient des valeurs numériques fixes pour leurs lettres. L’orthographe anglaise n’a aucune norme de ce genre ; la somme d’un nom anglais moderne dépend donc du code de lettres, quel qu’il soit, que quelqu’un choisit.
Contesté
Le texte : Quel nombre est d’origine. Certains critiques textuels ont soutenu que 616 pourrait être plus ancien, et d’autres défendent 666 ; les spécialistes sont donc en désaccord. Le SBL Greek New Testament imprime 666 ; une note de bas de page dans un article de 2024 dit que l’Editio Critica Maior (l’édition savante de Münster) le préfère aussi, ce que je n’ai pas pu vérifier. (Bibliographie : D. C. Parker, 'A New Oxyrhynchus Papyrus of Revelation: P115 (P. Oxy. 4499)', New Testament Studies 46, 2000 ; C. R. Koester, 'The Number of the Beast in Revelation 13 in Light of Papyri, Graffiti, and Inscriptions', Journal of Early Christian History 6:3, 2016.)
Le motif : Comment 616 est apparu. Irénée suggère une faute de copiste. Une proposition moderne est que certains lecteurs ont préféré 616 parce qu’il était plus facile à expliquer ; une autre est que la forme écrite χιϛ ressemble aux formes abrégées employées pour « Christ » et « Jésus ». Les spécialistes ne sont pas d’accord. (Bibliographie pour la seconde proposition : P. J. Williams, 'P115 and the Number of the Beast', Tyndale Bulletin 58, 2007.)
Le texte : Une version courante de l’histoire dit que des hérétiques ont produit les copies portant 616. Irénée ne dit pas cela en 5.30.1. Il met en cause des copistes et considère la plupart de ceux qui suivent le mauvais nombre comme étant dans l’erreur, mais excusables.
La lecture : Nero Caesar est-il la réponse ? C’est une proposition largement répandue, mais non tranchée, et elle lit un nom grec ou latin en lettres hébraïques dans un livre grec. L’orthographe hébraïque habituelle de 'Caesar', קיסר (avec un yod), ajouterait 10 et donnerait 676. Ses défenseurs citent un rouleau de Wadi Murabba'at, daté de la deuxième année de Nero, dont on rapporte qu’il écrit le nom sans yod (D. R. Hillers, Bulletin of the American Schools of Oriental Research 170, 1963, p. 65 ; connu ici de seconde main).
La lecture : D’autres propositions pour le nombre incluent le mot « bête » lui-même et des noms grecs tels que les trois noms d’Irénée. Certains suggèrent aussi que le code de Nero était une manière voilée de désigner Domitian. Irénée dit que la vision a été vue vers la fin du règne de Domitian (5.30.3), ce qui est après la mort de Nero.
La lecture : Ce que signifie ἀριθμὸς ἀνθρώπου ('a number of a man'). La KJV et la WEB portent 'the number of a man'. Les commentateurs plus anciens se divisent : Matthieu Henry et Matthieu Poole y voient un nombre compté comme les gens comptent d’ordinaire, tandis qu’Albert Barnes y voit une allusion à un homme ou à un groupe particulier. Mes notes retiennent la seconde position, et les deux sont des lectures.
Termes
ἀριθμὸς ἀνθρώπουarithmos anthrōpouun nombre d’homme ; un nombre humainApocalypse 13:18Strong's G706 arithmos (un nombre) et G444 anthrōpos.
ψηφισάτωpsēphisatōqu’il calcule (littéralement, compter avec des cailloux)Apocalypse 13:18Strong's G5585 : 'to use pebbles in enumeration'.
ἑξακόσιοι ἑξήκοντα ἕξhexakosioi hexēkonta hexsix cent soixante-sixApocalypse 13:18 (SBL Greek New Testament)Écrit en chiffres χξϛ dans plusieurs manuscrits.
Les passages sur lesquels j’ai travaillé en hébreu et en grec
Seize passages, certains lus en entier et d’autres en versets choisis (la colonne du passage l’indique), avec l’édition utilisée et sa licence.
Passage
Langue
Pourquoi je l’ai lu
Genèse 1-3 en hébreu Genèse 1:1-3; 1:26-27; 2:7-9; 2:15-17; 3:1; 3:6-7; 3:13-15; 3:22-24 (selected verses; 1:26 and 3:7 are shown in part)
hébreu biblique
Pour lire l’hébreu qui se trouve derrière le récit d’Éden que, selon la thèse, Jean 20 inverse : le jardin, l’arbre de vie, le travail de l’homme, le nachash et les chérubins.Edition · License
Westminster Leningrad Codex (WLC), the Hebrew text of the Leningrad Codex (copied in Cairo in AD 1008 or 1009; the oldest complete manuscript of the Hebrew Bible in the Masoretic text). Read in a Digital Bible Society PDF edition (2023). Verses were checked against the Open Scriptures Hebrew Bible text, WLC 4.20.
Public domain (the WLC text). The Open Scriptures lemma and morphology tags used for checking are CC BY 4.0.
Genèse 1-3 dans la Septante Genèse 1:1-3; 1:26-27; 2:7-9; 2:15; 2:17; 3:1; 3:6-7; 3:13; 3:15; 3:22; 3:24 (selected verses)
grec koïné (Septante)
Pour voir quels mots grecs les traducteurs ont choisis pour le récit d’Éden (ξύλον τῆς ζωῆς, παράδεισος, ὄφις, χερουβίμ), parce que le grec des auteurs du Nouveau Testament s’appuie sur eux.Edition · License
Brenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English, with various readings and critical notes (London: Samuel Bagster and Sons, 1879 printing). Read in a 1,156-page Internet Archive scan (digitized in 2011 with funding from Brigham Young University), with the Greek on the left page and Brenton's English on the right. It holds the Old Testament books only, with no Apocrypha.
Public domain: Brenton died in 1862 and this printing is from 1879. Newer critical editions of the Septuagint and the English translation NETS are under copyright and are not used here.
Jean 1:1-18 et 1:29 en grec Jean 1:1-18 and 1:29
grec koïné
Pour comparer l’ouverture de Jean (le commencement, la Parole, la lumière et les ténèbres, la Parole qui 'pitched his tent', l’Agneau de Dieu) avec Genèse 1 et Exode.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
Pour lire, dans son cadre, la comparaison que Jésus fait lui-même entre lui et le serpent de bronze de Moïse (3:14-15), l’entretien nocturne avec Nicodème.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
Pour lire l’hébreu du récit du serpent de bronze, y compris le jeu de mots nachash nechoshet vers lequel renvoie la comparaison de Jésus en Jean 3:14.Edition · License
Westminster Leningrad Codex (WLC), the Hebrew text of the Leningrad Codex (copied in Cairo in AD 1008 or 1009; the oldest complete manuscript of the Hebrew Bible in the Masoretic text). Read in a Digital Bible Society PDF edition (2023). Verses were checked against the Open Scriptures Hebrew Bible text, WLC 4.20.
Public domain (the WLC text). The Open Scriptures lemma and morphology tags used for checking are CC BY 4.0.
Apocalypse 12, 20 et 22 en grec Apocalypse 12:1-17; 20:1-10; 22:1-5; 22:14; 22:19
grec koïné
Pour lire la fin de l’histoire, où l’ancien serpent est lié et où l’arbre de vie revient.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
Pour lire les paroles mêmes de Jésus qui relient 'the sign of Jonas' aux trois jours et aux trois nuits du Fils de l’homme 'in the heart of the earth'.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
Pour lire les paroles prononcées sur la coupe, 'the new covenant in my blood', comme la promesse de Jérémie reprise au repas de la Pâque.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
1 Corinthiens 10:1-6 et 10:11 en grec 1 Corinthiens 10:1-6 and 10:11 (verses 7-10 left out)
grec koïné
Pour lire l’emploi que Paul fait lui-même du mot « types » pour les événements de l’Exode : la mer, la nuée, la nourriture et la boisson, et le Rocher.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
1 Corinthiens 15:45-49 en grec 1 Corinthiens 15:45-49
grec koïné
Pour lire l’opposition que Paul établit entre le premier Adam et le dernier Adam. Le verset 45 est le seul verset qui appelle Christ 'the last Adam'.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
Pour lire la réponse même de l’Église primitive à la question posée dans la WEB, 'Who is the prophet talking about?' : Philippe dit à l’Éthiopien qu’Ésaïe 53 parle de Jésus.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
Hébreux 7:1-3 et 7:23-28 en grec Hébreux 7:1-3 and 7:23-28
grec koïné
Pour lire l’argument de Hébreux selon lequel Christ est prêtre 'according to the order of Melchisédek' (WEB, Hébreux 7:17), avec un sacerdoce qui ne se transmet pas.Edition · License
SBL Greek New Testament (SBLGNT), 2010. Greek words were checked verse by verse against the official SBLGNT text files.
Chaque ligne place un événement à côté du passage ultérieur vers lequel il est dit pointer. Dans la dernière époque, l’ordre s’inverse : des scènes de l’Apocalypse referment des récits commencés dans la Genèse. Touchez une ligne pour ouvrir son étude.
1 Création et chute (Genèse 1-3)
Création : Dieu fait les cieux et la terreGenèse 1:1 → Jean 1:1Une nouvelle création (ma lecture ; les mots d’ouverture communs se trouvent dans l’Ancien Testament grec, non dans l’hébreu)
Hostilité promise entre la descendance du serpent et la descendance de la femmeGenèse 3:15 → Galates 4:4; Apocalypse 12:1-5La semence de la femme (une lecture contestée ; le verset ne nomme aucune personne)
"There will be no curse any more"Apocalypse 22:3 → Genèse 3:17-19 (the type this scene closes)Répond à la malédiction sur le sol ; le lien est par l’idée, non par le mot (Rev emploie katathema, le grec de Genèse 3:17 emploie epikataratos)
Un test exploratoire, et ce qu’il peut et ne peut pas montrer
Un travail distinct, tiré du même répertoire de recherche : les années où plusieurs indicateurs de cycles coïncident (calendaires, astronomiques et de cycles de marché) contiennent-elles plus d’événements majeurs que les autres années ? C’est un exercice de statistiques, pas une affirmation scripturaire, et il ne teste pas la thèse sur Jean et la Genèse. Je le marque comme exploratoire. Il est ici parce qu’il montre l’habitude dont parle cette page : reconstruire un chiffre à partir de ses décomptes bruts et signaler ce qui ne tient pas, de la même manière que je traite les dates et les totaux dans les documents de famille.
J’ai examiné une seule idée : les années où plusieurs indicateurs de cycles coïncident comptent-elles plus d’événements mondiaux majeurs ? Cinq des neuf indicateurs sont des cycles du calendrier ou du ciel ; les quatre autres (deux modèles de cycle de marché, un indicateur de cycle d’empire et un marqueur de Jubilé) ont des règles d’années qui ne figurent pas dans mes notes. Sur 127 années (1900 à 2026), 32 avaient trois indicateurs ou plus activés, et la moitié d’entre elles (16 sur 32) comptaient un événement majeur de la liste d’événements de mes notes, contre 28% des autres années. Le test exact donne p = 0.032 (un écart aussi grand apparaîtrait par hasard environ 3 fois sur 100 si les indicateurs n’avaient rien à voir avec les événements), mais il monte à 0.057 lorsque les deux indicateurs Shemitah et les deux indicateurs de marché sont chacun comptés une seule fois ; je le traite donc comme un résultat faible et exploratoire, et non comme la preuve de quoi que ce soit.
Part des années comptant un événement majeur, d'après les tableaux de mes notes. Un résultat faible et exploratoire : voir les réserves ci-dessous.
Les chiffres complets
50.0%Années de convergence avec un événement majeur
33.9%Toutes les années avec un événement majeur
2.52Rapport de cotes
0.0318Valeur p (exacte, bilatérale)
Mes notes évaluent les années de 1900 à 2026 selon jusqu’à neuf indicateurs (listés ci-dessous) et appellent année de convergence une année où trois indicateurs ou plus sont activés. Elles en nomment 32 sur 127 années, mais elles n’impriment les indicateurs que pour les 59 années qui sont soit des années de convergence, soit des années d’événement ; je n’ai donc pas pu reconstituer les scores des 68 autres années. Par ailleurs, mes notes listent 43 années qui ont connu un événement mondial majeur (24 classées critiques, 19 élevées). Le test dresse un tableau à 2 par 2 (convergence ou non, événement ou non) et demande à quelle fréquence un écart aussi grand apparaîtrait si les indicateurs n’avaient rien à voir avec les événements ; l’outil standard est le Fisher's exact test, qui compte tous les tableaux possibles ayant les mêmes totaux de lignes et de colonnes. (Ma note imprimait une estimation du khi-deux et l’étiquetait Fisher's exact ; voir les vérifications pour la valeur recalculée.)
years 1900 à 2026 (127 années)
convergence rate 50.0% (16 des 32 années de convergence ont connu un événement majeur) ; les 95 autres années : 28.4% (27 sur 95)
base rate 33.9% (43 années sur 127 ont connu un événement majeur)
odds ratio 2.52 (intervalle à 95% d’environ 1.1 à 5.7). Le rapport de cotes compare les chances d’un événement les années de convergence (16 avec, 16 sans) aux chances des autres années (27 avec, 68 sans) ; 1.0 signifierait aucune différence. En taux simples : 1.76 fois le taux des autres années, 1.48 fois le taux de l’ensemble des années.
p value 0.025683 tel qu’imprimé dans ma note, étiqueté Fisher's exact
recomputed p value 0.0318 (Fisher's exact bilatéral ; 0.0232 unilatéral). Le 0.025683 imprimé est la valeur du khi-deux non corrigée.
The cycle systems
Shemitah Le Shemitah est la septième année, “sabbatique”, du cycle agricole de sept ans du calendrier hébraïque (années hébraïques divisibles par 7 ; c’est le décompte traditionnel en usage aujourd’hui, et non quelque chose qu’un document ancien établit). Mes notes en listent 18, de l’année hébraïque 5663 (du 2 octobre 1902 au 21 septembre 1903) à 5782 (du 7 septembre 2021 au 25 septembre 2022). D’après les tableaux de mes notes, l’indicateur est activé pour chaque année civile qu’une année Shemitah touche : 36 années sur 127. Règle du calendrier hébraïque. J’ai comparé les 18 dates de début (Tishri 1, le Nouvel An hébraïque) et de fin (Elul 29, le dernier jour de l’année hébraïque) à l’arithmétique du calendrier hébraïque propre à la seconde passe et au convertisseur de hebcal.com (dates de début pour 13 des 18, dates de fin pour 12) : aucun désaccord. hebcal.com donne 5782 du 7 septembre 2021 au 25 septembre 2022.
Shemitah-End Le même cycle encore : l’indicateur est activé pour l’année civile où une année Shemitah se termine à Elul 29 (18 années sur 127). Cette année est toujours aussi une année Shemitah, de sorte qu’un seul cycle donne deux points à une telle année. Une note antérieure listait les années de début ; mes notes ont ensuite corrigé l’indicateur de l’année de fin à un an plus tard. Même règle du calendrier hébraïque. Dates de référence vérifiées sur hebcal.com : Elul 29, 5768 = 29 septembre 2008 ; Elul 29, 5775 = 13 septembre 2015 ; Elul 29, 5782 = 25 septembre 2022.
Jupiter-Saturn Jupiter et Saturne se croisent (une “grande conjonction”) environ tous les 20 ans. Mes notes listent neuf dates de 1901 à 2040 et, d’après les tableaux de mes notes, marquent l’année précédente, l’année même et l’année suivante de chacune (22 années sur 127). Positions planétaires NASA JPL Horizons, calculées lors de la vérification de la seconde passe. Huit des neuf dates correspondent ; la date 1981-01-01 de ma note devrait être 1980-12-31 (voir les vérifications).
Solar-Eclipse Une éclipse solaire centrale, totale ou hybride, quelque part sur Terre durant l’année civile (“hybride” signifie qu’elle paraît totale sur une partie de son trajet et annulaire sur une autre). Elle est activée pour 91 années sur 127 (72%), et pour 28 des 32 années de convergence ; elle apporte donc peu d’information à elle seule. NASA Five Millennium Catalog of Solar Eclipses (eclipse.gsfc.nasa.gov). L’indicateur des tableaux de mes notes y correspond pour 58 des 59 années listées ; le seul écart est 2021 (une éclipse totale au-dessus de l’Antarctique le 4 décembre 2021). Les années dont la seule éclipse totale était polaire et non centrale (1957, 1967) sont désactivées dans les tableaux.
Blood-Moon-Tetrad Une tétrade est une série de quatre éclipses totales de Lune consécutives, espacées d’environ six mois. Mes notes listent 1949-50, 1967-68, 1985-86 et 2014-15 comme des tétrades tombant sur des jours de fête. Les tableaux de mes notes montrent l’indicateur activé pour 1967, 1968, 2014 et 2015 ; 1949-50 et 1985-86 ne figurent dans aucun des deux tableaux, je ne peux donc pas dire s’il est activé pour ces années. NASA Five Millennium Catalog of Lunar Eclipses. Les dates des quatre tétrades correspondent exactement à celles de la NASA. La NASA liste trois autres tétrades entre 1900 et 2030 que ma note omet (1909-10, 1927-28, 2003-04) ; elles ne tombent pas sur les fêtes. Les dates hébraïques ont été calculées lors de la vérification de la seconde passe et comparées à sa propre arithmétique du calendrier.
Jubilee Un repère de 50 ans de 1917 à 1967 (activé pour ces deux années seulement dans les tableaux de mes notes). En Lévitique 25, le Jubilé est la cinquantième année après sept cycles d’années sabbatiques. Le décompte antique s’est interrompu, de sorte que le point de départ de 1917 est un choix moderne, et non un décompte continu. 2017 serait le point de 50 ans suivant, mais il ne figure dans aucun des deux tableaux, je ne peux donc pas dire s’il est marqué. Lévitique 25:8-10 (World English Bible) ; Talmud, Arakhin 32b (Sefaria) ; la lettre de la Déclaration Balfour est datée du 2 novembre 1917 (texte de la lettre sur Wikisource) ; la guerre des Six Jours s’est déroulée du 5 au 10 juin 1967 (U.S. Office of the Historian).
Market-Short Un modèle de cycle de marché court que mes notes appliquent aux années civiles, censé provenir d’un livre publié sur les cycles de la dette et des empires. Ma note ne donne pas la règle qui dit quelles années sont activées. Dans les tableaux de mes notes, il est activé pour 34 des 59 années listées. Bibliographie seulement : Dalio, R. (2021). Principles for Dealing with the Changing World Order: Why Nations Succeed and Fail. Avid Reader Press / Simon & Schuster. Titre, sous-titre, éditeur et date (30 novembre 2021) confirmés à partir d’une fiche de libraire ; je n’ai pas pu vérifier la correspondance des années de mes notes avec le livre.
Market-Long Un modèle de cycle long que mes notes rattachent aussi à ce livre, appliqué aux années de la même manière non précisée. Je n’ai pas pu vérifier ce rattachement. Dans les tableaux de mes notes, il est activé pour 7 années : 1929, 1933, 1944, 1971, 1980, 2008 et 2020. Même entrée bibliographique. La règle n’est pas indiquée dans ma note.
Empire-Terminal Un neuvième indicateur que ma note emploie sans jamais le définir ; son nom suggère la phase tardive, “terminale”, d’un cycle d’empire. Il est activé pour 2020, 2021, 2022 et 2026, et, dans le tableau prospectif, pour 2028 et 2029. Non indiqué dans ma note, je ne sais donc pas d’où vient cet indicateur. La note qui devrait l’expliquer ne fait pas partie des 48 notes sur lesquelles s’appuie cette page.
Fisher's exact test sur le tableau principal (16 et 16 dans la ligne de convergence ; 27 et 68 dans l’autre ligne) La seconde passe l’a recalculé deux fois (un calcul exact écrit pour l’occasion, et SciPy) et a obtenu p = 0.0318 bilatéral, 0.0232 unilatéral. Le 0.025683 imprimé dans ma note est la valeur p du khi-deux non corrigé (elle concorde sur six chiffres, et la ligne de méthode de ma note dit 'chi-squared approximation' ; avec la correction de continuité habituelle, ce serait 0.0439). L’étiquette 'Fisher's exact' est fausse. La conclusion tient : sous 0.05, pas sous 0.01.
Fisher's exact test sur le tableau des seuls événements critiques (10 et 22 ; 14 et 81) Événements critiques : 10 années de convergence sur 32 (31%) contre 14 sur 95 pour les autres années (15%), rapport de cotes 2.63. Ma note imprime p = 0.039047, là encore la valeur du khi-deux non corrigé. La valeur p exacte bilatérale est 0.0647, qui n’est PAS inférieure à 0.05 (unilatérale 0.0393). Le résultat sur les événements critiques ne tient donc pas au test exact bilatéral, et je ne le qualifie pas de significatif.
Taux et rapport de cotes 43/127 = 33.9% ; 16/32 = 50.0% ; 27/95 = 28.4% ; rapport de taux par rapport à toutes les années 1.48 ; rapport de cotes (16 x 68) / (16 x 27) = 2.52 avec un intervalle à 95% d’environ 1.10 à 5.74. Tout concorde avec ma note. La comparaison la plus naturelle, les années de convergence contre les autres années, donne 50.0% contre 28.4% = 1.76 fois.
Cohérence interne des tableaux de ma note La seconde passe les a dépouillés. 43 années d’événements (24 critiques, 19 de niveau élevé) ; 32 années de convergence ; 16 années de convergence avec un événement ; 10 événements critiques dans des années de convergence. Tout concorde avec le tableau récapitulatif. Une erreur : la ligne de 2020 affiche un score de 4 mais énumère cinq systèmes. Cela ne change aucun décompte.
Arithmétique de la Shemitah et dates de repère Les 18 années hébraïques listées (5663 à 5782) sont toutes divisibles par 7. Les dates de début (Tishri 1) et de fin (Elul 29) provenant de hebcal.com (dates de début pour 13 des années, dates de fin pour 12) et du calcul calendaire hébraïque propre à la seconde passe (les 18) concordent. Repères confirmés : Elul 29, 5768 = 29 septembre 2008 ; 5775 = 13 septembre 2015 ; 5782 = 25 septembre 2022 ; Tishri 1, 5782 = 7 septembre 2021. Petites erreurs : le tableau de ma note indique 'Sept' pour cinq dates qui sont en réalité en octobre (2 octobre 1902 ; 3 octobre 1910 ; 1er octobre 1951 ; 2 octobre 1959 ; 4 octobre 1986). Les années sont justes.
Le chiffre du Dow pour Elul 29, 5768 Confirmé : le Dow a clôturé en baisse de 777.68 points (6.98%) le 29 septembre 2008, à 10,365.45, après le rejet du projet de loi de sauvetage par la Chambre des représentants (NPR et MPR News).
Ce que sont les indicateurs Shemitah, Jupiter-Saturn et Solar-Eclipse (déduit des tableaux) Ma note n’énonce pas ses règles ; j’ai donc testé des hypothèses sur les 59 années de ses tableaux. « Shemitah » = une année civile touchée par une année de Shemitah, « Shemitah-End » = l’année où elle se termine, « Jupiter-Saturn » = l’année d’avant, l’année même et l’année d’après une conjonction listée : les trois correspondent à chacune des 59 années. « Solar-Eclipse » = une éclipse centrale totale ou hybride n’importe où sur Terre : correspond à 58 années sur 59. Le seul écart est 2021 (la NASA recense une éclipse totale au-dessus de l’Antarctique le 4 décembre 2021, et mes notes n’ont aucun indicateur). Cela ne change aucun décompte de convergence.
Décomptes d’éclipses solaires comparés à la NASA Ma note dit 89 éclipses solaires totales de 1900 à 2030. Le catalogue de la NASA en compte 91 totales (88 centrales plus 3 polaires non centrales : 1928, 1957, 1967), plus 9 hybrides. Je ne reprends ni la liste 'US-crossing: 8' de ma note ni son '7-year gap' entre les éclipses de 2017 et de 2024 : elles sont séparées de 6 ans et 7 mois, et la liste des États-Unis est incomplète (par exemple, l’éclipse totale du 28 mai 1900 a traversé le sud-est des États-Unis). Aucun de ces chiffres n’alimente le test.
Décomptes d’éclipses lunaires et affirmations sur les jours de fête comparés à la NASA et au calendrier hébraïque La NASA recense 108 éclipses lunaires totales de 1900 à 2030 (ma note en dit 107). D’après mon calcul à l’heure de Jérusalem, 5 tombent le 15 Nisan et 3 le 15 Tishri (1950, 1986, 2015) ; en comptant le 14 ou le 15, on en trouve 8 pour chacune des deux fêtes, ce qui permet de reproduire les 'Passover: 8' et 'Sukkot: 8' de ma note. Les quatre tétrades du tableau de ma note concordent exactement avec les dates de la NASA. Seule la paire de 1986 de la tétrade de 1985-86 tombe un 15 Nisan et un 15 Tishri. Sur les 12 éclipses des tétrades de 1949-50, 1967-68 et 2014-15, 6 tombent le 14 de Nisan ou de Tishri (la veille de la fête), 5 le 15, et 1 (2 avril 1950) dans la nuit du 16.
Dates des conjonctions Jupiter-Saturne comparées à NASA JPL Horizons Concordent : 1901-11-28, 1921-09-10, 1940-08-08, 1941-02-15, 1961-02-19 (00:01 UT, donc le 18 février dans les fuseaux horaires des États-Unis), 2000-05-28, 2020-12-21, 2040-10-31. Un écart : le 1981-01-01 de ma note est en réalité le 1980-12-31 à 21:24 UT. La liste de 9 omet 3 des 12 conjonctions exactes de la période (20 octobre 1940 ; 4 mars et 24 juillet 1981) ; 9 ne correspond ni aux 8 épisodes ni aux 12 conjonctions. La colonne « Constellation » de ma note contient des signes du zodiaque (la position le long de l’écliptique, par pas de 30 degrés), et non des constellations du ciel : les neuf entrées correspondent exactement aux signes. D’après les limites officielles des constellations, les planètes se trouvaient dans le Sagittaire (1901, 1961), la Vierge (1921, 1981, 2040), le Bélier (1940-41, 2000) et le Capricorne (2020), et non dans le Verseau pour 2020.
Sensibilité du résultat principal, d’après les propres tableaux de ma note En fusionnant les deux indicateurs Shemitah et les deux indicateurs de cycles de marché : 25 années, dont 13 avec un événement (52%), p = 0.057. En ne fusionnant que la paire Shemitah : p = 0.021. En ne fusionnant que la paire des cycles de marché : p = 0.079. Seuil de 4 au lieu de 3 : 13 années, dont 9 avec un événement (69%), p = 0.010. Seuil de 5 : 4 années sur 4. En supprimant l’indicateur d’éclipse : 15 années, dont 11 avec un événement, p = 0.001. La réponse change selon des choix faits par l’auteur, c’est pourquoi je la qualifie d’exploratoire.
Contexte du Jubilé et dates Lévitique 25:8-10 (WEB) fait de la cinquantième année le Jubilé. Arakhin 32b dit que le décompte du Jubilé a pris fin avec l’exil de Reuben, de Gad et de la moitié de Manasseh, et que le « décompte » ultérieur n’a été maintenu que pour garder le cycle des années sabbatiques en phase. 1917 à 1967 font 50 ans. La lettre de la déclaration Balfour est datée du 2 novembre 1917 ; la guerre des Six Jours s’est déroulée du 5 au 10 juin 1967 (U.S. Office of the Historian).
Le livre cité pour les indicateurs de cycles de marché Titre, sous-titre, maison d’édition et date confirmés d’après une fiche Apple Books : Principles for Dealing with the Changing World Order: Why Nations Succeed and Fail, Avid Reader Press / Simon & Schuster, 30 novembre 2021. Je n’ai pas vérifié ce que le livre dit des indicateurs.
Ce que je n’ai pas pu vérifier Les règles année par année de Market-Short, Market-Long, Empire-Terminal et Jubilé ; qui a choisi les 43 années d’événements et quand ; tous les scores de mes notes qui dépendent de ces indicateurs. La note sur la convergence renvoie à deux autres notes (dont l’une porte sur les cycles bibliques) et au script qui a produit ses chiffres ; aucun de ces éléments ne fait partie des 48 notes sur lesquelles s’appuie cette page. La règle hébraïque « divisible par 7 » est le décompte traditionnel en usage en Israël aujourd’hui ; je ne l’ai pas testée sur des documents anciens.
Limites honnêtes
La liste des “événements majeurs” a été choisie à la main : 43 des 127 années (34%) y figurent. Mes notes elles-mêmes avertissent que des événements ont pu être choisis après coup pour s’accorder aux cycles, et elles n’enregistrent ni qui a choisi chaque événement ni quand. Quand la même personne décide quelles années comptent comme événements et quels cycles suivre, le résultat peut être infléchi sans le vouloir.
Il s’agit d’un test exploratoire, et non d’un résultat confirmé. Il repose sur neuf indicateurs, des fenêtres d’années fixées à la main, un seuil de trois et une liste d’événements choisie à la main, le tout fixé à la main dans mes notes et non défini à l’avance. Avec autant de choix ouverts, une valeur p proche de 0.03 est une preuve faible. Aucune correction n’a été faite pour les autres découpages qui auraient pu être essayés.
Les indicateurs ne sont pas indépendants. Les deux indicateurs Shemitah sont un seul cycle compté deux fois, et les deux indicateurs de cycle de marché partagent une seule source. En traitant chaque paire comme un seul indicateur, il reste 25 années de convergence, dont 13 avec un événement (52%), et p = 0.057, ce qui n’est plus inférieur à 0.05. En ne fusionnant que la paire Shemitah, on obtient p = 0.021 ; en ne fusionnant que la paire de cycles de marché, p = 0.079.
Le résultat bouge avec des choix arbitraires. Prendre quatre indicateurs comme seuil au lieu de trois donne 9 années sur 13 avec un événement (69%, p = 0.010) d’après les tableaux de mes notes. Retirer plutôt l’indicateur d’éclipse donne un p d’environ 0.001 sur les mêmes tableaux. Je ne les montre que pour illustrer à quel point un seul choix peut déplacer la réponse ; choisir le meilleur seuil après coup serait choisir les résultats à sa convenance, et je n’en traite donc aucun comme le résultat.
Un indicateur fait l’essentiel du remplissage. Une éclipse solaire centrale, totale ou hybride, quelque part sur Terre, y compris au-dessus de l’Antarctique, tombe dans 72% des années, et 28 des 32 années de convergence l’ont activée. Les indicateurs Shemitah couvrent 28% des années et la fenêtre Jupiter-Saturn environ 17%. Que trois indicateurs coïncident est donc courant : 25% de toutes les années remplissent la condition.
Les éclipses tombant sur des jours de fête sont intégrées au calendrier hébraïque. Les mois hébraïques suivent la Lune, de sorte que toute éclipse lunaire tombe vers le milieu d’un mois. D’après mon calcul (heure de Jérusalem, le jour hébraïque commençant au coucher du soleil), les 108 éclipses totales de Lune de 1900 à 2030 tombent toutes du 13 au 16 d’un mois hébraïque, et environ trois sur quatre (81 à 83, selon l’endroit où l’on place le coucher du soleil) tombent le 14 ou le 15.
Parmi celles-ci, 16 tombent le 14 ou le 15 de Nisan (le mois du printemps de la Pâque) ou de Tishri (le mois d’automne de Sukkot, la fête des Tentes), et les deux fêtes commencent le 15, de sorte que certaines éclipses tomberont sur elles par hasard. Une fois que la première éclipse d’une tétrade tombe sur une fête, les autres sont espacées de six mois lunaires et tendent à suivre, si bien qu’une tétrade s’apparente davantage à une seule coïncidence qu’à quatre.
Mes notes ne donnent pas les règles des indicateurs de cycle de marché, de l’indicateur de Jubilé ni d’Empire-Terminal, et le tableau complet des indicateurs année par année ne figure pas dans mes notes ; je n’ai donc pas pu recalculer les scores eux-mêmes. Ce que j’ai pu recalculer (Shemitah, Shemitah-End, Jupiter-Saturn et l’indicateur d’éclipse) est cohérent avec la liste de mes notes : aucune année hors de la liste des 32 n’atteint trois indicateurs avec ces quatre seuls.
Mes notes énumèrent quatre explications possibles et ne permettent pas de choisir entre elles : un signal réel, un biais de sélection dans les événements, des événements qui se regroupent dans le temps, et le surajustement (avec assez de systèmes de cycles, certains finiront par se chevaucher par hasard). Même une véritable régularité statistique ne montrerait pas que la Bible prédit quoi que ce soit. Les indicateurs Shemitah et Jubilé sont des surcouches modernes ajoutées aux données, et le décompte du Jubilé a cessé depuis longtemps.
Les deux modèles de cycles de marché et la correspondance des années viennent de mes notes, et non du livre tel que j’ai pu le vérifier ; le livre n’apparaît donc ici que comme entrée de bibliographie.
Le test prospectif: Le contrôle propre à mes notes porte sur l’avenir : si un événement majeur survient dans la fenêtre 2027 à 2029, cela ajoute des preuves qui n’ont pas été ajustées sur le passé (le tableau prospectif donne 3 à chacune des années 2028 et 2029 : 2028 Shemitah, éclipse solaire, Empire-Terminal ; 2029 Shemitah, Shemitah-End, Empire-Terminal). J’ai confirmé la partie calendaire : l’année hébraïque 5789, la prochaine Shemitah, va du 21 septembre 2028 au 9 septembre 2029 (hebcal.com et mon propre calcul). La NASA recense une éclipse solaire totale le 22 juillet 2028 et aucune éclipse totale ou hybride en 2029 ; 2027 en compte aussi une, le 2 août. Ce contrôle n’a de sens que si ce qui compte comme « événement majeur » est écrit avant le début de 2027, et une seule fenêtre est un seul essai, pas un verdict.
Pour les généalogistes
Pourquoi l’Écriture dans l’original compte pour un généalogiste
Les anciens documents de famille regorgent de langage religieux, de noms, de calendriers et d’habitudes de copie. Les lire correctement demande les mêmes compétences que ce dossier met en œuvre sur l’Écriture.
Les listes généalogiques de la Bible sont elles-mêmes des documents : elles ont des formes, des copies, des erreurs et des buts, et les mêmes choses se retrouvent dans les registres paroissiaux et les arbres généalogiques. J’ai travaillé à partir d’éditions hébraïques, grecques et de la Septante, j’ai mis les copies en regard et j’ai recalculé leurs nombres. Chaque habitude ci-dessous se transpose à un dossier de famille, et chacune s’accompagne d’un exemple que vous pouvez vérifier.
La miniature d’Esdras du Codex Amiatinus, une Bible latine du début du VIIIe siècle, montre le prêtre et scribe en train d’écrire à côté d’une armoire de livres. L’inscription au-dessus dit qu’Esdras, plein de ferveur pour le Seigneur, a réparé l’œuvre après que les livres sacrés ont été brûlés lors d’une attaque ennemie, ce qui explique pourquoi elle convient à l’étude d’Esdras rétablissant la Loi.
10 endroits où la compétence apparaît
Les listes généalogiques de la Bible sont des documents, et elles prennent des formes variéesLe motif
Genèse 5 et 11 sont des listes linéaires, une seule lignée de père en fils ; Genèse 10 est segmentée et montre des branches. Matthieu 1 avance à partir d’Abraham, et Luc 3 remonte jusqu’à Adam. Deux ouvrages de référence, de 1903 et de 1909, ne s’accordent pas sur la mesure dans laquelle le droit foncier avait besoin de telles listes, mais s’accordent sur le fait que les prêtres devaient prouver leur descendance. Le but d’une liste vous dit ce qu’elle peut prouver. Genèse 5:1, Genèse 5:6, Genèse 10:1, Genèse 11:10-26, Matthieu 1:1-2, Luc 3:23-38
Deux copies d’une même liste : Esdras 2 et Néhémie 7Le texte
Esdras 2 et Néhémie 7 donnent presque le même registre des familles revenues de Babylone, et tous deux indiquent un total de 42,360. En faisant correspondre les 31 entrées de familles (Bethlehem et Netophah comptées comme une seule), 16 portent le même nombre et 15 non, et Magbish n’apparaît que dans Esdras. Comparer deux copies d’une même liste relève de la même habitude que comparer deux documents d’une même famille. Esdras 2:1-70, Esdras 2:12, Néhémie 7:5, Néhémie 7:17, Néhémie 7:66
Exemple: Azgad : Esdras 2:12 donne 1,222 (אֶלֶף מָאתַיִם, "a thousand, two hundred") et Néhémie 7:17 donne 2,322 (אַלְפַּיִם שְׁלֹשׁ מֵאוֹת, "two thousand, three hundred"). L’hébreu écrit les nombres en toutes lettres, si bien que le mot des milliers et le mot des centaines diffèrent tous deux.
Les âges de Genèse 5 diffèrent selon la tradition, si bien qu’un nombre dans une copie a pu être modifiéLe texte
Genèse 5 nous est parvenu dans trois anciennes traditions : le texte massorétique (l’hébreu standard), la Septante (l’ancienne traduction grecque) et le Pentateuque samaritain (le texte hébreu des Samaritains). Leurs âges à la paternité diffèrent, et chaque version s’additionne correctement de son côté. Beaucoup de ces écarts sont d’exactement 100 ans, ce qui ressemble à un schéma et non à une simple faute isolée. Je ne tranche pas la question de savoir quelle version est la plus ancienne. Genèse 5:18, Genèse 5:25, Genèse 5:28, Genèse 7:6
Exemple: Âge à la paternité dans le texte massorétique / la Septante / le Pentateuque samaritain : Methuselah 187 / 167 / 67 ; Lamech 182 / 188 / 53 ; Jared 162 / 162 / 62. Les copies de la Septante ne s’accordent pas sur Methuselah : Brenton imprime 167 et note que le Codex Alexandrinus (un ancien manuscrit grec de la Bible) lit 187. Dans la lecture 167, Methuselah meurt en l’an 2,256 depuis la création et le Déluge survient en 2,242, de sorte qu’il lui survit ; dans la lecture 187, le Déluge survient en 2,262.
Les noms bibliques et les noms de saints façonnent les prénoms dans les registres d’égliseLe motif
Dans les registres en espagnol, les enfants recevaient souvent le nom du saint du jour de leur naissance ou de leur baptême, ou celui d’un membre de la famille ou d’un parrain ou d’une marraine. Un premier prénom comme José ou María peut indiquer le sexe de l’enfant quand le nom de saint qui le suit pourrait convenir aux deux. Dans le dossier 001, le père de Padre Ballí est José María, sa mère Rosa María, et son grand-père Nicolás. Matthieu 1:16
Exemple: Denver Public Library : les enfants nés le 12 décembre peuvent recevoir le nom Guadalupe, un nom pour les garçons et les filles, de sorte que les registres écrivent José Guadalupe ou María Guadalupe. José et María sont des formes espagnoles de Joseph et Marie, nommés en Matthieu 1:16 (WEB) : "Joseph, the husband of Mary".
Les mots d’un registre d’église vous disent ce qu’il peut prouverLe texte
Le concile de Trente (1563) ordonna aux curés de tenir un registre des mariages nommant les époux, les témoins, le jour et le lieu. Il fit aussi consigner les noms des parrains et marraines de baptême, puisque ceux-ci contractaient un lien spirituel qui touchait les mariages ultérieurs. Une dispense (permission de se marier malgré un empêchement) peut signifier que les époux étaient parents, mais un évêque pouvait aussi dispenser des bans, de sorte que l’inscription devrait dire lequel.
Exemple: Trente, session 24 (11 novembre 1563), Decree on the Reformation of Marriage, chapitre 1 (traduction de Waterworth, 1848) : le curé tient un registre dans lequel il "shall register the names of the persons married, and of the witnesses, and the day on which, and the place where, the marriage was contracted." Le chapitre 2 fait inscrire par le prêtre les noms des parrains et marraines dans le registre des baptêmes.
Calendriers : un même jour peut porter deux dates et deux annéesLe texte
Le pape Grégoire XIII ordonna le calendrier grégorien en 1582, en supprimant dix jours. L’Espagne et d’autres pays catholiques changèrent en 1582 ; la Grande-Bretagne et ses colonies attendirent 1752, quand onze jours furent supprimés et que l’année commença le 1er janvier au lieu du 25 mars. Les registres juifs utilisent le calendrier hébraïque, qui compte les années différemment. Une date dans un document ancien demande une conversion avant de pouvoir être comparée.
Exemple: La naissance de George Washington est donnée comme le 11 février 1731 (ancien style, le calendrier julien). Ajoutez 11 jours et faites commencer l’année le 1er janvier : 22 février 1732. La date hébraïque est le 26 Sh'vat 5492 (27 Sh'vat après le coucher du soleil). La seconde passe l’a vérifiée avec son propre calcul de dates et avec le convertisseur Hebcal.
Les Bibles de famille comptent comme preuve, avec des limitesLe texte
Les veuves et les parents qui réclamaient la pension d’un soldat devaient prouver le lien. Les National Archives disent que certaines veuves de la Navy envoyaient des pages de Bibles de famille comme preuve, et que leurs dossiers de pension contiennent plus de 100 Bibles. Un guide de l’Allen County Public Library juge les mentions des Bibles passables à bonnes, la date de publication étant la clé. Une naissance en 1840 écrite dans une Bible imprimée en 1850 a été inscrite des années plus tard.
Exemple: Description par la NARA des dossiers de pension des veuves de la Navy (vétérans ayant servi de 1861 à 1910) : des pages de Bibles de famille, des photographies et des lettres étaient parfois soumises par une veuve comme preuve de mariage ou de naissance.
Une généalogie peut être construite dans un but précisLe motif
Matthieu 1:17 dit que les générations forment trois séries de quatorze. Dans la World English Bible, d’Abraham à David il y a quatorze noms ; les deux séries suivantes n’atteignent quatorze que si David ou Jechoniah est compté deux fois. La liste omet aussi des rois : Matthieu 1:8 va de Joram à Uzziah, alors que 1 Chroniques 3:11-12 en place trois entre eux. Une généalogie façonnée peut être vraie et pourtant incomplète. Matthieu 1:8, Matthieu 1:11, Matthieu 1:17, 1 Chroniques 3:11-12, 1 Chroniques 3:15-16, 2 Rois 15:1, 2 Chroniques 26:1
Exemple: Matthieu 1:8 (WEB) : "Joram became the father of Uzziah." 1 Chroniques 3:11-12 (WEB) : "Joram his son, Ahaziah his son, Joash his son, Amaziah his son, Azariah his son". Azariah est le roi appelé aussi Uzziah (2 Rois 15:1; 2 Chroniques 26:1). Omis : Ahaziah, Joash et Amaziah.
Les noms changent quand les textes changent de langue, donc des variantes sont attenduesLe texte
Les noms se modifient quand un texte passe d’une langue à l’autre. Dans la Septante anglaise de Brenton, Noé est Noe et Methuselah est Mathusala ; la King James Version imprime Jésus pour Josué en Hébreux 4:8 et Judas pour Judah en Matthieu 1:2. Une personne nommée dans deux langues ne gardera pas une seule orthographe, et c’est normal, non une erreur. Le dossier 001 montre une variante qui lui est propre : Padre Ballí a signé aussi bien Bally que Ballí. Hébreux 4:8, Actes 7:45, Matthieu 1:2, Genèse 5:21, Genèse 5:29, Genèse 29:35
Les registres sacrés et les personnes vivantes sont traités avec soinLe texte
Le canon 535 du Code de droit canonique de 1983 demande à chaque paroisse de tenir avec exactitude des registres de baptêmes, de mariages et de décès et de les conserver avec soin. La législation européenne sur la vie privée traite les convictions religieuses comme une catégorie particulière de données ; elle ne couvre pas les morts, bien que les États membres puissent ajouter des règles. Je lis les registres d’église pour ce qu’ils montrent sur les morts, et je ne publie jamais la religion d’une personne vivante.
Exemple: L’article 9(1) du RGPD interdit le traitement de données personnelles qui révèlent des convictions religieuses ou philosophiques, sauf si une exception s’applique ; le considérant 27 dit que le règlement ne s’applique pas aux données personnelles des personnes décédées et laisse les États membres établir leurs propres règles.
Un exemple détaillé: Esdras 2 et Néhémie 7 : comment je compare deux copies d’une même liste
Aligner les deux copies
Néhémie dit qu’il a trouvé "the book of the genealogy of those who came up at the first" (Néhémie 7:5) puis donne une liste proche de celle d’Esdras 2. Un ouvrage de référence de 1903 qualifie Esdras 2 de "in reality not a genealogy," alors je l’appelle un registre. En faisant correspondre les 31 entrées de familles (Bethlehem et Netophah comptées comme une seule), 16 portent le même nombre et 15 diffèrent. Puisque Néhémie dit avoir trouvé la liste dans un livre plus ancien, je traite les deux comme des copies apparentées, non comme des témoins indépendants.
Première différence, un nombre
Azgad compte 1,222 en Esdras 2:12 et 2,322 en Néhémie 7:17. L’hébreu écrit les deux en mots, et le mot des milliers comme le mot des centaines diffèrent. Cela pourrait être une erreur de copiste, un second décompte ou une modification ultérieure. Le texte seul ne dit pas laquelle.
Deuxième différence, un nom
Jorah en Esdras 2:18 et Hariph en Néhémie 7:24 comptent tous deux 112. Il peut s’agir d’une seule famille sous deux noms, ou d’une variante de copie. Rehum (Esdras 2:2) et Nehum (Néhémie 7:7) ne diffèrent que par une seule lettre hébraïque, ר contre נ.
Troisième différence, une ligne manquante
Magbish, 156 personnes, figure en Esdras 2:30 et n’a aucune ligne en Néhémie 7. Bethlehem et Netophah sont deux lignes en Esdras (123 et 56, qui font 179) et une seule ligne en Néhémie (188). Une ligne peut être omise, ajoutée ou fusionnée, et je note laquelle.
Recalculer le total
J’ai additionné les lignes que le total devrait couvrir : les familles, les prêtres, les Lévites, les chantres (fils d’Asaph), les portiers, les 392 serviteurs, et les 652 ou 642 qui ne purent pas montrer la maison de leurs pères. Le texte place les 7,337 autres serviteurs en dehors du total. Les sommes sont de 29,818 en Esdras 2 et de 31,089 en Néhémie 7, alors que les deux copies indiquent 42,360 (Esdras 2:64; Néhémie 7:66). Le texte n’explique pas l’écart.
Transposer cette habitude à un dossier de famille
Avec deux documents d’une même famille qui divergent sur un âge, je liste chaque différence, j’en nomme le type, je demande qui a fourni l’information et à quelle distance de l’événement cette personne se trouvait, et je cherche un troisième document. Les deux textes montrent aussi pourquoi la preuve comptait : les prêtres qui ne retrouvaient pas leur registre étaient "deemed disqualified and removed from the priesthood" (Esdras 2:62; Néhémie 7:64).
Une page d’un registre de la Bible de la famille Conover conservé par l’Indiana State Library : un cadre gravé intitulé « Marriage » avec des colonnes pour les noms, les naissances et les décès, rempli à la main avec le mariage de George Conover et Mary Dubois en 1815 et les dates de leurs enfants. Les inscriptions vont de 1789 à 1887, un exemple représentatif des registres familiaux manuscrits sur lesquels s’appuient les généalogistes.
Deux copies qui s’accordent sur le total mais pas sur les lignes sont un avertissement, non un réconfort. Je note chaque différence, je dis de quelle nature elle est, et je cherche un troisième témoin avant de faire confiance à un nombre.
Ce que ce dossier montre de ma façon de travailler avec des assistants de recherche IA
Travailler à partir de textes en langue originale dans des éditions de référenceTextesJe travaille à partir de passages dans l’hébreu du Westminster Leningrad Codex (le texte numérique de référence de la Bible hébraïque), le grec du SBL Greek New Testament et la Septante de Brenton, et je montre les mots originaux à côté de l’anglais.
Vérifier un mot dans les lexiquesJean et la GenèseJe teste une glose face aux lexiques de référence avant de l’utiliser, et je signale celles qui échouent. Le sens populaire "sorrow" attribué au nom Kenan, par exemple, n’est pas étayé : BDB ne donne aucun sens au nom, et aucun lexique que j’ai consulté ne donne "sorrow."
Comparer les traditions manuscritesLanguesJe compare la façon dont différents manuscrits et versions lisent un même verset, telle que la rapportent les éditions de référence et les études publiées, comme 666 et 616 en Apocalypse 13:18 ou les âges de Genèse 5, et je dis quels témoins appuient quelle lecture et où je m’appuie sur une liste publiée.
Séparer le texte de l’interprétationComment j’ai testéChaque lien des études est étiqueté comme le texte, le motif ou la lecture, afin qu’un lecteur voie ce que dit un document et ce qu’ajoute une tradition.
Évaluer les preuves selon une règle énoncée19 typesChacune des 19 études de types porte une évaluation et une raison en mots simples, et les endroits où une évaluation pourrait être discutée à la hausse ou à la baisse sont listés sous Limites.
Recalculer une statistiqueConvergenceDans ce dossier, la vérification de la seconde passe a reconstruit la statistique à partir de ses décomptes bruts au lieu de la copier, et j’ai gardé son résultat. La note de convergence affichait une valeur p du khi-deux sous le nom de Fisher's exact. Le test exact donne 0.0318 pour le tableau principal et 0.0647 pour le tableau des événements critiques, et la page indique quelle méthode a produit chaque nombre.
Vérifier les affirmations d’un apologisteLimitesQuand un argument publié avance une affirmation sur un texte, je la vérifie par rapport au texte et aux lexiques, je dis ce qui tient et ce qui va trop loin, et je ne nomme pas l’orateur.
Corriger mes propres notesJean et la GenèseQuand une de mes notes antérieures est fausse, je la corrige et je le dis. Ma note disait que Jean est le seul Évangile avec deux anges au tombeau ; Luc 24:4 a deux hommes, et Luc 24:23 appelle la scène une vision d’anges, alors j’ai corrigé l’affirmation.
Corrections
Là où mes propres notes se trompaient
La seconde passe (réalisée avec des assistants de recherche IA, comme décrit sous Comment j’ai testé) a vérifié les citations, les mots, les décomptes et les dates de mes notes de recherche par rapport à une source partout où elle le pouvait ; ce qu’elle n’a pas pu vérifier figure sous Limites. Elle a trouvé des erreurs dans mon propre travail. Les principales sont listées ici, avec ce que chacune est devenue ; quelques-unes sont signalées là où elles surviennent, comme le Fisher's exact test mal étiqueté sous Convergence et l’affirmation des « deux anges » sous Jean et la Genèse. Trouver ses propres erreurs fait partie du travail.
Saint Jean l’évangéliste représenté en scribe du Moyen Âge tardif, une plume dans une main et un canif dans l’autre, que le Cleveland Museum of Art décrit comme effaçant une erreur dans son texte. C’est une image représentative de la façon dont les scribes corrigeaient une copie en grattant une erreur, réalisée en Allemagne vers 1480.
Ce qui a changéMa note sur le serpent de bronze se lit comme si Israël avait donné à l’idole le nom Nehushtan.
Le verbe hébreu de 2 Rois 18:4 n’a pas de sujet nommé, et la WEB comme la KJV lisent 'he called it Nehushtan', Ézéchias étant celui qui le nomme. Cette page les suit.
Il était écrit: 2 Kings 18:4 — Hezekiah destroys the bronze serpent because Israel had turned it into an idol (called it Nehushtan …)
Ce qui a changéMa note sur le serpent de bronze écrit l’expression hébraïque de Nombres 21:9 sous la forme 'nachash nechoshet'.
Le verset lui-même a la forme liée nechash. Nechoshet (bronze) commence par les trois mêmes consonnes et ajoute un tav final.
Il était écrit: נְחַשׁ נְחֹשֶׁת (nachash nechoshet) — "serpent of bronze"
Ce qui a changéMa note sur la Septante de Genèse dit, comme un fait établi, que des savants juifs d’Alexandrie ont traduit la Septante du 3e au 2e siècle av. J.-C.
Seul le Pentateuque est traditionnellement placé à Alexandrie, et les livres suivants ont été traduits au fil des générations suivantes. Cette page dit que la traduction a commencé au troisième siècle av. J.-C., traditionnellement à Alexandrie.
Il était écrit: as translated by Jewish scholars in Alexandria (~3rd-2nd century BCE)
Ce qui a changéMa liste de termes grecs glose arnion par 'little lamb'.
Cette page dit 'agneau (forme diminutive)', parce que la force du diminutif est en grande partie perdue dans Apocalypse.
Il était écrit: ἀρνίον (arnion), G721, little lamb, Rev 5:6, 12 (28x in Rev)
Ce qui a changéMes notes appellent un 'triple' le verbe 'lifted up' de Jean et disent que Jésus l’emploie trois fois.
Jean compte cinq emplois du verbe dans quatre versets, de sorte que 'triple' le sous-estime.
Il était écrit: Jesus uses this verb three times — each referring to the cross:
Ce qui a changéMon résumé des éclipses dit que 8 éclipses totales de Lune sont tombées à la Pâque (Nisan 15) et 8 à Sukkot (Tishri 15).
Ces totaux ne se reproduisent que si l’on compte ensemble les éclipses du 14 et du 15. Strictement au 15, les décomptes sont de 5 pour la Pâque et de 3 pour Sukkot.
Il était écrit: - On Passover (Nisan 15): 8 - On Sukkot (Tishri 15): 8
Ce qui a changéMon tableau des conjonctions Jupiter-Saturne comporte une colonne intitulée 'Constellation'.
La colonne contient des signes du zodiaque, non des constellations du ciel (les neuf signes correspondent, mais les constellations diffèrent), donc cette page ne les présente pas comme des constellations.
Il était écrit: A table column headed 'Constellation'; first row: 1901, 1901-11-28, Capricorn
Ce qui a changéMon tableau sur Joseph dit que, des deux hommes crucifiés avec Jésus, l’un a été sauvé et l’autre perdu, en citant Luc 23:39-43.
Luc 23:39-43 ne dit pas que l’un ou l’autre des deux hommes ait été perdu. Le décompte des 31 parallèles est de 15 simples, 12 atténués et 4 supprimés.
Il était écrit: Crucified between two others; one saved, one lost (Luke 23:39-43)
Ce qui a changéMa note sur Marc 14 dit que Daniel 7:13 dans la Septante lit 'with the clouds of heaven' (μετὰ τῶν νεφελῶν), mot pour mot.
Le Vieux-Grec de Daniel 7:13 lit epi tōn nephelōn, 'sur les nuées' (vérifié dans le texte électronique de Rahlfs au CCAT, dont la licence est non commerciale, de sorte que son grec n’est pas reproduit ici). La formulation μετὰ τῶν νεφελῶν est la version grecque de Théodotion, celle que Brenton imprime. La page dit maintenant lequel est lequel.
Il était écrit: with the clouds of heaven; Dan 7:13 LXX, verbatim
Ce qui a changéMa note sur le serviteur souffrant cite Marc 15:28 à côté de Luc 22:37 pour l’expression 'numbered with transgressors' et dit que Jésus la cite lui-même.
Marc 15:28 est absent du SBLGNT, le texte grec que suivent mes notes, bien que le Majority Text et la World English Bible l’aient. La deuxième limite de cette étude parle de deux liens, non de trois.
Il était écrit: "Numbered with transgressors" (53:12); Jesus himself quotes this; Luke 22:37; Mark 15:28
Ce qui a changéMa note sur la mer Rouge dit que la traversée fait délibérément écho à Genèse 1, avec un vent sur les eaux et la terre sèche qui apparaît comme à la création.
Le mot hébreu pour la terre sèche, yabbashah, apparaît 14 fois dans la Bible hébraïque, et sept de ces emplois concernent la traversée d’une eau. Cette page indique ce décompte au lieu de dire que la traversée emploie des mots de la création.
Il était écrit: The Red Sea crossing deliberately echoes Genesis 1:
Ce que j’ai écartéMa note sur la Septante de Genèse dit que paradeisos est un mot d’emprunt persan signifiant 'enclosed royal park'.
Je ne l’ai pas vérifié auprès d’un lexique, donc l’affirmation n’est pas utilisée.
Il était écrit: a Persian loanword meaning "enclosed royal park."
Ce que j’ai écartéMa note sur la Septante de Genèse dit que la Brenton's Septuagint est la version dont les auteurs du Nouveau Testament tiraient leurs citations.
Trop large pour être vérifié. Une édition imprimée moderne de la traduction grecque n’est pas le texte qu’avaient en main les auteurs du Nouveau Testament, donc la ligne n’est pas utilisée.
Il était écrit: This is the version the NT authors quoted from.
Ce que j’ai écartéMa note sur Genèse 5 dit que certains rattachent Kenan à un mot arabe pour 'lament', et que c’est ainsi que 'sorrow' s’est attaché au nom.
Ce lien arabe ne figure ni dans BDB ni dans Strong's et je n’ai pas pu le vérifier. BDB ne donne aucun sens à Kenan et note seulement un nom divin sabéen.
Il était écrit: Some link it to an Arabic cognate for "lament," which is how "sorrow" sneaks in
Ce que j’ai écartéMa note sur Genèse 5 attribue à un enseignant biblique populaire, cité nommément, et à d’autres d’avoir popularisé la lecture de la chaîne des noms.
Je n’ai trouvé aucune source faisant remonter la lecture à un premier auteur, et nommer un vulgarisateur n’ajoute rien que la page puisse vérifier. La page l’appelle une lecture dévotionnelle et dit que je n’ai pas pu retrouver qui l’a proposée en premier.
Il était écrit: This is a well-known homiletic reading (popularized by …)
Ce que j’ai écartéMa chronologie générale dit que la théorie des cycles d’empires d’un auteur sur les cycles de marché correspond 'de façon frappante' aux royaumes de la statue de Daniel 2.
Je n’ai vérifié ce parallèle auprès d’aucune source, donc il reste écarté.
Il était écrit: maps strikingly onto the succession of kingdoms in Daniel 2's statue (Babylon → Medo-Persia → Greece → Rome → divided kingdoms …)
Ce que j’ai écartéMa liste de termes hébreux glose nachash (H5175) par 'serpent / shining one', et ma note sur nachash dit que le nom suggère un être lumineux.
Aucun dictionnaire que j’ai ouvert ne dit que nachash lui-même signifie 'shining'. Strong's fait remonter, à titre d’hypothèse, un mot de base pour le cuivre au verbe 'to hiss' ou à la couleur de la gorge d’un serpent qui siffle, et BDB range le mot pour le cuivre à part, mais aucun ne donne 'shining one' comme sens de nachash.
Il était écrit: נָחָשׁ; nachash; H5175; serpent / shining one; Gen 3:1-14, Num 21:6-9
Ce que j’ai écartéMa note sur les arguments d’un apologiste dit qu’il existe de véritables modifications antichrétiennes délibérées de l’Ancien Testament grec.
Aucune source que j’ai ouverte ne le montre, donc la page ne le garde que comme une accusation signalée et non vérifiée.
Il était écrit: Real, deliberate anti-Christian edits exist but are the exception,
Ce que j’ai écartéMon résumé des éclipses énumère huit éclipses solaires totales traversant les États-Unis et un '7-year gap' entre 2017 et 2024.
La liste est incomplète et l’écart est en réalité de 6 ans et 7 mois. Ni l’un ni l’autre n’alimente le test, donc aucun des deux n’est repris.
Il était écrit: - US-crossing: 8 (1918, 1925, 1954, 1959, 1970, 1979, 2017, 2024) - 2017/2024 X-pattern: 7-year gap = 1 Shemitah cycle
Ce que j’ai écartéMa note sur l’arbre de vie rend l’hébreu par 'tree of the lives' et dit que le pluriel peut suggérer une vie inépuisable.
Je n’ai trouvé aucune source pour lire le pluriel comme 'lives'. BDB l’appelle un nom pluriel 'abstract emphatic' signifiant vie, donc la lecture 'lives' reste écartée.
Il était écrit: (etz ha-chayyim) — "tree of the lives" (note: חַיִּים is plural)
Ce que j’ai écartéMa note sur les chérubins qualifie le lien de 'logically airtight within the framework'.
Aucune source que j’ai ouverte n’appuie cette évaluation, donc l’expression reste écartée.
Il était écrit: STRONG — logically airtight within the framework
Ce que j’ai écartéMa note sur le serpent de bronze dit que le bronze est le 'metal of judgment in typology'.
Aucune source que j’ai ouverte ne l’appuie, donc cela reste écarté.
Il était écrit: Bronze = metal of judgment in typology
Ce que j’ai écartéMon tableau sur Ève et Marie dit que l’acte d’Ève attire une malédiction sur tous et appelle Marie la première témoin et évangéliste de la résurrection.
Aucune source que j’ai ouverte n’appuie l’une ou l’autre affirmation, donc les deux restent écartées.
Il était écrit: First to act in the fall; First witness/evangelist of the resurrection;, Eve's act brings curse on all; Mary's testimony announces blessing for all
Ce que j’ai écartéMa note sur le tabernacle dit que la 'Shekinah glory' a rempli le tabernacle en Exode 40:34.
Aucune source que j’ai ouverte ne l’appuie, donc cela reste écarté.
Il était écrit: Shekinah glory fills the tabernacle (Exo 40:34)
Ce que j’ai écartéMa note sur la Pâque met en regard le fait de manger l’agneau avec du pain sans levain et les paroles de Jésus 'This is my body' en Luc 22:19.
Aucune source que j’ai ouverte n’appuie ce rapprochement, donc il reste écarté.
Il était écrit: Eaten with unleavened bread; "This is my body" (Luke 22:19)
Ce que j’ai écartéMa note sur Isaac dit que le mont Moriah et Golgotha sont la même chaîne de montagnes, où Salomon a bâti le Temple et où Jésus a été crucifié.
Ni 2 Chroniques 3:1 ni aucun Évangile ne dit cela. Seul 'Moriah is the temple mount' est conservé, appuyé par 2 Chroniques 3:1 et Josèphe.
Il était écrit: the same mountain range where Solomon builds the Temple (2 Chronicles 3:1) and where Jesus is crucified
Ce que j’ai écartéMa note sur Isaac dit que Jésus lui-même confirme la typologie d’Isaac.
Aucun verset ne l’appuie. Jean 3:16 ne mentionne pas Isaac. Cet appui disparu, l’évaluation de l’étude est passée de MAXIMALE à TRÈS FORTE (voir l’étude et Limites).
Il était écrit: MAXIMUM — both Jesus and NT authors explicitly confirm this typology
Ce que j’ai écartéMa note sur Melchisédek cite Marc 12:35-37 comme Jésus revendiquant la prêtrise de Psaume 110:4.
Marc 12:35-37 cite Psaume 110:1, non Psaume 110:4.
Il était écrit: Psalm 110:4 prophesies it; Jesus implicitly claims it (Mark 12:35-37)
Ce que j’ai écartéMa note sur Melchisédek dit que Genèse 14 est le seul endroit de l’Ancien Testament où un prêtre-roi offre du pain et du vin, et que roi et prêtre étaient strictement séparés.
Non vérifié. Genèse 14 n’appelle pas le pain et le vin une offrande, et Psaume 110 lui-même unit roi et prêtre.
Il était écrit: This is the only place in the OT where a priest-king offers bread and wine.
Ce que j’ai écartéMa note sur Melchisédek emploie 'Before Abraham was, I AM' (Jean 8:58) comme parallèle au fait que Melchisédek est plus grand qu’Abraham.
Jean 8:58 parle de Jésus et d’Abraham, et non de Melchisédek.
Il était écrit: Greater than Abraham: "Before Abraham was, I AM" (John 8:58)
Ce que j’ai écartéMa note sur le grand prêtre dit que Jésus revendique implicitement une autorité sacerdotale tout au long de l’Évangile de Jean.
Aucun texte à l’appui. Seul Hébreux appelle Jésus un grand prêtre.
Il était écrit: Jesus implicitly claims priestly authority throughout John
Ce que j’ai écartéMa note sur le grand prêtre dit que la tunique sans couture de Jésus (Jean 19:23) fait écho au vêtement sans couture du grand prêtre.
Josèphe (Antiquities 3.7.4) dit que la robe bleue était tissée d’une seule pièce, mais sa description de la tunique de lin ne le dit pas, et Jean nomme une tunique, non la robe.
Il était écrit: The seamless tunic detail in John 19:23 is a deliberate echo: Jesus dies wearing the garment of the high priest.
Ce que j’ai écartéMa note sur le Jour des Expiations dit que le bouc immolé figure la propitiation, que le bouc émissaire figure l’expiation, et que Psaume 103:12 est l’accomplissement du bouc émissaire.
Le Nouveau Testament n’attribue aucun de ces deux rôles aux boucs, et le mot de la Septante pour le bouc émissaire, apopompaios, n’apparaît jamais dans le Nouveau Testament.
Il était écrit: Propitiation — satisfies God's justice; Expiation — removes sin from the people
Ce que j’ai écartéMa note sur la nouvelle alliance dit que Hébreux 8:8-12 est la plus longue citation de l’Ancien Testament dans le Nouveau Testament.
N’a pu être vérifié dans aucune des sources consultées.
Il était écrit: Hebrews quotes the entire Jeremiah 31:31-34 passage — the longest OT quotation in the NT:
Ce que j’ai écartéMa note sur la nouvelle alliance dit que tous les Juifs à la table de la Cène n’entendent que Jérémie 31, sans aucun autre référent possible.
C’est une affirmation sur ce que pensaient les auditeurs, et la formulation de Marc fait aussi écho à Exode 24:8.
Il était écrit: When Jesus says "new covenant," every Jew at the table hears Jeremiah 31. There is no other referent.
Ce que j’ai écartéMa note sur la nouvelle alliance dit que la Pentecôte (Actes 2) fut l’inauguration expérientielle de la nouvelle alliance.
Les textes n’énoncent pas cette lecture. Les liens avec Ézéchiel 36 et 2 Corinthiens 3 restent.
Il était écrit: This is Pentecost (Acts 2) — the covenant's experiential inauguration.
Ce que j’ai écartéMa note sur la mer Rouge dit que le vent d’est (ruach qadim) qui a divisé la mer fait écho à l’Esprit de Dieu en Genèse 1:2.
Un jeu de mots que le texte ne fait pas.
Il était écrit: east wind / spirit of the east; God's רוּחַ (ruach — wind/spirit) parts the waters, echoing Gen 1:2
Ce que j’ai écartéMa note sur Matthieu 12 dit que les verbes pour 'rise' en Matthieu 12:41-42 sont un langage délibéré de résurrection, et que Jonas n’a fait que sembler revenir de la mort.
Des lectures non vérifiées, donc retirées.
Il était écrit: The two resurrection verbs are deliberate.
Ce que j’ai écartéMa note sur Jonas place shachat en Jonas 2:6 ('pit') à côté de 'corruption' en Psaume 16:10, cité en Actes 2:27, comme étant le même mot.
La dérivation de shachat est discutée ; le lien n’a donc pas pu être confirmé et a été retiré.
Il était écrit: Cf. Psalm 16:10 (quoted by Peter in Acts 2:27), with “corruption” glossed as שָׁחַת / shachat.
Ce que j’ai écartéMa note sur le Fils de l’homme donne trois raisons pour lesquelles Jésus a choisi ce titre, dont le fait qu’il évitait un malentendu politique.
Ce sont des affirmations sur le mobile de Jésus qu’aucun texte n’énonce.
Il était écrit: It is his preferred self-designation — far more common than "Son of God" or "Messiah" on his own lips. Three reasons:
Ce que j’ai écartéMa note sur le serviteur souffrant dit qu’Ésaïe 53 a été écrit environ 700 ans avant la crucifixion et que les auteurs du Nouveau Testament n’avaient aucun doute que ce texte parlait de Jésus.
La date est discutée, et Actes 8:34 montre que la question était encore ouverte.
Il était écrit: Isaiah 53 reads like a eyewitness account of the crucifixion written ~700 years before the event.
Ce que j’ai écartéMa note sur le serviteur énumère des mots de la Septante pour Ésaïe 53 comme le vocabulaire exact qu’emploie le Nouveau Testament, dont Romains 8:3 comme écho de l’offrande pour la culpabilité.
Non vérifié à la source. Seul le lien du verbe 'bore' (anapherō : Ésaïe 53:12 dans la Septante, 1 Pierre 2:24, Hébreux 9:28) s’est révélé exact et est conservé.
Il était écrit: The Septuagint translation of Isaiah 53 provides the exact Greek vocabulary the NT authors use:
Ce que j’ai écartéMa note sur 1 Corinthiens 10 dit que l’expression 'rock that followed them' de Paul s’appuie sur une tradition rabbinique d’un rocher qui voyageait avec Israël.
Aucune source ancienne pour cette tradition n’a été trouvée. La page dit seulement que l’origine du détail chez Paul n’est pas confirmée.
Il était écrit: draws on the rabbinic tradition of a rock that traveled
Ce que j’ai écartéMon tableau de Joseph associe quatre événements à des moments du Nouveau Testament qu’aucun texte n’appuie : les Gentils, oublié contre abandonné, de la prison à la gloire, et l’épreuve des disciples.
Du côté du Nouveau Testament, il n’y a de texte correspondant pour aucun de ces quatre. Ce sont les quatre écartés dans le décompte de l’étude de Joseph.
Il était écrit: Tests his brothers before revealing himself (Gen 42-44); Tests his disciples' faith
Ce qui reste ouvert
Un dossier qui n’énumère que ce qui le soutient est une brochure. Voici les questions ouvertes.
Aucun commentaire ni article de revue n’a tranché la moindre évaluation. Les évaluations reposent sur les textes primaires (les passages bibliques eux-mêmes) et sur les lexiques (dictionnaires des langues originales). Certains faits de contexte dans les études (dates, listes de témoins manuscrits, quelques décomptes) viennent d’ouvrages de référence, de commentaires et d’articles de revue. Là où une étude dit “widely accepted” (l’arbre de vie) ou “less explicitly cited in mainstream scholarship” (les chérubins), elle répète ce que mes propres notes disent d’autres spécialistes. Je n’ai pas interrogé ces spécialistes, et l’étude le dit.
Les évaluations viennent de mes notes, avec une modification. La seconde passe a constaté que la ligature d’Isaac repose sur une seule expression grecque en Hébreux 11:19 et a recommandé TRÈS FORTE au lieu de MAXIMALE ; c’est l’évaluation affichée. Adam (Paul appelle Adam un type en Romains 5:14) et le tabernacle (Jean 2:21 établit lui-même le lien) pourraient être défendus à un niveau plus élevé. Deux évaluations MAXIMALE s’accordent mal avec la règle : la mer Rouge repose sur le mot typoi de Paul, qu’il emploie comme exemple d’avertissement, et le Fils de l’homme de Daniel repose sur un écho verbal proche, et non sur une citation. La règle a été écrite pour cette page afin de décrire les évaluations de mes notes, et l’appliquer relève d’un jugement.
Les citations sont partielles. Les lignes d’hébreu et de grec ne sont souvent qu’une partie d’un verset. Les neuf premières études de types conservent les accents de chant (marques de cantillation) et la marque d’accent meteg du Leningrad Codex ; le reste de l’hébreu omet la cantillation, le paseq et le meteg. La numérotation des versets de Brenton diffère par endroits de celle de l’hébreu et de l’anglais.
Certaines dates et certains faits reposent sur un résumé tiré d’un ouvrage de référence, et non sur une source émanant d’une société savante, d’un musée ou d’une université : les dates de la Sagesse de Salomon et de la Mishna, la fourchette de dates de l’Épître de Barnabé, les dates des manuscrits, le regroupement des Chants du Serviteur dans Isaïe, l’orthographe de Wadi Murabbaʿat et la date du Grand Rouleau d’Isaïe. C’est le terrain le plus fragile de cette page.
Non vérifiés : HALOT (the Hebrew and Aramaic Lexicon of the Old Testament) et LSJ (le lexique grec Liddell-Scott-Jones, qui était hors ligne, de sorte qu’une glose repose sur Strong’s) ; l’apparat critique grec (les notes de variantes) de Psaume 95:10 ; deux des quatre exemples de prétendues suppressions juives donnés par Justin Martyr (voir les arguments de l’apologiste ci-dessous) ; et toute copie grecque préchrétienne d’Ésaïe 7:14. Je n’ai pas non plus ouvert le texte critique de l’Apocalypse (l’Editio Critica Maior, l’édition savante de Münster). L’affirmation selon laquelle il préfère 666 repose sur une note de bas de page d’un seul article de 2024.
Je n’ai trouvé aucune source indiquant qui a le premier proposé de lire les noms de Genèse 5 comme une phrase ; la page n’affirme donc rien sur l’origine de cette lecture.
Le test de convergence est exploratoire. Le tableau année par année et les règles de quatre de ses neuf indicateurs (les deux cycles de marché, le Jubilé et le cycle des empires) ne figurent pas parmi les 48 notes sur lesquelles s’appuie cette page ; les scores qui en dépendent ne peuvent donc pas être reconstruits ici, et mes notes n’indiquent ni qui a choisi les 43 années d’événements ni quand.
Les arguments d’un apologiste, vérifiés
Une note de mon répertoire de recherche rassemble des arguments tirés des écrits publiés d’un apologiste chrétien sur le serpent d’Éden et Ésaïe 7:14. Les arguments sur le serpent emploient les mêmes mots hébreux que les études du serpent de bronze et de nachash plus haut, c’est pourquoi je les ai vérifiés. J’ai vérifié chaque affirmation à l’aide des lexiques, des textes hébreu et grec et des écrivains chrétiens anciens. Les faits de vocabulaire tiennent : le texte grec d’Ésaïe dit « vierge » et les versions grecques plus tardives disent « jeune femme ». Les conclusions plus fortes, non : une racine commune pour « serpent », « pratiquer la divination » et « bronze » est contestée, et des suppressions juives en bloc ne sont pas étayées.
Les mots hébreux pour « serpent » (nachash), « pratiquer la divination » (nachash, le verbe) et « bronze » (nechoshet) partagent les trois mêmes lettres, et Nombres 21:9 en joue : « un serpent de bronze » (nechash nechoshet).
Confirmé comme ressemblance sonore dans le texte. Le Westminster Leningrad Codex a נְחַשׁ נְחֹשֶׁת en Nombres 21:9, et BDB donne aux trois mots les sens qu’indique ma note (serpent ; pratiquer la divination ou observer des signes ; cuivre ou bronze). WEB Nombres 21:9 : “Moses made a serpent of bronze, and set it on the pole.” BDB range Nombres 21:9 et 2 Rois 18:4 sous 'bronze image of serpent'. Savoir si l’auteur voulait un jeu de mots relève d’une lecture.
confirmé
Le verbe de divination et le nom du serpent viennent d’une même racine, de sorte que « serpent » porte l’idée d’enchanter.
Contesté. BDB dit que certains savants forment le verbe « pratiquer la divination » à partir du nom du serpent et que d’autres ne le font pas, et il nomme une 'chief difficulty' : l’araméen possède le verbe mais non le nom. Strong's va dans l’autre sens : il donne le nom du serpent (H5175) comme dérivé du verbe (H5172, 'to hiss, i.e. whisper a (magic) spell'), tandis que le dictionnaire Ben Yehuda donne deux racines distinctes (I, divination ; II, serpent). Je n’ai pas pu ouvrir HALOT ; ce point n’est donc pas réglé.
contesté
Le mot pour bronze (nechoshet) vient de la même racine que le mot pour serpent, de sorte que le serpent est « l’Être brillant ».
Aucun lexique que j’ai ouvert ne le dit. Strong's dérive nechoshet (H5178) de nechushah (H5154, 'copper'), un mot différent. BDB le traite comme un mot du cuivre attesté dans d’autres langues sémitiques (phénicien, syriaque, arabe, éthiopien), n’en donne aucune dérivation à partir du mot serpent, et range les mots du cuivre sous une 'root III' distincte ; Ben Yehuda donne de même au cuivre sa propre troisième racine. Des lettres communes ne suffisent pas à montrer une origine commune.
non étayé
Le serpent de Genèse 3:1 se lit donc mieux comme un « Être brillant » ou un enchanteur que comme un serpent.
Ce n’est pas un sens du mot. BDB range les emplois de Genèse 3 sous serpent 'as crafty tempter' ; Genèse 3:1 le compte parmi les animaux des champs que Yahweh God a faits, et 3:14 lui fait aller sur son ventre et manger de la poussière (WEB). BDB recense aussi des emplois mythiques du même mot (Job 26:13 ; Ésaïe 27:1), ce n’est donc pas seulement un serpent de jardin, mais cela ne revient pas à « brillant ». Une traduction anglaise moderne, l’International Standard Version, emploie en Genèse 3:1 un titre signifiant « être brillant », et la traduction n’en donne aucune raison à cet endroit. Un être derrière le serpent est une lecture théologique, et non quelque chose que dit le mot hébreu.
non étayé
En Nombres 21:6, les « serpents ardents » sont des séraphins, le même mot que les anges d’Ésaïe 6 ; les séraphins sont donc des êtres serpentins.
Le lien entre les mots est réel. BDB présente saraph comme un serpent ardent, généralement venimeux (Nombres 21:6, 21:8 ; Deutéronome 8:15 ; Ésaïe 14:29 ; 30:6) et dit que les séraphins d’Ésaïe 6 y sont probablement apparentés, comme des êtres d’abord imaginés avec des corps de serpent (ou, selon une autre vue, comme la foudre). Deux remarques : l’ordre hébreu en Nombres 21:6 est « les serpents, les ardents » (הַנְּחָשִׁים הַשְּׂרָפִים), et non « seraphim nechashim » ; et Ésaïe 6:2 décrit six ailes et ne dit rien des serpents. Mots apparentés, image contestée.
contesté
2 Corinthiens 11:14 confirme que l’adversaire est « brillant », et que le serpent d’Éden l’était donc aussi.
Les mots sont là : SBLGNT ὁ Σατανᾶς μετασχηματίζεται εἰς ἄγγελον φωτός ; WEB : “And no wonder, for even Satan masquerades as an angel of light.” Mais le verset parle de faux apôtres à Corinthe. Onze versets plus haut (11:3), Paul mentionne le serpent qui trompe Ève “in his craftiness” (WEB), sans aucun langage de lumière. Le verset ne dit pas que le serpent d’Éden brillait.
non étayé
Ézéchiel 28:12-17, le « chérubin qui couvre » d’Éden, pourrait décrire le même être que le serpent.
Le passage est une lamentation adressée à 'the king of Tyre' (28:12). Il dit “You were in Eden, the garden of God” (28:13) et “You were the anointed cherub who covers” (28:14, WEB), ce qui explique pourquoi certains lecteurs le rattachent à Genèse 3. Origène (On First Principles 1.5.4, début du 3e siècle) le lit comme parlant d’une puissance spirituelle déchue, et non d’un homme. Le texte s’adresse à un roi humain, de sorte qu’une lecture comme poème à son sujet reste ouverte, et il nomme un chérubin, jamais le serpent de Genèse.
contesté
Apocalypse 12:9 et 20:2 identifient le serpent d’Éden au diable et à Satan.
Confirmé comme texte. Les deux versets appellent le dragon “the old serpent” (ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος), le diable et Satan. WEB Apocalypse 12:9 : “The great dragon was thrown down, the old serpent, he who is called the devil and Satan, the deceiver of the whole world.” Que cela renvoie à Genèse 3 est la lecture habituelle, mais Genèse ne nomme jamais Satan. Il relie serpent et Satan ; il ne montre pas un serpent « brillant ».
confirmé
La Septante grecque lit parthenos (« vierge ») en Ésaïe 7:14.
Confirmé. Brenton's Septuagint (fondée sur le Vaticanus) a ἰδοὺ ἡ παρθένος ἐν γαστρὶ λήψεται : “behold, a virgin shall conceive in the womb, and shall bring forth a son”. L’édition de Swete (3e éd., 1905) imprime ἡ παρθένος sans variante ; son apparat ne relève des différences que sur d’autres mots, dont le verbe (λήμψεται dans le Vaticanus, ἕξει dans le Sinaiticus, l’Alexandrinus et le Marchalianus). Matthieu 1:23 cite le verset avec ἡ παρθένος et ἕξει (SBLGNT). Les manuscrits grecs que j’ai pu vérifier datent du 4e siècle de notre ère ou d’après.
confirmé
Contre-affirmation, absente de ma note : le parthenos de la Septante est une corruption chrétienne tardive du grec.
Non étayé. Swete n’enregistre aucune variante pour parthenos ici, et l’Hexapla d’Origène (telle qu’imprimée par Field) plaçait déjà le parthenos de la Septante à côté de « jeune femme » dans les trois versions plus tardives. Les Prophètes sont généralement datés du 2e siècle avant notre ère ; Irénée (vers 180 de notre ère) dit que des Juifs eux-mêmes ont traduit le verset en grec bien avant Christ, et l’interlocuteur juif de Justin se plaint que l’Écriture ne dise pas « vierge » (Dialogue 67). Limite : les manuscrits que j’ai vérifiés datent du 4e siècle de notre ère ou d’après et je n’ai trouvé aucune copie préchrétienne de ce verset ; la date ancienne repose donc sur ces témoins indirects.
non étayé
Aquila, Symmaque et Théodotion, des versions grecques plus tardives, rendent l’hébreu almah par neanis (« jeune femme »).
Confirmé. L’édition de l’Hexapla par Field (1875) donne ἡ νεᾶνις pour les trois en Ésaïe 7:14. Irénée nomme Théodotion et Aquila comme des convertis juifs qui ont traduit « jeune femme ». Eusebius dit qu’Origène a placé Aquila, Symmaque et Théodotion à côté de la Septante dans son Hexapla, et que Symmaque était un ébionite.
confirmé
Ils ont choisi « jeune femme » exprès, pour cacher la prophétie de la naissance virginale.
Mobile non démontré. Justin et Irénée l’affirment, et en 1875 Field a qualifié l’accusation portée contre Aquila en Ésaïe 7:14 de « pas absurde » (non absurda), en notant qu’Aquila avait employé un autre mot, « celle qui est cachée », pour Rebekah en Genèse 24:43. Mais « jeune femme » est ce que signifie le mot hébreu (BDB), Aquila était connu pour sa traduction mot à mot, et la conclusion d’ensemble de Field sur Aquila était que les signes d’une malveillance délibérée n’étaient pas assez certains. La Septante elle-même n’est pas cohérente : elle emploie neanis pour almah en Exode 2:8 et parthenos en Genèse 24:43 et Ésaïe 7:14.
contesté
Almah signifie toujours « vierge », sans exception.
Non étayé. BDB définit almah comme 'young woman (ripe sexually; maid or newly married)'. Le mot n’apparaît que dans sept versets : Genèse 24:43 ; Ex 2:8 ; Proverbes 30:19 ; Ésaïe 7:14 ; et au pluriel Psaume 68:25, Song 1:3 et 6:8. En Genèse 24:43, il décrit Rebekah, que Genèse 24:16 appelle une vierge (hébreu betulah) ; le contexte peut donc en faire une vierge, mais le mot ne l’affirme pas. Le mot hébreu usuel pour vierge est betulah, bien que même celui-ci soit débattu : Joel 1:8 l’emploie à propos d’une femme qui pleure “the husband of her youth” (WEB), et BDB range ce verset parmi ses emplois au sens de « vierge ».
non étayé
L’emploi de parthenos par la Septante est une lecture juive ancienne solide, mais il ne prouve pas que le mot hébreu signifie « vierge » (la propre correction de ma note).
Confirmé. En grec, parthenos pouvait aussi désigner une jeune femme qui n’était plus vierge : Brenton's Septuagint appelle Dinah 'the damsel' (grec parthenos) en Gen 34:3, juste après que Gen 34:2 dit que Shechem 'humbled her'. Le choix du grec est donc un témoin de la façon dont les premiers traducteurs lisaient le verset, et non un résultat de dictionnaire.
confirmé
Le mot hébreu d’Ésaïe 7:14 était déjà « almah » avant l’ère chrétienne (manuscrits de la mer Morte).
Confirmé. Des transcriptions du Grand Rouleau d’Isaïe (1QIsaa) et d’une seconde copie de Qumrân (cataloguée 4Q65) lisent toutes deux ha-almah harah (« la jeune femme... enceinte ») ; le premier mot du verset, hinneh (« voici »), est abîmé ou corrigé dans le Grand Rouleau. Le Grand Rouleau porte l’orthographe waqara là où le texte massorétique a waqarat (« elle appellera »), ce qui ressemble à « il appellera ». Aucun des deux rouleaux n’emploie betulah. Le Grand Rouleau est daté d’environ 125 avant notre ère (écriture 150-100 avant notre ère ; une fourchette au radiocarbone de 356-103 avant notre ère). Les rouleaux montrent l’hébreu ; ils ne tranchent pas sur le sens du mot. Crédit : les lectures des rouleaux proviennent du jeu de données ETCBC Dead Sea Scrolls (transcription par Abegg, Bowley et Cook), CC BY-NC 4.0, c’est pourquoi l’hébreu est donné ici en translittération.
confirmé
Justin Martyr (Dialogue with Trypho 43, 67, 71, 84) est la source de l’accusation selon laquelle des maîtres juifs ont modifié le texte grec.
Confirmé comme trace de l’accusation. Les chapitres 43, 67 et 84 consignent le débat entre « vierge » et « jeune femme » (au chapitre 43, Justin dit que 'you and your teachers' lisent « jeune femme » et appliquent le verset à Ézéchias ; au chapitre 67, son interlocuteur juif dit la même chose). Le chapitre 71 accuse les maîtres d’avoir retiré de nombreux passages de la traduction des Septante ; les chapitres 72 et 73 donnent des exemples. C’est une accusation du 2e siècle, et non une découverte de manuscrit.
confirmé
Des maîtres juifs ont délibérément retiré des passages messianiques de l’Ancien Testament grec, en bloc.
Non étayé comme accusation générale. Prenons les propres exemples de Justin : Jérémie 11:19 ('wood on his bread') est toujours dans l’hébreu (arbre, pain) et dans le grec de Brenton (“put wood into his bread”), tandis que 'from the wood' en Psaume 96:10 (Psaume 95:10 grec) ne figure ni dans l’hébreu ni dans le grec de Brenton et, selon les commentaires que j’ai lus, subsiste dans des psautiers vieux latins et des citations chrétiennes anciennes ; son origine reste donc incertaine. Je n’ai pas retracé deux autres exemples (une parole pascale attribuée à Esdras ; une ligne sur le Seigneur se souvenant de ses morts). La plupart des différences entre le grec et l’hébreu viennent d’un texte source hébreu différent : le Jérémie grec est plus court d’environ un huitième à un septième que l’hébreu, et une copie de Qumrân (4QJerb) correspond à la forme courte du grec en Jérémie 10.
non étayé
Il existe de véritables modifications délibérées antichrétiennes, mais elles sont l’exception (la concession de ma note).
Je n’ai pas pu vérifier cela comme un fait. Des versions grecques plus tardives ont été révisées d’après l’hébreu (Aquila, Symmaque et Théodotion sont documentés dans l’Hexapla d’Origène), mais je n’ai trouvé aucun document montrant un motif antichrétien. Field (1875) a passé en revue les exemples reprochés à Aquila et a jugé les signes d’une malveillance délibérée insuffisamment certains. Je traite les « modifications antichrétiennes » comme une accusation du 2e siècle, et non comme un fait établi, et je ne m’appuie pas sur cette phrase tant qu’aucune source n’est trouvée.
non étayé
Sources
Les textes et les crédits
Les éditions que j’ai lues, leurs licences et les mentions de crédit qu’elles exigent.
Ancien Testament hébreu. Le Westminster Leningrad Codex, tel que publié par le projet OpenScriptures (texte unicode).Westminster Leningrad Codex, public domain, via OpenScriptures Hebrew Bible.
Ancien Testament grec (Septante). Brenton's Septuagint, avec son grec, lu dans l’impression Bagster de 1879 (un scan de l’Internet Archive des livres de l’Ancien Testament). La numérotation des versets de Brenton diffère de celle de l’hébreu par endroits.Brenton, The Septuagint Version of the Old Testament, Greek and English, with various readings and critical notes (London: Samuel Bagster and Sons, 1879 printing), public domain.
Citations en anglais. La World English Bible (WEB), tirée de ebible.org (le texte stable de 2020), et la King James Version (KJV) là où c’est indiqué. Le Nouveau Testament de la WEB suit le texte grec byzantin (la forme du grec présente dans la plupart des manuscrits tardifs ; ses éditions sont aussi appelées Texte majoritaire), une tradition manuscrite différente de l’édition SBL ; dans certains versets (par exemple Jean 6:58, 1 Corinthiens 5:7, Apocalypse 2:7, Marc 14:24 et Marc 15:28), l’anglais et le grec SBL diffèrent donc.World English Bible (public domain; “World English Bible” is a trademark of eBible.org, so every quotation marked WEB is given unaltered, cut only at clause boundaries or marked with an ellipsis) and King James Version (1769 text; public domain in the United States, while in the United Kingdom its printing is subject to the Crown's letters patent).
Lexiques. Les lexiques sont des dictionnaires des langues originales. J’ai utilisé Brown-Driver-Briggs (BDB, 1906) pour les mots hébreux et la liste Open Scriptures augmented Strong's (un index numéroté de mots hébreux et grecs) pour la chaîne de noms, avec vérification sur Sefaria et Bible Hub. Thayer's Greek Lexicon est le dictionnaire de grec cité partout. Les gloses entre guillemets sont les propres mots du lexique.Brown-Driver-Briggs Hebrew and English Lexicon, Strong's and Thayer's lexicons: public domain. The short glosses from the BDB-augmented Strong's list come from the Open Scriptures Hebrew Lexicon, CC BY 4.0 (credit: Open Scriptures Hebrew Bible Project).
Lectures complémentaires citées dans la section pour les généalogistes
Voulez-vous que ce soin s’applique à votre famille ?
Les registres paroissiaux, les testaments et les bibles de famille regorgent du même genre de matière que ce dossier : des noms dont l’orthographe change d’une copie à l’autre, des dates comptées en jours de fête et des scribes qui copient des scribes. Si la question de votre famille passe par de tels documents, je lis l’original, je compare les copies et je vous dis ce qui est prouvé et ce qui est seulement cru.
Comment je travaille sur chaque dossier
Les documents qui comptent lus à la source, dans la langue ou l’écriture d’origine
Des copies comparées, non crues sur parole : chaque transcription, chaque index et chaque arbre vérifié par rapport au document
Chaque constat étiqueté : ce que dit le document, ce qu’il suggère, ce qui est seulement cru
Un rapport écrit avec chaque source citée et chaque impasse consignée
Ouvrir un dossier
Chaque dossier commence par une question et un court appel, et vous recevez le périmètre exact et le prix par écrit avant que quoi que ce soit ne soit facturé.